Recherche et innovation

EPSenscity - Évaluation physique et sensible des espaces urbains

statut du projet | En cours
Détails de la manifestation
Date de début : Janvier 1
Date de fin : Janvier 4
Appel à projets de recherche : MODEVALURBA - Modélisation et évaluation au service des acteurs des territoires et des villes de demain
Année de l’appel à projets : 2021
Programme de la stratégie de Recherche : Cadre Bâti , des territoires durables aux bâtiments performants
Programme de la stratégie de Recherche : Préservation et amélioration de la qualité de l'air
Programme de la stratégie de Recherche : Energie, Environnement et Société
Organisme coordinateur : LAVUE
Partenaires : ARMINES
Partenaires : GREThA
Partenaires : AUXILIA
Zone d’implantation
des porteurs du projet :
Paris

Le projet de recherche Epsencity vise à mieux comprendre les liens entre les performances énergétiques et la qualité d’usage et de confort de différentes formes urbaines. Il s’agit également de questionner l’effet de différents niveaux d’implication des usagers au cours des phases de conception d’un espace de vie sur leur appropriation de cet espace.

Par ailleurs la recherche se focalise sur l’étude des variables précédemment citées dans un contexte d’urbanisation discontinue. En effet, au-delà de l’alternative traditionnelle entre faibles et fortes densités, de nouvelles formes urbaines émergent, qu’il est pertinent d’étudier plus précisément, surtout sous l’angle énergétique. Il s’agit de l’urbanisation discontinue, ou, au Québec, “en saut-de-mouton” popularisée en France sous l’appellation “ville émiettée”.

Facteur 4, un objectif concret mais complexe

Depuis 2003, le terme “facteur 4” entre dans l’arène des discours politiques et traduit la volonté des pays industrialisés de réduire par 4 les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050. Les considérations environnementales sont donc aujourd’hui d’emblée incluses dans les différentes sphères de la société, tant en terme de volonté politique et juridique qu’en terme d’impulsion sociale et désir collectif de tendre vers des modes de vie plus sereins et apaisés.

Bien que cet élan soit constaté, les sociétés se confrontent à une difficile mise en application de ces projections environnementales. Cette difficulté peut être comprise sous le prisme d’une absence de dialogue entre le domaine des innovations technologiques et le domaine des attitudes et comportements humains. Ainsi, les recherches actuelles sur les performances énergétiques en milieu urbain tendent à agréger différentes données physiques tels que la forme du bâti, les espaces publics, la présence de végétaux, les usages, etc. sans toutefois associer des paramètres psychosociaux dans leur modèle tels que les représentations, attentes et pratiques habitantes.

Ce dernier point est à prendre en considération dans la mesure où certaines recherches mettent en évidence de nombreux décalages entre la pratique des lieux, qui est directement en lien avec la sphère représentationnelle des individus et la visée de la technologie développée (Renauld, 2013; Brisepierre, 2011).

Le projet Epsencity comme liant entre les différents acteurs

Le projet de recherche Epsencity s’articule autour de trois principales questions :

1. D’une part, il vise à mieux comprendre dans quelle mesure les performances énergétiques et environnementale ainsi que la qualité d’usage et de confort varient d’une forme urbaine à une autre.

2. D’autre part, le projet s’intéresse aux liens entre performance énergétique et qualité d’usage et de confort. En d’autres termes, il s’agit de mettre en relation ces différents niveaux d’analyse et de réfléchir à une méthode pour affiner les modèles de prédiction des performances énergétiques de différentes formes urbaines en intégrant certaines variables psychologiques susceptibles d’expliquer les usages.

3. Enfin, il suppose que le niveau d’implication des habitants / usagers d’un espace urbain dans son développement produit un impact sur l’appropriation de cet espace par ses occupants. Plus ceux-ci sont impliqués, plus ils s’approprie leur espace. Par extension, le projet interroge le lien entre appropriation d’un lieu par ses occupants et leurs consommations énergétiques.

Afin d’apporter des éléments de réponse à ces trois questions, le projet propose de comparer plusieurs formes urbaines en mesurant les performances énergétiques de chaque espace mais aussi en analysant les modes de vie de ses usagers. Plus spécifiquement, à l’échelle de l’îlot de bâtiments, nous nous sommes intéressé aux formes intermédiaires, définies comme des “ensembles “semi-collectifs” d’habitat superposé ou semi-superposé disposant chacun d’une entrée individuelle accessible directement depuis l’espace extérieur” (FNAU, 2006). Celles-ci permettent une densification douce de l’espace. Parmi les îlots d’habitat intermédiaire, est intégré à minima un îlot correspondant aux formes urbaines émergentes (éco-quartier, bâtiment BBC ou BEPOS). Parallèlement, des projets urbains dans lesquels les occupants ont été impliqués de manière plus ou moins importante ont été cherchés.

Plus de détails et conclusions du projet disponible dans la médiathèque Ademe: https://www.ademe.fr/evaluation-physique-sensible-espaces-urbains-epsencity

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