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| ++ Des solutions techniques adaptées |
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Ventiler est une nécessité, mais il faut le faire à bon
escient et sans dépense superflue d’énergie.
Savoir utiliser le système dont on dispose, c’est important.
Connaître les solutions techniques disponibles
permet également de bien choisir entre les divers systèmes
à votre disposition.
Un professionnel pourra vous conseiller pour concevoir
et dimensionner l’installation qui convient à votre
logement. |
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Réglementation
(logements postérieurs à 1982)
La ventilation est une obligation légale (arrêtés du 24 mars
19 et du 28 octobre 1983) pour tous les logements postérieurs
à 1982 , collectifs ou individuels .
Elle doit satisfaire aux exigences suivantes : l’aération doit être
générale et permanente, la circulation d’air doit se faire depuis
des entrées d’air situées dans les pièces principales jusqu’à des
sorties, dans les pièces de service . Des débits réglementaires
sont exigés . La façon la plus sûre de les obtenir est d’installer
une VMC .
Il est en effet difficile de contrôler les débits d’air renouvelés
par ventilation naturelle . |
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Aération et ventilation naturelle |
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Si votre logement n’est pas équipé d’une VMC, il faut
y créer ou y maintenir des circulations d’air suffisantes
qui renouvelleront l’air intérieur .
Si vous n’avez que des fenêtres, ouvrez-les ! Mais
même bien fait, ce type d’aération ne peut ventiler
convenablement votre logement . |
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Bien savoir ouvrir les fenêtres
En hiver, comment concilier une bonne aération de la maison
et une perte limitée de chaleur ? Commencez par éteindre les
radiateurs ou les convecteurs situés sous les fenêtres . Pour une
pièce de séjour, aérez-la avant de l’occuper
(5 mn suffisent) .
Pour une pièce de service, faites-le pendant et un peu après
des activités produisant humidité ou odeurs désagréables . Dans
une chambre, il faudrait laisser la fenêtre entrebaillée la nuit
pour évacuer la vapeur d’eau produite par le ou les occupants .
Ce n’est pas toujours possible quand il fait froid ou dans un
environnement bruyant .
Enfin, en toutes saisons, adaptez l’ouverture de vos fenêtres à
vos activités : après le passage de l’aspirateur ou une séance de
bricolage, aérez bien ; après une douche, un bain, la préparation
du repas ou une lessive, évacuez l’humidité en excès ! |
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S’il y a des grilles d’aération (basses pour l’entrée de
l’air frais, hautes pour la sortie de l’air vicié), veillez à
ce qu’elles restent propres . Ne les bouchez pas, ne les
dissimulez pas derrière un meuble, l’efficacité de la ventilation
des pièces où elles se trouvent s’en ressentirait
gravement . C’est important aussi pour votre sécurité .
Dans les pièces principales, complétez l’aération par une
ouverture judicieuse des fenêtres .
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Attention, rénovation
• Vous faites ravaler la façade
de votre maison ou vous en modifiez l’isolation
? Vérifiez que les grilles d’aération
ou entrées d’air ne soient pas condamnées
ou supprimées lors des travaux. Ne calfeutrez
pas votre maison. Si elle n’est pas équipée
d’une VMC, prévoyez une entrée d’air
dans chaque pièce de séjour et deux grilles
d’aération dans les pièces de service.
• Vous remplacez vos fenêtres ?
Pensez aux entrées d’air dans les pièces
principales. N’oubliez pas qu’elles sont
souvent installées en partie haute du châssis
: la dimension de celui-ci doit être adaptée
à leur taille. Mais leur seule présence
peut être insuffisante pour maintenir une aération
satisfaisante. Ouvrez alors les fenêtres, et pensez
à l’installation d’un système
de ventilation adapté.
• Vous êtes équipés d’appareils
de chauffage à combustion ?
En cas de travaux, faites impérativement appel
à un spécialiste pour définir le
système de ventilation adapté.
• Vous vous lancez dans une rénovation
importante ? Pensez à l’installation
d’un système de ventilation véritable,
comme une VMC ou une VMR (ventilation
mécanique répartie) |
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Ventilations
mécaniques |
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Les techniques évoluent
depuis la généralisation des ventilations mécaniques
contrôlées, les VMC.
Quand on remplace ou installe une ventilation dans un logement existant, il faut respecter la réglementation thermique dans l’existant. Elle impose une consommation maximale de 0 ,25 Wh/m3 par ventilateur.
La
VMC simple-flux
L’air frais venant du dehors traverse d’abord
les pièces de séjour et les chambres et est
évacué des pièces de service par un groupe
d’extraction comportant un ventilateur.
Les
VMC simple-flux autoréglables ont des débits
d’air constants quelles que soient les conditions extérieures
(vent, pluie) et intérieures (nombre d’occupants,
humidité).
Les
VMC hygroréglables
voient leur débit d’air varier en fonction de
l’humidité intérieure, ce qui permet de
garantir l’évacuation plus rapide d’un
air très humide tout en limitant les gaspillages (ventilation
adaptée aux besoins).
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La
VMC double-flux
Ce système permet de limiter les pertes de chaleur
inhérentes à la ventilation : il récupère
la chaleur de l’air vicié extrait de
la maison et l’utilise pour réchauffer
l’air neuf filtré venant de l’extérieur.
Un ventilateur pulse cet air neuf préchauffé
dans les pièces principales par le biais de bouches
d’insufflation.
Cet équipement est plus coûteux qu’une
VMC simple-flux, mais il permet des économies
de chauffage importantes :
• en récupérant jusqu’à 70 % (90 % dans les systèmes
haute performance) de l’énergie contenue dans l’air
vicié extrait ;
• en profitant de la chaleur dégagée
par la cuisson ou la toilette.
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D’autres
systèmes
La
VMC-gaz évacue par le même réseau
l’air vicié du logement et les produits de combustion
d’une chaudière ou d’un chauffe-eau à
gaz.
La
ventilation mécanique répartie
(VMR) est constituée d’aérateurs
individuels placés dans les pièces
de service. Elle fonctionne selon le même principe qu’une
VMC (balayage de l’air depuis les pièces principales
jusqu’aux pièces de service d’où
il est rejeté, en passant sous les portes de communication).
Ce système convient en rénovation,
quand la pose d’une VMC est trop problématique.
Il existe des modèles d’aérateurs silencieux
et consommant peu d’électricité. |
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| type de ventilation |
avantages |
inconvénients |
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| VMC
simple-flux autoréglable |
• débit d’air entrant
constant • avec des entrées d’air
acoustiques, diminution des nuisances sonores extérieures |
• ne prend pas en compte l’humidité
intérieure |
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| VMC
simple-flux hygroréglable |
• débit d’air entrant
variable en fonction de l’humidité, donc
de l’occupation et des activités •
économies d’énergie par rapport à
la précédente • avec des entrées
d’air acoustiques, diminution des nuisances sonores
extérieures |
• système plus coûteux
à l’achat qu’une VMC simple-flux autoréglable
• conçue pour réagir à
l’humidité, pas d’efficacité
supplémentaire pour les polluants chimiques |
| VMC
double-flux |
• économies d’énergie
par récupération de calories •
filtration de l’air entrant • sensation
de courant d’air froid supprimée •
isolation acoustique du dehors • préchauffage
ou rafraîchissement de l’air entrant |
• système le plus coûteux
à l’achat • bruit des bouches
d’insufflation, en particulier dans les chambres,
en cas de mauvaise conception |
| VMR
|
• solution pour la rénovation
• pas de conduits et de gaines à entretenir,
organes à nettoyer facilement accessibles |
• présence d’un
groupe d’extraction dans chaque pièce de
service (encombrement, esthétique) •
bruit de certains ventilateurs |
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| Ventilation
naturelle |
• investissement variable |
• soumise aux aléas climatiques
• pertes d’énergie l’hiver |
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| neuf et rénovation
(bâtiment postérieur à 1982) |
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| rénovation (bâtiment
antérieur à 1982) |
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Une
large gamme de prix |
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Le coût d’une VMC varie
dans une large fourchette selon le système retenu,
la taille de la maison et sa configuration.
Le tableau suivant donne un ordre de grandeur de prix (fourniture
et pose, hors taxe) pour un logement neuf et en rénovation. |
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neuf |
rénovation |
VMC
simple-flux autoréglable |
env.
400 € |
1,5
à 2 fois
les prix mentionnés
ci-contre |
VMC
simple-flux hygroréglable |
env.
700 € |
VMC
double-flux |
env.
2 000 € |
VMR
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non
réglementaire |
env.
600 € par appareil |
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Votre VMC est dimensionnée en
fonction d’un certain équipement de votre
logement. Elle est insuffisante ou mal adaptée
si vous utilisez des chauffages d’appoint au gaz
ou au pétrole : ils produisent de l’humidité,
du monoxyde de carbone et d’autres polluants. |
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Un
entretien régulier pour un fonctionnement efficace |
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À la longue,
votre VMC s’encrasse. Elle devient moins efficace, plus
bruyante. Elle peut même contaminer l’air qu’elle
insuffle dans la maison (VMC double-flux). Pour éviter
ces dysfonctionnements et assurer la longévité
de votre installation, il faut nettoyer ses composantes
régulièrement et surveiller
leur état. Vous pouvez réaliser certaines
de ces opérations. Confiez les autres à une
entreprise spécialisée.
Vous
Nettoyez
une fois par trimestre les bouches d’extraction
des pièces de service : démontez-les avec
soin, lavez-les à l’eau chaude savonneuse, rincez
et refixez.
Nettoyez
une fois par an les filtres d’insufflation
et d’extraction d’une VMC double-flux.
Dépoussiérez
ou lavez régulièrement les
entrées d’air. Attention : ne mouillez pas
les parties fixes des entrées d’air hygroréglables,
vous nuiriez à leur bon fonctionnement.
Un
spécialiste
Il réalisera un entretien complet tous les
trois ans environ (nettoyage, maintien des gaines
et du caisson bloc moteur en combles, vérification
des entrées d’air neuf et mesures de tirage et
de dépression). Le coût en sera d’environ
130 €, si l’accès de l’installation
est simple et les combles sécurisés (plancher
adapté).
L’entretien régulier d’une VMC
gaz par un spécialiste est obligatoire.
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