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 Contruire autrement

++ Un environnement favorable   

  Les bons choix se font bien avant le début des travaux : pour limiter les nuisances de votre maison sur l’environnement, mais aussi ses impacts sur votre qualité de vie et votre santé, il faut prendre un bon départ…
 

Accessibilité et sécurité : de bons atouts pour démarrer

   Diminuer et faciliter les déplacements

• Le secteur des transports est gros consommateur d’énergie et gros producteur de polluants et de GES (26 % des émissions de CO2).
Choisir le site de sa future maison en fonction de ses facilités de desserte par des transports en commun, de sa proximité du lieu de travail, des écoles, des commerces… est donc un choix judicieux et responsable.

• Ne pas avoir de voiture ou préférer une petite voiture ou un véhicule « propre » sont des choix envisageables. Les transports en commun, l’autopartage, le covoiturage, les modes de transport doux multiplient les possibilités de déplacement.

• Ces choix vous permettront, à l’usage, de limiter l’utilisation de votre voiture et de privilégier des déplacements plus écologiques (à pied, en vélo, en bus, en train…).

Pour en savoir plus, consultez le guide de l’ADEME
« Se déplacer malin »

• Important également : la desserte de votre terrain par les réseaux d’eau, d’électricité, de gaz naturel, d’assainissement collectif.


Prendre en compte les activités alentour

• Soyez attentifs aux sources de bruit dans le voisinage de votre future maison : attention à la proximité d’une route passagère ou d’une voie ferrée, d’un aéroport, d’établissements bruyants…

• Renseignez-vous (mairie, documents d’urbanisme,…) sur les risques de pollution chimique provenant d’une activité actuelle ou passée, sur l’éventualité de pollutions électriques ou électromagnétiques (ligne à haute tension, transformateur,…).



S’affranchir des aléas naturels

• Les zones inondables, les secteurs avalancheux ou sujets aux glissements de terrain, etc., sont répertoriés sur les plans de zonage des documents d’urbanisme. Le DICRIM (voir encadré) renseigne la population sur les risques naturels (et technologiques) dans la commune et les mesures en place pour les prévenir.

• Le radon, un gaz radioactif présent dans le sous-sol des zones granitiques ou volcaniques, peut s’accumuler dans les maisons. Des règles de construction (videsanitaire, étanchéité des planchers et des murs, bonne ventilation de la maison) permettent d’en limiter le risque.


En mairie, consultez les documents d’urbanisme (plan d’occupation des sols - POS - ou plan local d’urbanisme - PLU -, cartes communales, schéma de cohérence territoriale - SCoT - ) et le document d’information communal sur les risques majeurs (DICRIM). Ils vous donneront des indications précieuses sur le territoire où vous souhaitez vous installer (zonage et règlement d’urbanisme, risques naturels et industriels…) et sur ses orientations d’aménagement.

 


Une insertion habile

  Une fois le terrain acquis, il s’agit de profiter de ses avantages, de sa situation, de sa végétation, pour diminuer les exigences énergétiques de votre future maison et augmenter votre confort. Cette approche est qualifiée de conception bioclimatique.
 

   Jouer avec le terrain

• Sur une pente, profitez des circulations naturelles de l’air : l’implantation y est plus favorable que dans le fond d’une cuvette. Cependant, ne bouleversez pas le terrain par une implantation qui suppose des remblais importants.

• En pente, mais aussi sur terrain plat, pensez à une construction semi-enterrée. Elle va profiter des apports de chaleur et de fraîcheur relatifs du sol, en hiver et en été, ce qui y limitera les variations de températures.


 Jouer avec le soleil et le climat

• Quel meilleur chauffage que le soleil lui-même ? Les apports solaires sont à valoriser en priorité par le choix de l’orientation et l’emplacement sur la parcelle.


Une bonne prise en compte de ces apports dépend aussi de la répartition des ouvertures, de la sélection de matériaux qui captent et retiennent la chaleur.

• Pensez également aux vents dominants : s’en protéger l’hiver en utilisant à la fois la topographie de la parcelle et des écrans végétaux, mais savoir en profiter pour rafraîchir en été.


Jouer avec le végétal

• Conservez les végétaux intéressants (arbres, haies) déjà présents sur votre terrain et protégez-les bien lors du chantier : ils vous protégeront à leur tour, dès votre entrée dans votre nouvelle maison.

• Privilégiez les haies denses de persistants pour vous protéger des vents froids, les haies plus légères et plus basses (feuillus, arbustes à fleurs et à fruits) vers le sud ou les vues agréables : votre maison ne souffrira pas d’ombres portées gênantes en plein hiver !


Plantez un arbre à feuilles caduques devant votre terrasse ou à l’ouest de votre maison : son ombre vous rafraîchira en été, mais elle ne vous gênera pas en hiver quand il aura perdu ses feuilles. Faites votre choix en fonction de la taille de l’arbre adulte pour qu’il n’ombrage pas d’éventuels capteurs solaires sur le toit.

• Pensez à une pergola, à des plantes grimpantes en façade sud. Privilégiez les surfaces en herbe ou plantées autour de la maison : elles sont perméables et l’eau de pluie peut s’y infiltrer au lieu de surcharger les canalisations d’évacuation. Situées devant une ouverture, elles réfléchissent moins la chaleur qu’une surface maçonnée et sont donc plus confortables en été.