Recherche et innovation

CARBOCAGE - Valoriser le stockage de carbone dans les bocages

statut du projet | En cours
Détails de la manifestation
Date de début : Janvier 1
Date de fin : Janvier 4
Appel à projets de recherche : REACCTIF - REcherche sur l'Atténuation du Changement ClimaTique par l'agrIculture et la Forêt
Année de l’appel à projets : 2021
Programme de la stratégie de Recherche : Production, gestion et stockage de vecteurs énergétiques
Programme de la stratégie de Recherche : Gestion durable des sols, sites pollués et stockage du CO2
Programme de la stratégie de Recherche : Energie, Environnement et Société
Organisme coordinateur : CRAPdL
Partenaires : ESA
Partenaires : CRAB
Partenaires : CDA72
Partenaires : CDA49
Partenaires : O2MConseil
Partenaires : INRA SAS
Partenaires : CCI R
Partenaires : INRA Smart-Lereco
Partenaires : CCI 56
Zone d’implantation
des porteurs du projet :
Bretagne
Pays-De-La-Loire

Le projet CARBOCAGE étudie la capacité de stockage du carbone des haies et bosquets des territoires de bocage et sa valorisation. A terme, il vise la mise en place d’un marché carbone local, destiné à être étendu ensuite à plus large échelle.

Stocker le carbone dans la biomasse et le sol est une solution pour limiter les émissions de gaz à effet de serre. Les haies et bosquets qui délimitent les parcelles cultivées dans les bocages, entretenus par les agriculteurs, y contribuent. Pourtant, ce stockage n’est pas pris en compte. Sa valorisation pourrait s’intégrer sur le marché de la compensation carbone.

L’enjeu du projet CARBOCAGE consiste à identifier les infrastructures bocagères les plus aptes à stocker du carbone dans les sols et à comprendre comment mettre en place un tel marché carbone local. Porté par la Chambre régionale d'agriculture des Pays de la Loire, le projet s’appuie sur trois territoires pilotes choisis pour leur volontarisme sur les enjeux en question : le Pays des Mauges dans le Maine-et-Loire, le Pays de la Vallée de la Sarthe dans la Sarthe et le pays de Roy Morvan dans le Morbihan.

Caractériser les bocages, comprendre les acteurs locaux

Le projet se décline en quatre parties. Il s’agit en premier lieu d’identifier, de caractériser et d’évaluer les systèmes bocagers. Les chercheurs combineront un état de l'art et des mesures in situ pour confirmer et compléter les références. Réalisé en collaboration avec l’Institute for climate economics (l’institut pour l’économie du climat, I4CE), un guide de bonne gestion des systèmes stockeurs sera produit : il quantifiera le stockage de carbone par système et mode de gestion et présentera la méthodologie adéquate pour une labellisation carbone. Dans ce travail une attention particulière sera également portée sur les co-bénéfices environnementaux de ces systèmes (biodiversité, lutte contre le transfert et l’érosion, etc.).

La seconde étape consiste à appréhender, grâce à des enquêtes, les conditions d’adhésion des acteurs d’un territoire à un projet de neutralité carbone local. Trois publics sont ciblés :

  • les agriculteurs, principaux stockeurs de carbone,
  • les collectivités locales, qui initient les politiques de lutte contre le changement climatique et gèrent les espaces bocagers,
  • les entreprises potentiellement en quête de compensation carbone.

Les chercheurs en sciences sociales (LARESS de l'Ecole supérieure d'agriculture), et en économie (laboratoire INRA Smart) enquêteront sur les motivations, freins, et intérêts de ces acteurs, et analyseront les facteurs sociaux, culturels et économiques influents. Ils seront appuyés par les Chambres de commerce et d’industrie (CCI) et les chambres d’agriculture pour la mobilisation des acteurs enquêtés.

Déterminer un modèle économique d’échange carbone

Le troisième volet, porté par l’INRA Smart avec l’appui de la société O2m Conseil, consiste à inventer et expérimenter des écosystèmes carbone locaux, sous la forme de jeux de rôle. Cette étape se conduira sur les trois territoires avec une animation par les chambres consulaires. L’enjeu final : pouvoir décrire un ou plusieurs modèles économiques. Cette phase permettra également de tester une première version d’une plateforme dématérialisée d’échange carbone.

Au-delà de l’étude, le projet permettra une sensibilisation des acteurs au stockage de carbone et l’émergence de nouvelles dynamiques sur ces territoires. Afin d’étendre ces résultats, un groupe miroir sera réuni, composé d’acteurs nationaux. Un évènement national sera organisé ainsi que la participation à trois conférences scientifiques.

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