le chauffage au bois

++ Les gages d’un bon usage : pose et entretien
Vous avez choisi le matériel qui convient à vos exigences. Mais même un bon équipement peut s’avérer décevant s’il est mal installé ou mal utilisé.

Une pose défectueuse peut être à l’origine d’un mauvais fonctionnement voire d’incendies, compte tenu des températures élevées que peuvent atteindre les composants de l’appareil.

Un manque d’entretien peut lui aussi représenter un danger et diminuer les performances de l’appareil.

Offrez un bon conduit aux fumées

  La qualité du tirage est primordiale pour le bon fonctionnement d’un appareil de chauffage au bois. Elle dépend :

 du raccordement de l’appareil au conduit de fumée. Il faut éviter les coudes à 90° et les portions horizontales supérieures à un mètre. Il faut prévoir une isolation et un démontage facile pour les nettoyages ;

 des caractéristiques du conduit :
• une bonne isolation thermique ;
• une hauteur suffisante et un débouché correct au-dessus du toit (dépassement du faîtage d’au moins 40 cm) ;
• une section convenant à l’appareil raccordé ;
• un profil régulier sans changement brutal de section ni de direction ;
• une bonne étanchéité ;
• une trappe de ramonage accessible.
 

Le conduit de fumée

Il peut être en terre cuite, en briques, en béton ou métallique. Il peut avoir une double paroi avec un isolant intercalé. Il ne doit être raccordé qu’à un seul appareil.



Préparez un logement pour votre insert

  Et veillez au respect des règles essentielles de sécurité :

• enlever tous les matériaux combustibles ou dégradables ;

• fermer l’ancien avaloir par une partie maçonnée pour éviter l’accumulation de suie [A] ;

• protéger et isoler les parois recevant l’appareil [B].

Bistre et goudron proviennent de la condensation de composés issus de la combustion du bois. Pour éviter leur dépôt, il faut limiter le refroidissement excessif des fumées

• en isolant soigneusement le conduit [C] ;

• en brûlant du bois bien sec.
 


Surveillez de près votre installation

  Les dimensions de votre appareil à bois doivent être adaptées aux besoins de votre maison : la surpuissance nuit à sa longévité.  

Souciez-vous de la qualité de l’air

  La combustion du bois produit des polluants (CO, particules, etc .) . Pour les réduire efficacement :

• utilisez un combustible (bois, plaquettes, granulés) de bonne qualité, sec et propre .
Rappelons qu’il ne faut jamais brûler de déchets dans une cheminée ou un poêle !

• si votre équipement est ancien, remplacezle par un appareil moderne (labellisé Flamme Verte par exemple) : il polluera beaucoup moins et son rendement sera plus élevé .

Des projets de recherche sont en cours pour réduire encore les polluants émis et surtout les poussières .
 

Fiez-vous à votre chaudière

  Des dispositifs de sécurité évitent les risques de surchauffe, dus à une montée trop forte en température de l’eau. Ils permettent de dissiper la chaleur et préservent des effets de la surpression dans le circuit (vase d’expansion ouvert ou fermé).

Un système de recyclage est nécessaire pour protéger la chaudière du retour d’une eau de chauffage trop froide. Un circulateur de recyclage ou une vanne thermostatique peuvent jouer ce rôle.
 



Entretenez votre installation

  Tout d’abord, une bonne lecture : celle de la notice technique fournie avec votre appareil de chauffage. En vous conformant à ses recommandations, vous éviterez un mauvais usage de votre équipement.

Les appareils indépendants (inserts, foyers fermés, poêles) nécessitent quelques opérations légères, mais régulières : décendrage, nettoyage de la vitre, de l’intérieur de la hotte, des grilles d’air chaud, vérification périodique de l’appareil.

Les chaudières exigent les précautions suivantes :

• les nettoyer complètement et vider le magasin en fin de saison de chauffe ;

• sans ballon-tampon, ne pas les utiliser pour produire de l’eau chaude sanitaire en été.
 

Faites ramoner vos cheminées
Les conduits de fumées doivent être ramonés au moins deux fois par an. C’est primordial pour votre sécurité, et c’est obligatoire ! Et à chaque fois, demandez un certificat de ramonage.

Attention! un ramonage chimique ne remplace pas un ramonage mécanique.

  Pour en savoir plus
• Construction d’une cheminée - Foyers ouverts et fermés, conduits maçonnés et métalliques - Guide pratique CSTB

• Se chauffer au bois - P.-J. Bellin - Eyrolles.