Recherche et innovation

Bréchemier - Agriculture de conservation dans le bassin versant Adour-Garonne : caractérisation et modélisation du fonctionnement hydrique des sols

statut du projet | En cours
Détails de la manifestation
Date de début : Janvier 2019
Date de fin : Janvier 2022
Appel à projets de recherche : AAC Thèses - Appel à candidatures Thèses ADEME
Année de l’appel à projets : 2019
Organisme coordinateur : INRA AGIR
Partenaires :
Zone d’implantation
des porteurs du projet :
Nouvelle-Aquitaine
Occitanie

L’agriculture de conservation est un mode de production agricole aujourd’hui minoritaire (environ 4% des surfaces cultivées en France) mais en pleine expansion. Elle repose sur trois piliers, indissociables :

  • Réduction très forte / suppression du travail du sol
  • Diversification des rotations
  • Couverture permanente du sol, par des cultures vivantes ou des résidus de culture

Initialement apparue aux Etats-Unis dans les années 1930, pour faire face à des phénomènes érosifs forts (Dust Bowl), l’agriculture de conservation se développe à travers le monde.

Les bénéfices espérés de ce système de production sont multiples (meilleure circulation de l’eau dans le sol, séquestration de carbone et augmentation de la fertilité des sols, contrôle de l’érosion lié à l’eau par la diminution du ruissellement et une meilleure infiltration de l’eau dans le sol, fourniture d’eau par le sol plus importante) mais des travaux scientifiques restent nécessaires pour comprendre et quantifier les changements produits.

L’eau : un enjeu fort dans le bassin Adour-Garonne (Sud-Ouest de la France)

La dynamique de l’eau dans le sol est influencée par les états du milieu (caractéristiques physiques, biologiques et chimiques des sols) qui varient au cours du temps, et le climat (quantité et répartition des précipitations, température, etc.). L’ensemble des pratiques agricoles caractérisant l’agriculture de conservation modifient directement les états du milieu et ont donc un impact sur la dynamique de l’eau dans le sol.

Les déterminants expliquant ces modifications sont nombreux, et complexes à appréhender car ils interagissent fortement entre eux. Cependant, les bénéfices attendus sont prometteurs : dans le bassin Adour-Garonne, l’agriculture est la première consommatrice d’eau en période estivale. Une meilleure compréhension des mécanismes pouvant permettre une diminution des besoins en eau d’irrigation ou un décalage des besoins en dehors de la période estivale est donc un enjeu fort à l’échelle du territoire.

Mieux comprendre l’impact de l’agriculture de conservation

Dans le cadre de la thèse débutée en novembre 2019, nous nous intéresserons à trois volets de l’agriculture de conservation. Nous nous demanderons :

  • Permet-elle une meilleure circulation de l’eau dans le sol et valorisation par les plantes ?
  • Permet-elle un meilleur recyclage de l’azote dans le système de culture ?
  • Quels sont ses impacts sur la productivité des systèmes et leur impact sur l’environnement?

Ces trois questions seront traitées sous climat actuel et dans un contexte de changement climatique.

Pour cela, dans un premier temps, nous analyserons le fonctionnement des systèmes sur la base d’expérimentations menées sur 12 parcelles d’agriculteurs, réalisées dans le cadre du projet BAG’AGES. Différents suivis et mesures ont eu lieu (suivi des variables météo, de la teneur en eau et de la température du sol, mesures de conductivité hydraulique, de densité apparente, de rétention en eau du sol, etc.).

Ceci permettra, dans un second temps, de parvenir à modéliser correctement le comportement de ces systèmes de culture afin de les évaluer sur la gestion quantitative et qualitative de l’eau. Les modèles utilisés simuleront donc également la dynamique de l’azote.

Enfin, les modèles ainsi développés seront utilisés pour tester l’impact de l’agriculture de conservation dans un contexte de changement climatique pour différentes conditions de sols et de climat du sud-ouest de la France.

Informations complémentaires et contacts

Thèse co-financée par l’ADEME et l’Agence de l’Eau Adour-Garonne (novembre 2019 – octobre 2022)

Thèse réalisée par Julie BRECHEMIER (julie.brechemier@inrae.fr)

Thèse encadrée par Lionel ALLETTO (lionel.alletto@inrae.fr) et Julie CONSTANTIN (julie.constantin@inrae.fr)

Pour aller plus loin

  • Site de la FAO dédié à l’agriculture de conservation : [FR] [EN]
  • Phénomène du Dust Bowl, dans les années 1930 aux Etats-Unis [page Wikipédia]
  • Le bassin Adour-Garonne en cartes interactives, en chiffres et en photos [Rivières Eau Adour-Garonne]
  • Présentation du projet BAG’AGES [BAG’AGES]

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