Recherche et innovation

MECEE - Etude de l'économie comportementaliste dans la démarche de la transition écologique, économique et sociale

statut du projet | En cours
Détails de la manifestation
Date de début : Janvier 2018
Date de fin : Janvier 2020
Appel à projets de recherche : TEES - Transitions écologiques, économiques et sociales
Année de l’appel à projets : 2018
Programme de la stratégie de Recherche : Energie, Environnement et Société
Organisme coordinateur : Université Paris Dauphine
Zone d’implantation
des porteurs du projet :
Paris

L’objectif du projet MECEE est de mobiliser les avancées théoriques de l’économie comportementale et les avancées méthodologiques de l’économie expérimentale afin de mieux identifier les dispositifs à mettre en œuvre en matière de gestion des déchets et de l’énergie.

L’économie comportementale comme nouvel outil de référencement

L’évolution des comportements individuels est devenue un enjeu clé de la transition énergétique et écologique. Le progrès technique ne permettra pas, à lui seul, d’atteindre les objectifs liés aux enjeux environnementaux actuels, notamment en lien avec la réduction d’émissions de gaz à effet de serre. Pour accéder à certains gisements (déchets recyclables, économies d’énergie,), les bonnes pratiques individuelles sont indispensables. Or, ces pratiques peuvent différer selon de nombreux facteurs, y compris le lieu : logement, bureau, lieu public…

La psychologie cognitive et sociale a révélé l’importance des biais cognitifs dans la décision des individus (Baddeley, 2010; Kahneman, 2003 ; Petit, 2011). Ainsi, il a été montré que l’influence des interactions sociales, les limitations cognitives des individus, ou encore leurs émotions peuvent jouer un rôle important dans leurs choix. Partant de ces travaux, un nouveau champ s’est développé ces dernières années en sciences économiques : l’économie comportementale. Depuis plusieurs années, la discipline, et ses outils méthodologiques, ont été utilisés par des agences gouvernementales et des autorités de régulation, en particulier dans les pays anglo-saxons, afin d’améliorer l’efficacité de leur action (OECD, 2013). Certains programmes qui avaient été engagés par ces institutions s’étaient révélés peu performants dans l’atteinte des objectifs qui étaient visés, car fondés sur des hypothèses erronées ou biaisées.

Le projet MECEE, ancré dans une dynamique de recherche

Le projet a l’ambition d’aider à la réussite de la stratégie de développement durable de l’Université Paris-Dauphine. Son objet principal est de mener des expériences en situation réelle permettant d’identifier les dispositifs organisationnels et informationnels à mettre en œuvre afin de faire évoluer, de façon durable, les pratiques des usagers. Deux expérimentations porteront sur le tri des déchets, dans les bureaux du personnel et dans les points de collecte situés dans les couloirs de l’établissement, et une sur la gestion de l’éclairage des salles de cours.

L’approche adoptée permettra d’expliciter les hypothèses qui ont été faites sur les pratiques individuelles (étudiants et personnels) lors des initiatives précédentes, d’envisager des hypothèses alternatives et de vérifier si les individus s’y conforment ou non en situation réelle. Dans chaque expérimentation, plusieurs dispositifs, notamment de communication, seront envisagés. Le projet permettra donc de progresser dans les connaissances que nous avons sur les comportements des usagers d’un lieu semi-public, comme l’université. La question de la responsabilité que les usagers ressentent à l’égard d’un lieu semi-public sera posée.

Les recommandations qui auront été produites à partir des expérimentations menées seront ensuite intégrées au plan d’action de l’Université Paris-Dauphine dans le cadre de sa stratégie RSE (responsabilité sociale d'entreprise) et DD (développement durable). La question de la durabilité des bonnes pratiques sera un élément auquel nous serons particulièrement attentifs. La pérennité des comportements pro-écologiques est en effet une condition indispensable pour pouvoir s’engager dans une ambition plus poussée, en cohérence avec les objectifs régionaux, nationaux et européens. A cette fin, nous définirons et mettrons en place un dispositif de suivi des différents postes qui auront été étudiés, ce qui permettra de nous assurer que les actions mises en œuvre améliorent les performances de l’établissement de façon durable. Ce dispositif aura vocation à être pérenne. 

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