Recherche et innovation

Mousse 3D - Caractérisation 3D des perméabilités et transferts de polluants par mesures acoustiques associées à l’injection de mousse

statut du projet | En cours
Détails de la manifestation
Date de début : Juin 2015
Date de fin : Juin 2018
Appel à projets de recherche : Gesipol - Gestion intégrée des sites et sols pollués : aide à la recherche et au développement
Année de l’appel à projets : 2015
Programme de la stratégie de Recherche : Captage et valorisation du CO2
Programme de la stratégie de Recherche : Gestion durable des sols, sites pollués et stockage du CO2
Organisme coordinateur : RENAULT
Partenaires : Référent scientifiqu
Partenaires : Référent scientifiqu
Partenaires : Entreprise partenair

Le projet MOUSSE 3D vise à lever le verrou de cette caractérisation fine sur des sites pour lesquels l’usage intensif de la géoprobe ne peut être envisagé. Sur ces sites-là, le projet propose de localiser les zones les plus perméables à l’aide de mesures acoustiques associées à l’injection de mousse.

Une approche généraliste insuffisante

Depuis une ou deux décennies la caractérisation à haute résolution des zones sources et des panaches de pollution est de plus en plus utilisée, notamment à l’aide d’outils de type « géoprobe ». Cette approche est la conséquence de nombreux travaux qui montrent qu’une meilleure caractérisation permet à la fois de diminuer le coût du traitement mais aussi des risques associés.

Cette approche a aussi permis, sur de nombreux sites, de calculer les flux de masse de polluants traversant une section donnée.  L’analyse de ces données montre que la plupart du temps plus de 90% du flux de masse passe à travers une section de quelques m2 dans l’aquifère, qu’il est très difficile de trouver, particulièrement dans le cas de DNAPL.

Cette approche, bien que peu représentée en France, est très prometteuse, mais ne peut pas s’appliquer sur tous les sites. En effet, il existe des contextes où l’outil de type géoprobe n’est pas adapté, mais aussi des sites sur lesquels des surfaces importantes ne peuvent pas être atteintes en géoprobe du fait de contraintes techniques (activités sensibles, murs…) ou économiques.

Une mousse comme solution innovante

En effet la mousse se déplace principalement dans les zones les plus perméables. Ensuite cette mousse pourra être repérée en 3D à l’aide de mesures acoustiques. Les mesures acoustiques sont en effet très sensibles à la présence de gaz dans le milieu poreux. Cette tomographie acoustique sera effectuée à partir de puits situés dans et autour de la zone source. La combinaison des deux techniques permettra de visualiser en 3D les zones les plus perméables, donc les plus susceptibles de transporter un flux significatif de polluant.

Les efforts pourraient ainsi être concentrés sur cette section en termes de traitement ou de suivi (piézomètre de contrôle / d’alerte). De plus, si un suivi à l’aval proche de la zone source est mis en place, il sera possible de déterminer l’effet de l’injection de mousse sur les concentrations en polluant au point de mesure. Cet aspect permettra de déterminer les zones contribuant de façon majeure au transfert de polluant.

Le procédé peut aussi être une combinaison entre un outil de caractérisation mais également un outil de confinement transitoire permettant de ralentir les transferts et donner du temps à la gestion de la problématique.

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