Collectivités et secteur public

Mieux connaître l’éclairage public

Mis à jour le 09/10/2020

Pour renouveler les installations d’éclairage public, il faut se référer aux recommandations existantes et identifier les leviers qui permettront de faire baisser les consommations et d’accroître l’efficacité énergétique des équipements.

Connaître les normes, recommandations et l’indicateur principal…

L’arrêté du 27 décembre 2018 relatif à la prévention, à la réduction et à la limitation des nuisances lumineuses. Il vient se substituer à un arrêté de 2013 et le complète. Les principales implications sont :
 
  • les lumières des vitrines et des commerces ainsi que les éclairages des façades des bâtiments devaient être éteints à 1 h du matin et celles des bureaux (en intérieur) 1 h après la fin de l’activité ;
  • les lumières éclairant le patrimoine et les parcs et jardins accessibles au public devront être éteintes au plus tard à 1 h du matin ou 1 h après la fermeture du site ;
  • les parkings desservant un lieu ou une zone d’activité devront être éteints 2 h après la fin de l’activité, contre 1 h pour les éclairages de chantiers en extérieur.
L’arrêté fixe également des normes techniques à respecter en agglomération et hors agglomération. Ces valeurs sont obligatoires et s’expriment en densité surfacique maximale de flux lumineux installé (flux lumineux total des sources rapporté à la surface destinée à être éclairée, en lumens par mètre carré) :
  • voirie sauf tunnel et sécurité liés à une activité économique et situés dans un espace clos non couvert ou semi-couvert : 35 lm/m² en agglomération et 25 lm/m² hors agglomération ;
  • les parcs et jardins : 25 lm/m² en agglomération et 10 lm/m² hors agglomération ;
  • l'éclairage intérieur émis vers l’extérieur des bâtiments non résidentiels : 25 lm/m² en agglomération et 20 lm/m² hors agglomération ;
  • les parcs de stationnement non couverts ou semi-couverts : 25 lm/m² en agglomération et 20 lm/m² hors agglomération.
Pour les cheminements extérieurs accessibles aux personnes à mobilité réduite ainsi que les parcs de stationnement extérieurs et leurs circulations piétonnes accessibles aux personnes à mobilité réduite, la densité surfacique de flux lumineux n’excède pas 20 lux.

Les luminaires installés après le 1er janvier 2020 devront être conformes à l’ensemble des dispositions. Pour les luminaires existants, l’entrée en vigueur varie selon la disposition et le type de luminaire. Les canons à lumière sont d'ores et déjà interdits, les mesures liées à la temporalité seront, elles, effectives au 1er janvier 2021.
 

La norme européenne NF EN 13 201 – d’application non obligatoire – et les recommandations relatives à l’éclairage des voies publiques de l’Association française de l’éclairage (AFE) donnent des indications sur les valeurs d’éclairement et de luminance à maintenir en fonction de la nature des sites et des voies.
Le principal indicateur d’efficacité énergétique correspond à la puissance installée pour éclairer à une certaine intensité lumineuse une surface de voirie donnée. L’installation est performante lorsque la puissance est faible et le résultat fixé obtenu.

Plus d'information sur la pollution lumineuse et sa réglementation sur le site du Ministère de la Transition écologique et solidaire

… pour optimiser les consommations

L’étude d’éclairage. Après avoir défini les besoins en éclairage extérieur, il est indispensable, en neuf ou en rénovation, de réaliser une étude photométrique. Seul un bureau d’études ou un concepteur compétent et équipé des outils nécessaires peut réaliser cette étude.  

Le choix des lampes et des luminaires. Les différents types de lampes permettent de répondre à tous les besoins : efficacité lumineuse, dépréciation du flux lumineux, durée de vie, température de couleur, etc. La photométrie et le degré de protection IP caractérisent les principales performances d’un luminaire. Le couplage optimal source/luminaire garantit l’efficacité de l’installation, aussi appelée « facteur d’utilisation ».

Les appareillages d’alimentation et les systèmes de commande. Les appareillages ferromagnétiques anciens peuvent être avantageusement remplacés par des ballasts électroniques qui offrent des fonctionnalités complémentaires telles que la gradation au point lumineux. Des systèmes de commande autonomes et centralisés permettent de contrôler les durées d’allumage et de moduler les valeurs d’éclairement selon les besoins définis. Il existe aujourd’hui de multiples systèmes de commande et les LED offrent de nouvelles possibilités, telles que la détection de présence en zone résidentielle.