Recherche et innovation

DULCE - Pratique énergétiques : durabilité, cohérence et pertinence des actions en faveur du changement de comportement

statut du projet | En cours
Détails de la manifestation
Date de début : Avril 2017
Date de fin : Avril 2019
Appel à projets de recherche : TEES - Transitions écologiques, économiques et sociales
Année de l’appel à projets : 2017
Programme de la stratégie de Recherche : Energie, Environnement et Société
Organisme coordinateur : UPEC - LIRTES
Partenaires : UFRT - CETU ETIcS
Partenaires : VAL D'ILLE - Pôle Economie et Développem
Zone d’implantation
des porteurs du projet :
Centre-Val-De-Loire / Indre-Et-Loire / Tours
Île-De-France / Val-De-Marne / Créteil

Le projet DULCE s’intéresse au changement des pratiques énergétiques dans le cadre des transitions écologique et énergétique, en interrogeant les conditions de leur pérennité. Il s’appuie sur une expérimentation menée en 2013-2014 sur le territoire d’une communauté de communes partenaire et sur de nouvelles expérimentations à l’échelle du territoire, en explorant deux axes problématiques.

Une analyse de résultats comme point de départ

Le projet se penchera tout d’abord sur le maintien dans le temps des changements et des ajustements observés trois ans auparavant chez des foyers volontaires, puis s’intéressera aux éventuels effets différés des dispositifs à moyen et long termes non observés en 2013-2014.

Le projet questionnera ensuite les échelles de l’action publique en interrogeant les enjeux matériels et géographiques du déploiement des dispositifs d’accompagnement aux changements, leur articulation et leur mise en cohérence au niveau individuel mais aussi au niveau des collectifs auxquels l'individu appartient (voisinage, environnement amical, milieu de travail…). L’objectif est de repérer les échelles pertinentes de l’action, les échanges qu’elle suscite et les types de socialisation qu’elle suggère.

La recherche se veut clairement pluridisciplinaire, en s’appuyant sur la Psychologie, la Sociologie, les Sciences de l’Education et les Sciences de l’ingénieur. Elle associe étroitement le territoire qui est partie prenante dans la construction des dispositifs déployés en phase expérimentale et dans leur évaluation.

Les foyers volontaires sont instrumentés de façon à ce que les consommations d’électricité et de gaz puissent être traitées, mises en forme et restituées sous forme de livret délivrées une fois par saison (automne, hiver, printemps, été). L’objectif est de voir si une forme de réactivation de l’attention portée aux questions énergétiques s’observe chez les ménages initialement mobilisés sur les expérimentations précédentes mais également de tester de nouvelles représentations de données.

Le suivi des foyers combine une méthodologie qualitative par entretiens approfondis et observations de type ethnographique et une approche par questionnaires psychologiques, qui ont pour objectif d’évaluer les différents facteurs liés aux différents stades du changement de comportements (attitudes, normes sociales perçues, etc.). Les entretiens approfondis permettent de travailler sur la mémoire des expérimentations passées, sur les représentations sociales de l’énergie, sur le niveau de compétence et son auto-évaluation par les ménages, sur la perception des marges de manœuvre, sur les capacités à s’approprier les messages, etc.

Des premières conclusions à mi-parcours

L’analyse des entretiens et des questionnaires menés auprès des anciens participants à l’expérimentation de 2013/2014 montre que l’efficacité des dispositifs quels qu’ils soient est très dépendante de la capacité des foyers à s’approprier concrètement les informations et/ou démarches de sensibilisation délivrées, c’est-à-dire à les relier à des décisions/actions concrètes immédiatement ou de façon différée. S’il n’est pas possible de traduire les constats en pratiques positives, les savoirs seront difficiles à réactiver lors d’autres séquences de sensibilisation/information. D’un point de vue opérationnel, ces résultats plaident pour un apprentissage progressif des compétences nécessaires à la mise en œuvre d’une transition énergétique à l’échelle du foyer et des territoires locaux en prenant en compte les capacités réelles d’action et/ou en créant les conditions favorables à l’émergence de cette faculté d’agir.

L’expérimentation de mise à disposition d’informations sur les consommations d’énergie encore en cours nous a permis de consolider nos résultats sur la progressivité des apprentissages : les foyers qui avaient déjà cumulé des compétences ont continué à progresser à partir d’informations nouvelles et/ou de mises en forme innovante de l’information. On observe toutefois un plafonnement des progrès en lien avec un niveau d’expertise au-delà duquel il n’y a plus vraiment de possibilité d’agir.

La troisième série de résultats concerne la mise à disposition des données. Partant du constat qu’il existe un enjeu dans la présentation des données de consommation qui dépasse les problématiques d’ergonomie et de simplification de données complexes, nous avons testé des représentations alternatives (par exemple l’absence totale d’unité de valeur), puis observé la manière dont les informations prennent sens les unes par rapport aux autres afin d’évaluer les conditions d’une capitalisation des informations sur une année complète. Les premiers résultats montrent que certaines des pistes explorées pourraient être utilement mobilisées pour accompagner les processus complexes d’apprentissage.

Résumé vidéo du projet:

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