Recherche et innovation

CEGEP - Evaluer les impacts des polluants émergents issus des pots catalytiques

statut du projet | En cours
Détails de la manifestation
Date de début : Janvier 1
Date de fin : Janvier 4
Appel à projets de recherche : CORTEA - Connaissances, réduction à la source et traitement des émissions de polluants dans l'air
Année de l’appel à projets : 2021
Programme de la stratégie de Recherche : Ecoconception et écoefficience des systèmes de production
Programme de la stratégie de Recherche : Préservation et amélioration de la qualité de l'air
Organisme coordinateur : IFSTTAR
Partenaires : Air Pays de la Loire
Zone d’implantation
des porteurs du projet :
Pays-De-La-Loire / Loire-Atlantique / Bouguenais

Coordonné par l'Ifsttar, le projet CEGEP étudie les émissions de certains métaux par les pots d'échappement catalytiques, leur concentration et leur devenir dans l'environnement. De quoi mieux appréhender leurs éventuels effets sur la santé.

Platine, palladium et rhodium. Ces trois métaux nobles sont couramment utilisés dans les pots d'échappement catalytiques pour réduire les émissions de gaz polluants de nos voitures. Mais en s'altérant, les surfaces catalytiques finissent par libérer dans l'air ces métaux. Résultat : depuis une quinzaine d'années, leur teneur augmente dans l'environnement, notamment dans les poussières et les sols de bords de route.

Lutter contre une pollution émergente

Mais quels sont les facteurs qui favorisent l’émission de ces métaux issus des pots d'échappement ? Comment mieux mesurer leurs concentrations dans l'air, les poussières, le sol ? Et, une fois émises, comment appréhender leur évolution dans l'environnement ? Autant de questions que compte explorer le projet "Contribution à l’étude de l’Emission des éléments du GroupE du Platine : de l’échappement au champ proche (CEGEP)".

Coordonnée par l'Ifsttar et impliquant l'association Air Pays de la Loire, l'équipe de CEGEP vise trois grands objectifs :

  • mettre au point des méthodes d'analyse de ces métaux nobles, notamment en adaptant desprotocoles déjà développés au LEE de l'Ifsttar pour les sols, les poussières, les sédiments...,
  • développer des méthodes d’échantillonnage de ces métaux nobles émis en faible quantité à l’échappement et déterminer des facteurs d’émission,
  • étudier leur devenir et les transformations subies une fois qu’ils sont dans l'environnement (atmosphère, poussières en bord de route...).

Ces travaux utiliseront des véhicules Diesel et essence répondant aux normes Euro 3, Euro 4 et Euro 5, représentant  plus de 80 % du parc roulant français.

Au final, ce projet apportera des informations cruciales pour les chercheurs qui tentent d'évaluer l'impact sanitaire des émissions de ces particules de métaux nobles dans l'environnement, et à terme pour les décideurs en matière de politiques publiques. Pour l'heure, certaines études montrent un possible effet inhibiteur du platine sur l'ADN, l'ARN et certaines protéines. D'autres rapportent des effets allergisants et un possible lien avec des symptômes asthmatiques.

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