Recherche et innovation

CONTRASOL - Etude de l'amélioration des diagnostics de pollution des sols

statut du projet | En cours
Détails de la manifestation
Appel à projets de recherche : Gesipol - Gestion intégrée des sites et sols pollués : aide à la recherche et au développement
Année de l’appel à projets : 2015
Programme de la stratégie de Recherche : Captage et valorisation du CO2
Programme de la stratégie de Recherche : Gestion durable des sols, sites pollués et stockage du CO2
Organisme coordinateur : ARMINES
Partenaires : ENVISOL

Le projet CONTRASOL vise à l'acquisition de nouvelles connaissances en modélisation et à l'innovation dans les méthodes d'estimation mises en œuvre par les bureaux d'études pour le diagnostic des pollutions de sols et la conduite des dépollutions. La recherche s'appuie sur l'étude de deux sites pollués par des composés organiques (COHV, HAP), avec une collaboration étroite entre ARMINES et ENVISOL, avec en particulier la rédaction d'un guide méthodologique pour l'application effective par les bureaux d'étude de cette nouvelle méthode d'estimation.

La précision des mesures de pollution du sol comme problématique majeure

L'estimation des concentrations à partir des campagnes de mesures constitue l'un des points-clé de la qualité d'un diagnostic de pollution des sols. Or lorsque les concentrations en polluant sont fortement contrastées ou s'étendent sur plusieurs ordres de grandeur, l'estimation géostatistique devient délicate (variogrammes expérimentaux erratiques, difficulté du choix d'un voisinage de krigeage, etc.).

Une pratique commune en bureau d'étude consiste alors à "rabattre" les concentrations les plus élevées à une certaine valeur (dite valeur d'écrêtage), ce qui facilite l'ajustement du variogramme mais induit des biais dans l'estimation. Actuellement, cette valeur d'écrêtage est choisie empiriquement, malgré son influence importante sur l'estimation.

Une adaptation des outils de mesure nécessaire

Des travaux récents (Rivoirard et al.) ont donné un sens à cette pratique empirique ainsi qu'au choix de la valeur d'écrêtage, en la rationalisant. La modélisation par "écrêtage" constituerait un intermédiaire pragmatique entre les méthodes géostatistiques linéaires classiques (krigeage) et plus avancées (l'espérance conditionnelle par exemple), méthodes nécessaires à la délimitation correcte des zones dans lesquelles les concentrations en polluant dépassent une valeur-seuil, mais dont l'application reste complexe pour les bureaux d'études.

Le modèle d'écrêtage doit cependant être validé et adapté au contexte de la pollution des sols: présence de nombreuses valeurs nulles ou faibles dans certains sites, contexte multi variable nécessitant une estimation cohérente des différents composés présents sur le site.

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