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 La voiture

++ permis de bonne conduite  

  Comment utilise-t-on son véhicule, quel rapport entretient-on avec lui, dans quelle mesure peut-on s’en passer : ces réponses personnelles aux problèmes de déplacement influent très directement sur la consommation et les rejets nocifs des voitures. Remettre en cause certains comportements, certaines habitudes permet de faire de sérieuses économies et profite à la qualité de l’environnement. Il suffit de s’y mettre…  


Avant même de démarrer, un peu d'organisation

  Au quotidien, comment s'organiser pour faire diminuer consommation et rejets ?

De nombreux trajets quotidiens sont particulièrement nuisibles pour l’environnement et coûteux, d’autant plus lorsqu’ils sont effectués en ville ce qui est souvent le cas, car :

• ils sont en général courts : 40 % d’entre eux font moins de deux kilomètres. Pour ce type de déplacement, les moteurs :
  - s’usent davantage : la phase de mise en route représente plus de 50 % de leur usure. Mal lubrifiés, ils supportent moins bien les frottements,
- surconsomment : 30 à 35 % de consommation en plus, en ville, sur les deux premiers kilomètres. Les plus forts rejets de CO2 ont lieu quand le moteur est froid,
- polluent deux fois plus : ils émettent plus de particules et de polluants (voir ici) ;

• ils ont souvent lieu dans les embouteillages : c’est aussi une situation de surconsommation, de surpollution, d’usure accrue du véhicule… et de perte de temps.



Pour aller tous les jours au même endroit (liaisons domicile - travail, domicile - écoles), on peut essayer :

• de choisir son moment, s’il est possible de modifier les horaires de travail pour éviter les heures trop
chargées ;

• de trouver des compagnons de route : 80 % des conducteurs français roulent seuls dans leur voiture. En se regroupant, on diminue le nombre de véhicules et on partage les frais : c’est le covoiturage.

Le covoiturage s’organise
Dans certaines entreprises apparaissent des « petites annonces » pour partager des trajets domicile - travail. Sur internet, des sites spécialisés offrent ou demandent des places pour utiliser plus
rationnellement la voiture au quotidien.

Si on n’a pas de contrainte horaire, il faut éviter les heures de pointe et regrouper les déplacements : un petit peu de planification permet de faire des économies.

Une voiture à plusieurs :
l’« auto-partage »

Cette pratique se développe dans certaines grandes villes (Paris, Strasbourg, Lyon, Marseille,…). Les adhérents des sociétés d’« auto-partage » disposent d’un véhicule tous les jours, 2 4h sur 2 4, sur un simple coup de fil, pour quelques heures ou plusieurs jours et même pour un départ immédiat. Le véhicule est pris et ramené au même endroit. Autre avantage de l’auto-partage : des véhicules neufs, entretenus et révisés régulièrement.


Pour en savoir plus,
rendez-vous sur le site de l’ADEME :
www.ademe.fr

Sans voiture, on peut aussi se déplacer !


Dans les transports en commun, on peut lire, se reposer, discuter… C’est souvent moins stressant que la voiture. Aux heures de pointe, le temps de trajet est aussi moins long, car les transports en commun circulent fréquemment sur des voies réservées. Alors, train de banlieue, trams, bus, métro, cela vaut le coup de s’informer.


Pour des trajets courts, le vélo, les rollers et même la marche à pied sont souvent plus rapides que la voiture. En plus, pas d’énervement et de temps perdu à rechercher une place, pas de pollution, pas d’embouteillage, pas de frais. Et c’est bon pour la santé !

Pour faire 3km en ville, il faut en moyenne ...

à pied
36 mn
à vélo
12 mn
en voiture (trafic fluide
et stationnement
facile)
7 mn
en voiture (bouchons et stationnement rare)
27 mn
en bus (trafic fluide)
7mn
en bus (bouchon)
18 mn
Source GART

Pour en savoir plus,
consultez le guide pratique de l’ADEME
« Se déplacer malin »


Pour les longs trajets, quel mode de transport et quel itinéraire choisir ?

Pour partir en vacances ou en week-end, prendre sa voiture n’est pas une obligation. Quand on a peu de contraintes, on peut trouver de bonnes occasions de voyage sur les sites de co-voiturage (voir ici).

Et le train ? Quand on est seul, cela revient moins cher. Mais qu’on soit seul ou à plusieurs, c’est moins nuisible pour l’environnement. On y gagne en sécurité et en tranquillité d’esprit. Préparer


Préparer le voyage, c’est déjà voyager : pour avoir un avant-goût de vacances, pourquoi ne pas planifier un itinéraire économique, tranquille et sympa ?



Des outils sont disponibles pour aider à le mettre au point : cartes routières, infos « Bison Futé » (www.bison-fute.equipement.gouv.fr), radios Infos routes et autoroutes pour éviter les bouchons, sites internet de choix d'itinéraires (www.viamichelin.com, www.mappy.com .). Ces sites proposent, pour un voyage donné, plusieurs trajets : le plus court, le plus économique, le plus rapide.
 


C'est parti, on roule !

  Les habitudes personnelles de conduite ont un impact important sur la consommation : certains comportements au volant font consommer de 5% à 40 % de carburant en plus. C’est pourquoi il faut connaître les bons plans économiques et écologiques du démarrage à l’arrivée !

Moteur froid : attention fragile !

Un moteur ne fonctionne bien que quand il est chaud. À froid, mal lubrifié, il s’use davantage. C’est encore plus vrai si on « pousse » le moteur.

Les solutions pour bien démarrer sans tout gâcher : inutile de faire tourner le moteur au ralenti pour le faire chauffer, commencer à rouler tout de suite à vitesse modérée et en accélérant doucement pendant les cinq premiers kilomètres. Sinon, la surconsommation en ville peut atteindre 45% sur le premier kilomètre, 25 % sur le second. La pollution aussi augmente sensiblement, car les pots catalytiques (voir ici) ne fonctionnent pas de manière optimale à froid.

Trop vite, on surconsomme

En passant de 130 à 120 km/h sur l’autoroute, avec une voiture moyenne, on met 18 mn de plus pour faire Lyon - Paris, mais on économise entre 3,5 et 4,5 l de carburant selon la motorisation et le type de véhicule.


Galeries et porte-skis, ennemis des économies
Les coffres de toit, les galeries, les porte-vélos provoquent une surconsommation de 10 à 20 %. Il faut les retirer dès qu’ils ne sont plus utiles. On préférera d’ailleurs les remorques et les porte-vélos situés à l’arrière.

Trois commandements pour bien rouler : calme, courtoisie, efficacité

Une conduite souple et fluide, sans agressivité et sans à-coup évite des surconsommations importantes, surtout en ville. Anticiper et rouler calmement, c’est moins de stress, moins de pollution et des économies de carburant.

Une conduite agressive entraîne jusqu’à 40 % de consommation en plus !

Choisir le régime adapté à la vitesse à laquelle on roule est un facteur important d’économies : ne pas pousser le régime moteur peut faire économiser jusqu’à 20 % de carburant.

Inutile de courir…
En ville, quoi que l’on fasse, tout le monde roule grosso modo à la même allure. Alors inutile de se précipiter sur le feu rouge ou de démarrer en trombe, ça ne mène pas bien loin….

Enfin, arrêter le moteur en stationnement ou en file d’attente à la station-service, c’est une bonne habitude à prendre !

Important :
la pression des pneus


Attention aux pneus sous-gonflés : vérifier leur pression au minimum tous les deux mois fait faire des économies et est une garantie de sécurité.
Pour vérifier leur pression, il faut avoir roulé moins de 3 km (pneus froids). Pour partir en vacances (long trajet, voiture chargée), il faut les surgonfler de 0,2 à 0,3 bars.

La clim', un confort coûteux

Une voiture climatisée, c’est plus de confort et plus de sécurité. C’est aussi plus de carburant consommé, plus de pollution atmosphérique et plus d’émissions de gaz à effet de serre : ceux produits par la consommation de carburant, mais aussi les fluides frigorigènes qui s’échappent du circuit de climatisation.


La surconsommation de carburant des véhicules
due à la climatisation

Sur l’année, les véhicules climatisés consomment en moyenne 3 à 5 % de carburant en plus par rapport à ceux qui ne le sont pas.

Pour en savoir plus, consultez le guide de l’ADEME
« La climatisation automobile »


Pour un véhicule de gamme moyenne, la climatisation
à elle seule (usage et fuites de fluide frigorigène) est responsable d’une augmentation jusqu’à 13 % de ses rejets annuels de gaz à effet de serre. Si la tendance se poursuit, il est probable que neuf véhicules sur dix circulant en France en 2 020 seront climatisés…

Le fluide frigorigène contenu dans le circuit de climatisation est un gaz à effet de serre très puissant. Il est nécessaire de le faire récupérer en fin de vie du véhicule, par un professionnel, pour éviter qu’il ne s’échappe dans l’atmosphère.


Conseils entretien et utilisation
Pour limiter les surconsommations et les pollutions dues à la clim’, voici quelques conseils :


• faire changer le filtre à air habitacle tous les ans ;
• tant que la climatisation produit de l’air froid, il est inutile de la faire recharger en fluide frigorigène ;
• stationner à l’ombre quand c’est possible ;
• ouvrir les fenêtres pour évacuer la chaleur avant que la climatisation soit en marche ;
• fermer les fenêtres dès que la climatisation fonctionne ;
• ne pas dépasser 4 à 5 °C de différence entre l’extérieur et l’intérieur de la voiture climatisée ;
• éteindre la climatisation automatique tant qu’il ne fait pas trop chaud ;
• utiliser par temps chaud la commande « recyclage », en climatisation manuelle, pour récupérer l’air frais de l’habitacle et réduire ainsi l’énergie consommée par le système ;
• faire fonctionner la clim’ de temps en temps, même en hiver, pour maintenir les joints en état.