Recherche et innovation

MisChar - Refonctionnaliser des sols contaminés en utilisant le biochar de miscanthus : viabilité écologique et intérêt socio-économique

statut du projet | En cours
Détails de la manifestation
Date de début : Janvier 1
Date de fin : Janvier 5
Appel à projets de recherche : Gesipol - Gestion intégrée des sites et sols pollués : aide à la recherche et au développement
Année de l’appel à projets : 2021
Programme de la stratégie de Recherche : Gestion durable des sols, sites pollués et stockage du CO2
Organisme coordinateur : ISA Lille-LGCgE
Partenaires : Lille 1
Partenaires : INRA
Partenaires : ISA Lille-GRECAT
Partenaires : GRPV Louvain
Partenaires : EPF 59-62
Partenaires : CRA 59-62
Partenaires : Agriopale
Partenaires : EACM
Partenaires : Norenvert
Partenaires : Néo-Eco
Partenaires : Team²
Zone d’implantation
des porteurs du projet :
Hauts-De-France / Pas-De-Calais / Mazingarbe

Le projet s’inscrit dans le cadre d’une recherche finalisée qui renforcera les connaissances scientifiques et techniques en vue de gérer, au moyen des phytotechnologies (phytostabilisation, phyto/rhizodégradation assistées), des sols contaminés par des activités industrielles passées.

La requalification des espaces dégradés tels que les friches industrielles et les alentours de sites industriels est un enjeu majeur en termes de gestion des sites et sols pollués. Dans le cadre du renouvellement urbain, il s’agit d’une part, de limiter l’expansion des zones urbaines au détriment des espaces agricoles et naturels périurbains et d’autre part, d’assurer un développement qui s’inscrit dans le concept de « ville durable ». Aux alentours d’industries métallurgiques, la non-conformité de productions agricoles pour l’alimentation, du fait de valeurs excessives en éléments traces métalliques (ETM), amène la profession agricole à repenser les activités en valorisant leurs terres contaminées à des fins de productions non alimentaires.
Parmi les méthodes de requalification des sols pollués, le phytomanagement est adapté à de vastes surfaces et peut aussi constituer une solution transitoire sur des espaces à forte pression foncière. Malgré des retours d’expérimentations encourageants, ce mode de gestion reste encore émergeant sur les marchés de la gestion et de la dépollution des sols.

Dans ce contexte, le projet MisChar propose de mettre en place des dispositifs expérimentaux visant à étudier l’intérêt d’un biochar issu de miscanthus comme amendement pour (1) améliorer la fonctionnalité de sols urbains et agricoles affectés par les activités industrielles passées et (2) réduire durablement la mobilité et la biodisponibilité des ETM et des polluants organiques présents (phytostabilisation et phyto/rhizodégradation assistées).

La démarche, qui implique un partenariat pluridisciplinaire, rassemble des universitaires, des institutionnels et des opérateurs. Elle s’inscrit dans le cadre d’une économie circulaire avec pour objectifs :
- d’acquérir des connaissances sur la viabilité écologique et l’intérêt socio-économique de modes de gestion de sols, agricoles et urbains, multicontaminés reposant sur l’amendement d’un biochar de miscanthus,
- de soutenir la production de biomasses non alimentaires sur des sols contaminés par des ETM, en proposant un nouveau débouché pour les cultures de Miscanthus x giganteus (production de biochar) et en évaluant une nouvelle filière (chanvre industriel) ;
- de développer des compétences et des filières de valorisation des espaces dégradés en réponse aux attentes des populations concernées et des acteurs économiques ;
- de mettre en place des démonstrateurs pour mieux connaître et promouvoir les modes de gestion des sols multicontaminés auprès des acteurs de territoires concernés.

La démarche s’appuie sur deux sites localisés au cœur de l’ancien bassin minier du Nord – Pas de Calais, dans la région de Lens-Douai.
Le premier site correspond à un ancien bassin de décantation de Charbonnages de France transformé en décharge industrielle avec des dépôts d’hydrocarbures, d’huiles et de vidanges urbaines. D’une superficie de 3,2 ha, il se situe au pied d’un terril, dans une zone mixte présentant des zones résidentielles, industrielles et agricoles.
Le second site porte sur trois parcelles agricoles choisies aux alentours de l’ancienne fonderie de plomb Metaleurop Nord, selon un gradient de contamination des sols.

En milieu urbain, il s’agira de contribuer à la fonctionnalisation des sols de la friche, ce qui implique une approche à différentes échelles pour intégrer les notions de paysage et de continuité écologique. En milieu agricole, la démarche vise à accompagner une transition de production de denrées alimentaires pour lesquelles il existe une probabilité de non-conformité pour leur commercialisation vers une fourniture de biomasses végétales destinées à élaborer des matériaux biosourcés.

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