Recherche et innovation

CAPQAI - Méthodes pour la caractérisation de l’impact des pollutions gazeuses du sol sur la qualité d’air des environnements Intérieurs de bâtiments

statut du projet | En cours
Détails de la manifestation
Date de début : Mai 2015
Date de fin : Novembre 2017
Appel à projets de recherche : Gesipol - Gestion intégrée des sites et sols pollués : aide à la recherche et au développement
Année de l’appel à projets : 2015
Programme de la stratégie de Recherche : Captage et valorisation du CO2
Programme de la stratégie de Recherche : Gestion durable des sols, sites pollués et stockage du CO2
Organisme coordinateur : CSTB
Partenaires : INERIS
Partenaires : BURGEAP
Partenaires : LaSIE

Le projet CAPQAI consiste à développer des outils et méthodes in situ permettant d’une part d’améliorer la caractérisation des transferts de polluants du sol vers l’air intérieur, et d’autre part d’améliorer la prédiction des expositions potentielles dans des environnements intérieurs en introduisant des modèles de transfert couplés à l’aéraulique interne des bâtiments. Ces travaux permettront d’améliorer l’évaluation de l’impact des pollutions des sols sur la qualité d’air intérieur à travers de nouvelles approches de méthodologies in situ et de modélisation.

Accompagner et optimiser l’urbanisation

Face à une pression foncière allant croissante dans les zones péri-urbaines, pour répondre notamment à la nécessité de fournir davantage de logements, les pouvoirs publics estiment nécessaire de mettre en place des politiques visant à limiter l’étalement urbain. Ainsi, sur la dynamique des lois « Grenelle », les collectivités sont incitées à limiter et optimiser cet étalement. La présence de nombreuses friches industrielles, en zone urbaine ou péri urbaine constitue un enjeu majeur visant à la reconquête de ces espaces dans le but de leur réutilisation foncière. Le renforcement de la gestion de ces sites constitue d’ailleurs un objectif des différents Plan Nationaux Santé Environnement.

Or, la reconversion des friches urbaines polluées nécessite la prise en compte vis-à-vis des futurs usages des impacts potentiels de ces pollutions afin de respecter in fine les normes sanitaires, réglementaires et environnementales en vigueur.

Ces démarches de gestion, déjà encadrées par des documents méthodologiques (arrêtés ministériel, guides de diagnostics, Plan de Gestion), reposent sur l’évaluation de l’état de pollution du milieu souterrain, de son transfert dans les sols et l’environnement et notamment vers des environnements intérieurs qui seraient installés (logements, bureaux, …) sur ces sites. Ces évaluations ont pour objectif d’accompagner la gestion des situations, notamment vis-à-vis du besoin de dépollution de ces terrains, de dispositifs constructifs spécifiques et de servitudes éventuelles pour tout changement d’usage futur.

Contrôler l’exposition humains aux polluants du sol

Malgré l’existence d’outils méthodologiques accompagnant la démarche, il n’en reste pas moins que l’évaluation de l’exposition humaine dans des environnements intérieurs à des substances chimiques provenant du sol est complexe. Son évaluation a priori, comme c’est le cas dans les Plans de Gestion, peut en effet présenter des incertitudes associées à des défauts de caractérisation de la pollution, des potentialités de transfert des sols ou encore l’utilisation de modèles de transferts inadaptés à la typologie des soubassements des futurs bâtiments. Si à l’heure actuelle le principe de précaution est bien souvent retenu pour l’aménagement sur des sites présentant un passif environnemental car les évaluations sont généralement sciemment sécuritaires, le développement de nouveaux outils pourra permettre de réduire leurs incertitudes et par là même limiter les coûts de gestion de la pollution.

Le projet CAPQAI s’inscrit en continuité de plusieurs projets antérieurs ayant permis d’apporter des améliorations dans la prédiction des transferts des polluants venant du sol vers les espaces intérieurs et des expositions résultantes (AGIR-QAI, thèse de T. DIALLO, 2013), et d’autre part sur l’amélioration de la connaissance relative à la caractérisation des sources et des transferts de polluants vers les environnements intérieurs et extérieurs (ANR FLUXOBAT). Il s’intègre parfaitement dans l’axe 2 de l’appel à proposition GESIPOL, relatif à l’amélioration des transferts et des expositions par les contaminants pour la reconversion des sites pollués et la reconquête des fonciers dégradés.

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