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Chauffage et eau chaude : l'utilisation |
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++ Individualiser et réduire les frais de chauffage
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Chauffage et eau chaude sanitaire représentent environ la moitié de vos charges. |
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Charges de chauffage : quel contenu ?
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La question de la répartition
Pour évaluer l’énergie de chauffage que vous avez consommée, votre appartement peut être équipé de systèmes de répartition individuelle des frais de chauffage. Il s’agit :
•soit de répartiteurs, posés sur chaque radiateur. C’est le dispositif le plus fréquent ; |
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Qu’est ce qu’un répartiteur de frais de chauffage ?
• les répartiteurs à évaporation (voir p. 10) sont des éprouvettes
scellées dans lesquelles un liquide s’évapore, plus ou moins rapidement selon la température du radiateur. Le niveau du liquide est repéré par une échelle graduée et relevé chaque année. L’éprouvette est ensuite remplacée ; • les répartiteurs électroniques mesurent la température de surface du radiateur |
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•soit d’un compteur d’énergie thermique, placé à l’entrée du logement, lorsque cela est possible.
On constate en général des consommations de chauffage plus faibles dans les immeubles ainsi équipés.
Individualiser les frais de chauffage n’a de sens :
•que si chacun possède un moyen d’agir sur le chauffage de son appartement, à l’aide de robinets thermostatiques par exemple ;
•que si les coûts d’installation et de gestion (compteurs, relevés des répartiteurs, etc.) ne sont pas trop importants. |
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Petit point réglementaire • Votre immeuble a été construit avant 1989 (permis de construire
antérieur au 31/12/88, décret et arrêté du 30 septembre 1991) Si vos radiateurs ne sont pas équipés de répartiteurs de chaleur, et si la dépense de chauffage est supérieure à 6,10 € TTC par m2 (saison de chauffe 1988 / 1989), il est obligatoire de faire installer un système de répartition de frais de chauffage. C’est un gage d’équité pour les résidents (plus on consomme, plus on paye), et c’est aussi un moyen de sensibiliser ceux qui ne font pas attention. Mais il peut être encore plus intéressant d’améliorer le système de chauffage ou l’isolation de l’immeuble. On gagne ainsi sur deux tableaux : on réduit notablement les charges de chauffage et on économise les coûts d’installation et de gestion du système de répartition.
• Votre immeuble est plus récent
L’existence d’un système de répartition n’est pas obligatoire, mais l’installation doit en permettre la pose. |
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La facture
Le libellé de votre facture sera différent selon les cas :
sans dispositif de répartition, les frais de chauffage
sont répartis entre les résidents conformément aux règles traditionnelles applicables dans l’immeuble (tantièmes,
surfaces).
avec dispositif de répartition, les frais de chauffage sont répartis en plusieurs postes :
•les frais d’énergie ou de combustible
- les frais individuels sont calculés à partir des relevés des répartiteurs ou des compteurs de chaque appartement,
- les frais communs sont répartis en fonction des règles particulières applicables dans l’immeuble ;
•les autres frais de chauffage (entretien et maintenance,
consommation électrique de l’installation, etc.) sont aussi répartis en fonction des règles applicables dans l’immeuble.
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Facture d’eau chaude : une individualisation quasi systématique
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La facturation repose sur le relevé des compteurs individuels. Ceux-ci sont obligatoires dans les immeubles
neufs depuis 1975, dans les immeubles plus anciens depuis 1977 (à quelques exceptions près). La répartition des frais d’eau chaude est imposée par le décret du 19 juin 1975 complété par l’arrêté du 25 août 1976. |
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Exploitation et maintenance : des prestations
indispensables à suivre de près |
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Qui fait quoi : les contrats d’exploitation et de maintenance
Ils sont signés entre le client (gestionnaire de l’immeuble) et un professionnel (une entreprise qualifiée). On distingue
trois types de prestations, combinables entre elles : •P1, gestion de l’énergie. Le professionnel prend en charge la fourniture de combustible ou d’énergie, soit de façon forfaitaire, soit en fonction des quantités de combustible
ou de chaleur fournies ;
•P2, entretien courant. C’est en général un forfait. Le professionnel se charge des tâches courantes de conduite et de maintenance (main d’oeuvre, petites fournitures, outillage) ;
•P3, renouvellement et gros entretien, dit « garantie
totale ». En général forfaitaire, il concerne les grosses réparations.
Un contrat comprend au moins une prestation P2. Les contrats doivent préciser clairement leur durée, les matériels
concernés, le type de tâches effectuées, la périodicité des visites, les délais d’intervention.
Indispensables : les obligations réglementaires
L’entretien (vérification, nettoyage et réglage) des appareils de chauffage et de production d’eau chaude est obligatoire au moins une fois par an, tout comme le ramonage des conduits de fumée.
L’obligation d’autres contrôles (tenue d’un livret de chaufferie,
contrôle du rendement des chaudières, sécurité, etc.) est fonction de la puissance de la chaufferie.
Ces interventions sont du ressort de professionnels qualifiés.
Pour la bonne marche de l’installation : les travaux courants
La saison de chauffe dure en moyenne d’octobre à avril en France.
Au redémarrage du chauffage, le professionnel contrôle les chaudières, les brûleurs, les circulateurs, les sécurités, les organes de régulation, le vase d’expansion, l’armoire électrique, la propreté de la chaufferie, etc.
Pendant la saison de chauffe, outre les contrôles obligatoires,
le professionnel vérifie périodiquement le fonctionnement
des chaudières et des brûleurs, la régulation et la programmation.
Il adapte les réglages pour optimiser confort et consommations. |
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Et si on faisait baisser les charges ? |
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Vous trouvez que vos charges de chauffage sont trop élevées, ou peu en rapport avec le service rendu ? Voici plusieurs causes possibles :
• la chaufferie est vétuste. Il faut en profiter pour installer du matériel moderne et performant, et pour remettre en conformité la chaufferie ;
• le réseau est emboué, entartré et / ou déséquilibré. Il faut alors songer à un désembouage ou un rééquilibrage de l’installation ;
•l es fenêtres ne sont pas étanches. Remplacez-les par des fenêtres à double vitrage dotées d’huisseries à isolation performante. N’oubliez pas de fermer les volets la nuit !
• l’isolation des murs et des toits est déficiente. On peut envisager la pose d’une isolation extérieure (au moment d’un ravalement) ou de protections contre les variations thermiques, ce qui limite les risques de fissuration
des murs et des terrasses;
Pour
en savoir plus sur l’isolation, consultez le
guide pratique de l’ADEME "Isolation_thermique".
• le contrat d’exploitation et de maintenance est à suivre de près. Il est nécessaire de vérifier que les services
rendus correspondent au coût. Cet examen amène parfois à une renégociation du contrat. |
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