Accueil
 Contruire autrement

++ Des équipements sobres et durables

  Grâce aux efforts déjà réalisés sur son implantation et la qualité de son enveloppe, votre maison est économe en énergie parce qu’elle a peu de besoins. Les équipements dont vous la dotez peuvent vous permettre de réduire son impact sur l’environnement et de transformer l’essai !
 

Le chauffage : énergies traditionnelles ou renouvelables ?

 
Pour en savoir plus, consultez les guides de l’ADEME
« Le chauffe-eau solaire individuel »,
« Le chauffage solaire »,
« Le chauffage au bois »,
« Les pompes à chaleur »,
« Le chauffage, la régulation, l’eau chaude »,

Les conseillers de l’Espace Info->Énergie le plus proche de chez vous peuvent également vous aider dans vos choix.

Chauffage et production d’eau chaude sanitaire sont des postes importants dans la consommation d’énergie d’une maison. Pour bien les choisir, prenez en compte vos exigences de confort, les possibilités d’évolution des équipements choisis, le coût, aussi bien à l’achat qu’à l’usage (prix de l’énergie, entretien), la disponibilité dans l’avenir de l’énergie choisie, la pollution produite.


Utiliser au mieux les énergies traditionnelles
avec des équipements performants


• Le gaz et le fioul sont très employés. Pourtant, leurs inconvénients sont de plus en plus patents :
utilisation d’énergies fossiles dont les ressources ne sont pas éternelles, émissions de polluants et de gazà effet de serre, coûts en constante augmentation et dépendants de facteurs géopolitiques très instables. Les bonnes performances des équipements et l’approvisionnement facile leur donnent encore des atouts.

Il est donc particulièrement important, si vous choisissez ces énergies, de vous équiper de matériels très performants qui minimisent consommation et émissions polluantes. C’est le cas des chaudières basse température et surtout des chaudières à condensation. Ces équipements doivent être bien dimensionnés et entretenus régulièrement pour optimiser les performances et minimiser les consommations.

• L’électricité offre des facilités de mise en oeuvre et un coût d’installation peu élevé (attention ! Il est obligatoire de faire installer tout de même un conduit de fumée dans le logement). Elle est produite en majeure partie à partir de ressources non renouvelables. Pour un meilleur confort, vous devez choisir des panneaux rayonnants.


Adopter les énergies renouvelables

Elles ne produisent pas de gaz à effet de serre, polluent peu ou pas du tout. Les ressources en sont illimitées, leur coût à l’usage est réduit. Elles sont LE moyen de produire chaleur et eau chaude de façon écologique !

Le solaire thermique

Le soleil est disponible partout. Son rayonnement, transformé en chaleur par des capteurs thermiques, permet de chauffer l’eau sanitaire (à l’aide d’un chauffe-eau solaire individuel ou CESI) ou toute la maison (on parle de système solaire combiné ou SSC). C’est une énergie gratuite qui n’émet à l’usage ni polluant ni gaz à effet de serre.

Une maison tournée vers le soleil, équipée de cellules photovoltaïques et de capteurs solaires thermiques.

La surface de capteur nécessaire oscille entre 3 et 5 m2 pour un CESI (qui pourra couvrir environ 60 % des besoins en eau chaude d’une famille de 4 personnes), entre 10 et 20 m2 pour un chauffage (30 à 40 % des besoins couverts). Le complément est assuré par un système d’appoint. Le relais entre solaire et appoint se fait de façon à optimiser l’emploi de l’énergie solaire.


Des labels pour les énergies renouvelables

L’association Qualit’EnR gère l’appellation « Qualisol », attribuéeà des installateurs de systèmes solaires engagés dans une démarche de qualité. Consultez le site Internet www.qualit-enr.org pour en savoir plus sur Qualisol, mais également sur Qualibois (label de qualité pour les installations de chauffage au bois) et QualiPV (pour le photovoltaïque). L’association pour les pompes à chaleur (AFPAC) gère quant à elle QualiPAC.

Ces installateurs s’engagent à respecter une charte de qualité qui garantit leur savoir-faire et la mise en place d’équipements munis de certifications.


Le bois

Cette énergie renouvelable et abondante peut être disponible localement. Elle est neutre au regard de l’effet de serre : en brûlant, le bois émet le CO2 qu’il avait fixé lors de sa croissance.

Souvent utilisé comme appoint dans une cheminée, un insert ou un poêle, le bois devient l’énergie principale de chauffage grâce aux progrès des équipements : chaudières très performantes, alimentation automatique avec des granulés ou du bois déchiqueté. Une chaudière à bois peut être un excellent appoint pour une installation de chauffage solaire.

Des équipements et un combustible performants

« Flamme Verte » est un label de qualité signalant des appareils économiques, sûrs et performants.
La marque « NF Bois de chauffage » vous garantit un bon niveau de performance du bois acheté dans certaines grandes surfaces.

Attention ! Ne brûlez pas des bois traités (vieux meubles, agglomérés, bois récupérés sur des chantiers) car ils dégagent des polluants très nocifs.


Si vous voulez vous équiper, prévoyez la mise en place d’un local ou d’un abri de stockage pour le combustible.

La pompe à chaleur ou PAC

Ce système électrique récupère l’énergie gratuite et inépuisable stockée dans le sol, l’air ou l’eau des nappes et la restitue pour chauffer la maison. Il est performant et économique : pour 1 kWh d’électricité consommé, une PAC restitue de 2 à 4 kWh de chaleur.

Les PAC géothermiques récupèrent la chaleur du sol ou celle d’une nappe phréatique. Les PAC aérothermiques récupèrent les calories de l’air. Elles sont parfois moins performantes mais plus simples à mettre en oeuvre.

Certaines PAC dites réversibles se transforment en système de rafraîchissement. Mais une maison bien conçue n’en a pas besoin : le confort d’été y est assuré par des systèmes passifs, des choix de construction et de matériaux.


Bien piloter le chauffage

Un système de chauffage performant doit délivrer la bonne température où il faut, quand il faut, sans gaspiller l’énergie. 21 °C dans la salle de bains, 19 °C dans les pièces à vivre et 17 °C dans les chambres assurent un bon confort de vie. Cette distribution de chaleur est assurée par des systèmes de régulation et de programmation du chauffage.

• La régulation est là pour maintenir la température à une valeur choisie, constante et sans à-coup.

• La programmation complète la régulation en faisant varier la température en fonction du moment de la journée (jour / nuit) et du jour de la semaine (jour ouvrable / week-end).

Le pilotage du chauffage est assuré par un thermostat d’ambiance, comportant éventuellement une horloge de programmation et des robinets thermostatiques installés sur certains radiateurs.
 


La ventilation : assurer la santé du bâtiment et des habitants

 
Pour en savoir plus, consultez le guide de l’ADEME
« La ventilation ».

Principes de base

Dans la maison, l'air doit être sain et régulièrement renouvelé, ni trop humide, ni trop sec, ni pollué. La santé de ses habitants et du bâtiment lui-même en dépendent. L’utilisation de matériaux qui «respirent » permet de réguler en partie l’humidité ambiante. La mise en oeuvre d’une ventilation efficace est cependant nécessaire pour une bonne qualité de l’air ambiant.


Concilier efficacité et économies d’énergie

Il est obligatoire d’assurer la ventilation globale et permanente d’un logement. S’en remettre à une ventilation naturelle (avec des grilles d’entrée d’air et des conduits d’extraction) mal contrôlée n’est pas satisfaisant. Avec la ventilation mécanique contrôlée (VMC), on maîtrise plus facilement les débits nécessaires au renouvellement de l’air. Il existe des VMC simple flux, des VMC simple flux hygroréglables et des VMC double flux avec ou non récupération d’énergie. Ces deux dernières sont les plus performantes en terme d’économies d’énergie et permettent des économies de chauffage.

Le puits climatique

Comment fonctionne-t-il ? L’air, aspiré à l’extérieur, circule dans un (ou des) tube(s) d’une vingtaine de mètres de long, enfouis à plus d’un mètre de profondeur dans le sol, où la température est assez constante toute l’année. Il s’y rafraîchit en été, s’y réchauffe en hiver. Il est ensuite pulsé à l’intérieur. C’est un système de ventilation qui tempère l’air neuf entrant dans la maison.

Attention ! Ce dispositif, simple dans son principe, est très délicat à mettre en oeuvre. Mal dimensionné, il est inefficace d’un point de vue thermique. Si le puits n’est pas parfaitement réalisé, la vapeur d’eau s’y condense et des moisissures peuvent s’y développer, contaminant l’air pulsé dans la maison.
 


Naturel ou artificiel, l'éclairage

 
Pour en savoir plus, consultez le guide de l’ADEME
« Les équipements électriques ».

Principes de base

• La lumière solaire est une lumière de qualité, gratuite, à laquelle la vision humaine est adaptée. L’idéal est de profiter dans la maison d’un éclairement naturel optimal, sans éblouissement et sans surchauffe l’été.


Des pièces sans fenêtre profitent de l’éclairage naturel avec la mise en place de « puits de lumière » ou de « conduits solaires » :
un collecteur situé sur le toit distribue la lumière dans un conduit réfléchissant qui éclaire une pièce aveugle.
C’est possible en prévoyant des ouvertures suffisantes, en utilisant des protections solaires qui ombrent les fenêtres (auvents, débords de toiture, végétation), en créant des ouvertures zénithales (grâce auxquelles la lumière provient du plafond) orientées au nord ou à l’est, en privilégiant des couleurs mates et claires.


• L’agencement des pièces permet d’utiliser au mieux la lumière solaire. Ainsi, dans la cuisine, l’évier ou le plan de travail situés sous une fenêtre évitent le recours trop fréquent à l’éclairage artificiel


La lumière artificielle : pour une utilisation efficace et peu coûteuse

Une bonne utilisation de la lumière naturelle permet de limiter le recours à l’éclairage artificiel : il doit être considéré comme un simple appoint le jour. L’utilisation de lampes basse consommation permet de limiter les dépenses d’énergie.
 


L’électricité : comment la produire à la maison

 
Pour en savoir plus, consultez le guide de l’ADEME
« La production électrique raccordée au réseau ».

En produisant de l’électricité chez vous, de façon décentralisée, modulable et non-polluante, vous participez à la limitation des pollutions et des rejets de gaz à effet de serre. La vendre au réseau est à l’heure actuelle plus intéressant financièrement que l’utiliser sur place.

Le dispositif de production le plus simple et le plus courant est le solaire photovoltaïque. 25 m2 de modules peuvent produire en un an l’équivalent de la consommation électrique (hors chauffage, cuisine et eau chaude) d’une famille de 4 personnes, environ 2 500 kWh. Il existe également des petites éoliennes destinées à la production d’électricité domestique.

La production électrique individuelle prend tout son sens quand elle s’intègre dans une démarche de maîtrise des consommations d’énergie : utilisation d’équipements électriques performants, suppression des veilles inutiles, habitudes d’économies d’énergie. Et tout cela, bien sûr, dans le cadre d’une maison énergétiquement performante.


Les modules photovoltaïques convertissent directement la lumière en électricité. Ils peuvent être installés sur un toit ou mieux, être intégrés au bâtiment en couverture ou en protection solaire.
 


L’entretien : un gage de durabilité

  Pour que votre maison soit durable, il est important de prendre en compte son entretien et sa maintenance dès sa conception. Le choix des matériaux et des équipements va influer sur l’entretien du bâtiment pendant toute sa durée de vie.

Des installations techniques (gaines, réseaux de distribution) facilement accessibles garantissent un entretien futur plus facile et moins coûteux.

Des équipements robustes et fiables dureront plus longtemps sans panne.

Des matériaux de revêtement nettoyables à l’eau, limiteront l’emploi de produits d’entretien potentiellement polluants.

Les équipements tels les chaudières, les VMC, les pompes à chaleur, les systèmes solaires, les conduits de cheminée nécessitent un entretien suivi, gage de durabilité et sécurité. Il est possible de souscrire des contrats d’entretien qui vous assurent la régularité des interventions.

Économiser l’eau,
c’est aussi économiser l’énergie

Une famille de 4 personnes consomme environ 600 litres d’eau potable par jour. Faites des économies en installant des systèmes tels que chasse d’eau économe, robinets à faible débit, douchettes à turbulence.
Faites installer une cuve de récupération d’eau de pluie. Elle sera bienvenue pour arroser le jardin ou laver la voiture. Attention, les usages intérieurs de l’eau de pluie (chasse d’eau, lave-linge, etc.) sont réglementés pour des raisons sanitaires.