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Partout dans la maison,
lumière !

 
Comment se passer de la lumière prodiguée par les lampes1 électriques ? Impossible, bien sûr. Mais cet éclairage a un coût énergétique : entre 400 et 600 kWh/an pour un ménage. On peut facilement diviser ce chiffre par deux : lumière du jour, matériels efficaces, bonnes habitudes à prendre et le tour est joué ! Alors, quelle lumière, avec quelles lampes et pour quelles économies ?

1: pour être rigoureux, il faudrait réserver le terme de
« lampe » à l’ensemble des sources de lumière artificielle et celui d’« ampoule » à la seule enveloppe de verre entourant la lampe. Les supports des lampes sont des luminaires.
 


Une large fourchette de consommation

 
Lumière ou chaleur, il faut savoir ce que l’on veut !

Il y a deux grands types de lampes à la disposition du consommateur : les lampes à incandescence et les lampes fluorescentes.

Pour s’y retrouver !

Les « ampoules » classiques et les halogènes sont des lampes à incandescence.

Les tubes « fluo » et les lampes basse consommation - ou fluocompactes - sont des lampes fluorescentes.

Les « néon » utilisés à la maison ne contiennent pas de néon ! En fait, il vaut mieux les appeler « tubes fluorescents ».

L’électricité qu’elles consomment est transformé en lumière et en chaleur. Les lampes à incandescence produisent beaucoup de chaleur (95 %) et peu de lumière (5 %). Leur efficacité énergétique est bien plus faible que les lampes fluorescentes, qui, elles, produisent environ 80 % de lumière et 20 % de chaleur. Les fluocompactes présentent pour cette raison des risques de brûlures bien moins graves.

La lumière produite par une lampe basse consommation (LBC) de 15 W équivaut à celle provenant d’une « ampoule » classique de 60 W. Autre avantage, la première a une durée de vie 6 à 7 fois supérieure à la seconde !

Au cours de son existence, une LBC fait économiser en moyenne 330 kWh, soit environ 33 € sur la facture d’électricité…


Encore l’étiquette énergie

Comme pour les équipements électroménagers, l’étiquette énergie est obligatoire pour les lampes. Y figurent l’efficacité énergétique (graduée de A pour les plus sobres à G pour les plus gaspilleuses) et l’efficacité lumineuse. Exprimée en lumens par watt, elle permet de comparer les lampes entre elles : plus le chiffre est grand, plus la lampe émet de lumière pour une même énergie consommée.

Les lampes fluorescentes sont classées en A et B, les halogènes entre C et G, les « ampoules » classiques entre E et G.

Sur certaines lampes figure en outre l’écolabel européen.



Le bon achat, c’est celui qui fournit l’éclairage adéquat.

Les lampes basse consommation sont plus chères à l’achat, mais elles sont très économiques à l’usage : la différence de prix est compensée en quelques mois d’utilisation. Encore faut-il éviter celles qui sont trop bon marché : elles risquent de ne pas durer très longtemps.

Bon à savoir

Les lampes fluocompactes sont à leur place presque partout dans la maison… sauf dans les endroits où l’on allume et éteint souvent pour un court moment (minuterie, extérieur, couloir, WC,…) et sur les luminaires équipés de variateur.

Les tubes fluo sont économiques à l’achat et à l’usage, mais ils produisent une lumière blafarde : elle convient dans un garage, une cave ou une salle de bains, mais pas dans un salon ou une chambre !
 


La meilleure lumière : celle du jour

  Sa qualité est sans pareille, elle est gratuite… Il faut donc l’utiliser au maximum. Dommage que la conception des logements ne valorise pas au maximum cette lumière naturelle.

La laisser entrer

Lors de la construction ou de la rénovation d’un logement, l’orientation et à la dimension des ouvertures doivent permettre d’apporter le maximum de lumière du jour sans provoquer de grosses pertes de chaleur l’hiver et de pénibles surchauffes l’été.

L’élimination : pas n’importe comment

L’éclairage par le plafond est très efficace, mais il faut veiller soigneusement à l’étanchéité et à l’isolation des ouvertures, pour l’hiver comme pour l’été.

La valoriser

Profiter au mieux de la lumière du jour, c’est possible :

en utilisant des couleurs claires, en particulier sur les plafonds ;

en orientant les meubles de façon à éviter les ombres portées gênantes sur un bureau ou le fauteuil d’un coin lecture ;

en évitant les rideaux ou les doubles rideaux qui interceptent une partie de la lumière ;

• en installant le plan de travail ou l’évier de la cuisine sous une fenêtre.

 


Une utilisation qui donne satisfaction

     
 
Économiser à la fois de l'argent et de l'électricité tout en étant bien éclairé, c'est simple ! Il suffit :

• d'éteindre en quittant une pièce !

• de remplacer halogènes et «ampoules» classiques par des lampes fluocompactes, partout où c'est judicieux;

• de préserver la durée de vie des lampes fluocompactes en les tenant par le culot quand on les manipule;

• de dépoussiérer régulièrement les lampes et les abat-jour;

• de préférer l'éclairage direct, plus efficace, à l'éclairage indirect;



• d'éviter les abat-jour sombres ou épais qui interceptent trop de lumière.

Et pour un meilleur confort visuel :

• choisir la puissance de la lampe en fonction de son usage et multiplier les points lumineux adaptés à chaque utilisation. Une lampe basse consommation de 20 W convient pour lire ou travailler, une de 5 W suffit pour regarder la télévision ou être sur l'ordinateur;

• éviter les contrastes visuels trop forts qui fatiguent la vue. Regarder un écran dans le noir complet n'est pas bon pour les yeux;

• remplacer une ampoule à incandescence noircie : son efficacité diminue beaucoup.
 


Et en fin de vie

  Les lampes fluorescentes sont classées comme déchets dangereux. Il ne faut ni les casser, ni les jeter à la poubelle, mais les porter au distributeur, qui est tenu de les reprendre, les déposer en déchèterie ou les remettre à une collecte spécialisée.

Leurs composants (mercure, poudre fluorescente, aluminium et verre) peuvent être totalement recyclés.