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Les pompes à chaleur |
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++ Pompes géothermiques, des ressources sous nos pieds
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Elles valorisent les calories du sol ou de l’eau des .
nappes par le biais de réseaux de capteurs, de sondes
ou de forages d’eau.
Ce type de PAC est très performant quelle que soit la
température hivernale. En effet, les capteurs sont installés
à la profondeur requise pour que la température
y soit à peu près constante toute l’année et toujours
suffisante.

Géothermie de surface
Aux profondeurs qui intéressent les pompes à chaleur géothermiques
(ou pompes sur capteurs enterrés),
l’énergie du sol provient pour l’essentiel du rayonnement
solaire et de la migration des eaux de
pluie dans le sol. |
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Capter les calories |
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Dans les PAC géothermiques, le prélèvement de chaleur
se fait par le biais de tubes enterrés dans le sol.
Ces capteurs peuvent être placés en configuration
horizontale ou verticale. Dans ce dernier cas, on parle
aussi de sondes géothermiques verticales.

Les capteurs verticaux sont constitués de deux tubes de polyéthylène
formant un U installés dans un forage (jusqu’à 80 m de
profondeur) et scellés dans celui-ci par du ciment. Dans la plupart
des cas, on réalise plusieurs forages qui doivent être distants d’au
moins 10 m.
On y fait circuler en circuit fermé de l’eau additionnée de liquide
antigel.
Seules les PAC à fluides intermédiaires (voir page 9) peuvent être
équipées de capteurs verticaux
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Bien dimensionner les capteurs |
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La longueur totale des tubes d’un capteur horizontal
dépasse plusieurs centaines de mètres. Ils sont repliés
en boucles distantes d’au moins 40 cm, pour éviter un
prélèvement trop important de la chaleur du sol. Dans
le cas contraire, il y aurait des risques de gel du sol.
On estime la surface de capteur nécessaire de 1,5 à
2 fois la surface habitable à chauffer. Pour une maison
de 150 m2, le capteur occupera entre 225 et 300 m2 de
votre jardin.
Pour les capteurs verticaux, deux sondes géothermiques
d’environ 70 m de profondeur chacune et distantes
d’au moins 10 m, peuvent convenir pour chauffer
une maison de 120 m2 habitables (en fonction de la
zone climatique et de l’isolation de la maison).
L’emprise au sol est faible par rapport à des capteurs
horizontaux mais la réalisation du forage exige un
minimum de place et une bonne accessibilité.
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Prendre quelques précautions |
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Choisir une configuration |
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Un cas à part, les PAC sur eau de nappe |
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Elles aussi font partie des PAC géothermiques. La chaleur
du sous-sol est celle contenue dans l’eau de nappes
aquifères peu profondes (moins de 100 m) captée par
forage. On les appelle en général pompes eau / eau.
Les PAC sur eau de nappe nécessitent un ou deux
forages de 30 à 100 m de profondeur. Le captage doit
être réalisé par un foreur professionnel et déclaré à la
DRIRE locale (direction régionale de l’industrie, de la
recherche et de l’environnement)
Attention ! Démarches
Les forages sont soumis à des réglementations nationales et
locales. Avant d’envisager un tel projet, il faut faire le point
sur les démarches administratives à entreprendre et contacter
un spécialiste (hydrogéologue agréé, Bureau de recherches
géologiques et minières [BRGM], bureau d’études spécialisé). |
Dans les systèmes à un seul forage, l’eau de nappe prélevée
est rejetée dans une rivière, un plan d’eau ou un
réseau d’eaux pluviales (si ce type de rejet y est toléré)
après qu’on y ait prélevé les calories nécessaires.
Dans le système à deux forages, le deuxième forage
sert à réinjecter l’eau utilisée dans la nappe. Ce système,
bien que plus coûteux, est fortement recommandé
car il évite le gaspillage de l’eau souterraine, précieuse
par nature.

Un débit suffisant
Pour qu’une pompe à chaleur sur eau de nappe donne toute
satisfaction, il faut que le débit d’eau puisé dans la nappe soit
suffisant et stable dans le temps. Le débit requis peut atteindre
ou dépasser 1 m3/h et s’élever jusqu’à 3 m3/h pour une maison
individuelle, selon son degré d’isolation. |

Et en rivière ?
Il est possible d’utiliser l’eau d’une rivière pour faire fonctionner
une pompe à chaleur. Selon le débit prélevé par la pompe,
le débit d’étiage du cours d’eau et le type de cours d’eau
(domanial ou non), cet usage peut être soumis à déclaration
ou à autorisation et assujetti à une redevance
du domaine public (rivières domaniales).
Pour plus de renseignements, contacter la
direction départementale de l’agriculture et
de la forêt. C’est auprès d’elle que se font les
démarches nécessaires. |
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