Recherche et innovation

CONDUIRE - Etude des contraintes au développement des nouvelles motorisations dans l'automobile

statut du projet | En cours
Détails de la manifestation
Date de début : Janvier 1
Date de fin : Janvier 3
Appel à projets de recherche : TEES - Transitions écologiques, économiques et sociales
Année de l’appel à projets : 2021
Programme de la stratégie de Recherche : Energie, Environnement et Société
Organisme coordinateur : UVSQ - PRINTEMPS
Partenaires : Université de Nantes - CENS
Partenaires : CNRS - CREST
Partenaires : ENS Paris-Saclay - GERPISA
Partenaires : Dpt Loire-Atlantique - Direction prospec
Partenaires : EDF DPIT - Dpt R&D
Zone d’implantation
des porteurs du projet :
Île-De-France / Yvelines / Saint Quentin en Yvelines
Pays-De-La-Loire / Loire-Atlantique / Nantes

Le projet CONDUIRE entend tester l’hypothèse selon laquelle les nouveaux usages et les nouvelles motorisations ne pourront être des leviers de la transition écologiques, économiques et sociales (TEES) qu’à condition de prendre en considération les contraintes budgétaires et géographiques des ménages.

Le projet vise aussi à déconstruire l’idée selon laquelle la « mobilité » serait un artefact objectivable, et donner aux actions publiques et privées, des arguments et des outils permettant aux usagers de modifier leurs pratiques sans que ce changement ne soit socialement et géographiquement excluant.

Une disparité géographique importante

La prégnance de l’automobile dans la mobilité quotidienne reste particulièrement pérenne dans la France contemporaine : plus de 80% de la distance quotidienne est parcourue aujourd’hui en automobile individuelle. Pour répondre aux impératifs environnementaux et amorcer la transition énergétique, deux options sont régulièrement envisagées: le développement des usages partagés de la voiture, et la conversion du parc automobile à des motorisations non dépendantes du pétrole (véhicules électriques, hybrides...).

Les travaux consacrés aux usages partagés montrent que ces derniers connaissent un véritable essor mais demeurent encore minoritaires face à l'usage du véhicule individuel. Outre le fait que covoiturage et autopartage renvoient à des pratiques et à des populations fortement hétérogènes, ces travaux amènent le constat que leur développement se concentre principalement dans les zones densément peuplées, là où les besoins de mobilités des ménages sont les moins contraints par l'usage de la voiture (en raison de l'existence d'alternatives publiques) et où l'impact environnemental global (en termes de CO2) et social (en termes d’exclusion de populations) de l'automobile est le moins prégnant.

Un modèle économique à définir

Concernant les voitures électriques (celles fonctionnant seulement grâce à une batterie), celles-ci sont depuis quelques années la figure de proue d’une reconfiguration attendue de la filière automobile et de ses métiers, et l'artefact d'une volonté des politiques et des industriels d’amorcer la transition énergétique. Cependant, leur diffusion reste limitée, socialement et géographiquement.

En dépit des nombreux investissements et efforts consentis par les pouvoirs publics des différentes échelles de gouvernement, ainsi que des contraintes de plus en plus fortes qui pèsent sur l'automobile (prix du carburant, de l'assurance, réglementations liées à la pollution, etc.), les nouvelles pratiques et les nouvelles motorisations peinent à trouver leur modèle de développement.

L’objectif du projet CONDUIRE est d’apporter une contribution originale à l’étude de ces pratiques et de la diffusion des nouvelles motorisations. A terme, les résultats doivent permettre un nouveau cadrage de l’action (publique et privée) sur ces sujets, et fournir aux acteurs investis dans la transition, des outils concrets pour faire changer d'échelle ces pratiques et les nouvelles motorisations. A partir d'une étude fine des habitudes de déplacement des ménages, mêlant analyse qualitative et quantitative, le projet va tenter de souligner l’existence d’un décalage entre la manière dont les problèmes sont posés par les acteurs, et la représentation qu’ont les ménages de leurs déplacements quotidiens.

C’est en effet en identifiant ce décalage entre action et représentation que le projet sera à même de déceler des leviers de changements de comportement. L’hypothèse est que les politiques publiques actuelles peinent à modifier les pratiques car elles concentrent leur action sur la responsabilisation du consommateur, sans prendre en compte le faisceau des contraintes matérielles et cognitives qui pèsent sur la mobilité des ménages.

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