Recherche et innovation

BioDISSPOL - Biomarqueurs microbiens : applicabilité en diagnostic et suivi de sites pollués

statut du projet | En cours
Détails de la manifestation
Appel à projets de recherche : Gesipol - Gestion intégrée des sites et sols pollués : aide à la recherche et au développement
Année de l’appel à projets : 2015
Programme de la stratégie de Recherche : Captage et valorisation du CO2
Programme de la stratégie de Recherche : Gestion durable des sols, sites pollués et stockage du CO2
Organisme coordinateur : BRGM
Partenaires : Université de Strasb
Partenaires : Société GENOSCREEN

Le projet BioDISSPOL, est consacré à la validation sur site de biomarqueurs spécifiques de la biodégradation d’une classe de polluants répandue et importante, les Composés Organiques Halogénés Volatils (COHV), et ambitionne de renforcer par la valorisation de différentes avancées de recherche le panel d’outils d’évaluation disponibles pour les gestionnaires de sites.

Un manque de précision des outils actuels

Les analyses chimiques restent incontournables pour évaluer l’étendue et la composition d’une pollution. Néanmoins, la diversité des composés chimiques à évaluer par analyse chimique dans les évènements de pollution (incluant les métabolites issus de la dégradation biologique d’un polluant) dépasse parfois les limites du possible en termes de capacité et de seuils de détection d’une part, et de coût d’analyses complexes d’autre part. Les réponses d’indicateurs biologiques peuvent apporter des informations complémentaires telles que l’impact d’un polluant sur le milieu, sa biodisponibilité, sa toxicité et sa biodégradabilité.

Les voies métaboliques de dégradation des COHV majoritaires ainsi que les gènes impliqués ont fait l’objet de nombreuses études. En revanche, l’intégration des nombreuses connaissances fondamentales disponibles dans les protocoles de diagnostic reste encore anecdotique. Or, des outils spécifiques identifiant une atténuation naturelle ou un potentiel de dégradation de ces polluants, tels que les biomarqueurs moléculaires, apportent une information non-négligeable et promettent de permettre une orientation plus fine de la gestion des sites pollués.

Une adaptation d’outils et techniques déjà existants

Dans ce contexte, le projet de recherche BioDISSPOL, coordonné par le BRGM et impliquant l’Université de Strasbourg et la société GenoScreen, s’inscrit dans l’axe 1 de l’appel à projet Gesipol : Améliorer et Consolider les méthodes de diagnostic de sites et la caractérisation des sources de pollution avec une focalisation sur l’utilisation d’outils de biologie moléculaires. L’objectif central du projet est de démontrer l’opérationnalité et l’applicabilité d’outils moléculaires de monitoring et de caractérisation des sites pollués pour améliorer le diagnostic, la surveillance et suivi de remédiation de ces sites incluant les approches de bioremédiation, en s’appuyant sur les méthodes de diagnostic classique, sur les développements récents en biologie moléculaire rendus possibles par le séquençage à très haut-débit, et aussi sur des mesures d’isotopie des polluants étudiés qui seront également développés et appliqués dans le projet.

BioDISSPOL met également l’accent sur la transférabilité des résultats de la recherche vers les futurs utilisateurs (gestionnaires de sites, bureaux d’étude, industriels). La démonstration de ces outils dans des contextes réels s’opérera sur deux sites pollués par un mélange de COHV, le site de Themeroil géré par l’ADEME et le site de SOLVAY Tavaux, auxquels les partenaires du projet auront accès.

Le projet s’articule en une tâche de coordination et quatre tâches techniques interconnectées, qui permettront de :

  • Organiser les campagnes d’échantillonnage sur les deux sites pollués, en lien avec les gestionnaires de ces sites.
  • Réaliser un diagnostic microbiologique des sites, en lien avec les conditions physico-chimiques et les teneurs en polluants ainsi qu’avec des mesures d’isotopie et du calcul indirect par la méthode MACAOH de la biodégradation effective des polluants
  • Valider le potentiel de biodégradation soupçonné grâce aux outils moléculaires par des approches de biodégradation en conditions surveillées.
  • Explorer les potentiels de dégradation des consortia bactériens naturels afin d’apporter des informations pour l’orientation de la stratégie de gestion de site 
  • Valoriser et disséminer les résultats, notamment sous forme d’une journée d’échange et de fiches techniques.

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