le chauffe-eau solaire individuel

++ Comment l'installer ?

Avant l’installation, des démarches indispensables

 

• Pour une maison existante : une déclaration de travaux est obligatoire auprès des services municipaux, car l’installation des capteurs modifie l’aspect du toit ou de la façade.

• Dans le périmètre d’un site classé : l’accord de l’architecte des Bâtiments de France est nécessaire. Il est d’ailleurs conseillé de se rapprocher du Service départemental de l’Architecture et du Patrimoine dès la mise en forme du projet

• Pour un projet de maison : la demande de permis de construire doit inclure le chauffe-eau solaire prévu. Si vous vous décidez après le dépôt de votre permis, vous pouvez déposer un modificatif de permis de construire auprès de votre mairie.

 

 
Pensez à intégrer le CESI dans votre demande de permis de construire !
 

 

Une maison plus grande avec les énergies renouvelables ?

La législation* permet aux communes, sur décision du conseil municipal, d’autoriser un dépassement de 20 % du COS prévu par les documents d’urbanisme, dans la mesure où :

• pour une extension, une isolation performante des combles** et des équipements utilisant les énergies renouvelables (en particulier un CESI) sont mis en place ;

• pour une maison neuve, elle répond au label THPE EnR 2005 (Très Haute Performance Énergétique avec énergies renouvelables) ou BBC (Bâtiment Basse consommation).

Pour savoir si ces dispositions sont prises dans votre commune, renseignez-vous auprès de votre mairie.

Pour en savoir plus sur les labels de performance énergétique des bâtiments, consultez le guide grand public de l’ADEME« Construire autrement », n° 6293.

* : arrêté du 3/05/2007, en application de la loi d’orientation des politiques énergétiques du 13/07/2005.
** : résistance thermique supérieure à 5 m2K/W.

 

Bien choisir l’emplacement du ballon de stockage

 

Dans un CESI à éléments séparés, il faut trouver un emplacement pour le ballon solaire :

• minimiser les distances entre les capteurs et le ballon limite les pertes thermiques et le coût du circuit primaire ;

• placer le ballon dans un local chauffé ou du moins isolé lui permet de ne pas se refroidir trop vite.

 

 
L’encombrement du ballon d’un chauffe-eau solaire individuel est comparable à celui de tout autre type de ballon.
 


Quelques règles à respecter pour obtenir durablement une efficacité optimale et réussir l’intégration architecturale des capteurs solaires

 

La meilleure orientation : plein sud, pour capter un maximum d’ensoleillement. Mais sud-est ou sud-ouest, c’est encore très bien.

Les localisations possibles : sur un toit, en auvent, en façade, en terrasse ou éventuellement au sol près de la maison, sans ombre portée d’autres bâtiments ou de végétaux.

 
 
La pose des capteurs sur un châssis permet de suppléer à une orientation inadéquate ou une pente insuffisante de toit.
 

 

Les implantations convenables : pour un usage à longueur d’année, les capteurs solaires sont en général inclinés à 4 ° par rapport à l’horizontal. Cependant une inclinaison de plus ou moins 10° joue peu sur leurs performances ; les critères esthétiques sont alors prépondérants.

 

 

Quelques mesures d’entretien à prévoir
Vérifiez régulièrement la pression du circuit primaire. Faites vérifier par un professionnel l’état du liquide caloporteur, notamment à l’approche de l’hiver.

 

 

L’intégration au bâti : lorsque les capteurs solaires sont placés sur un toit, il est préférable qu’ils en suivent la pente. Certains capteurs sont conçus pour s’intégrer dans les toitures, comme une fenêtre de toit. Votre installateur (ou votre architecte) vous conseillera les aménagements les mieux adaptés au caractère de votre maison et à son cadre.

 

Choisir les bons interlocuteurs : la marque Qualisol

 

Les installateurs d’équipements solaires thermiques domestiques (CESI, SSC) sont invités à souscrire volontairement à la charte Qualisol. Cette charte a été élaborée par les professions concernées dans le cadre de l’association Qualit’EnR. Elle comporte dix engagements de bonne pratique et de qualité du service rendu aux clients. Seules les entreprises justifiant auprès de Qualit’EnR des savoir-faire et des assurances nécessaires
(qualifications, références antérieures, formations spécifiques, etc.) sont autorisées à utiliser la charte Qualisol.

En vous adressant à ces professionnels de confiance, vous aurez les meilleures chances de bénéficier durablement d’un équipement solaire performant et fiable.

 

 

Pour obtenir une efficacité optimale de votre CESI

L’ADEME vous conseille :
• de choisir des équipements conformes aux exigences des dispositions fiscales en vigueur ;
• de vous adresser de préférence à un professionnel labéllisé Qualisol ;
• d’acquérir, auprès d’un même fournisseur, un ensemble complet d’une même marque : capteur, circulateur, régulateur, ballon de stockage, liquide caloporteur, etc. ;

 

 






Pour vous procurer la liste des installateurs Qualisol dans votre région, consultez :
• l’Espace Info->Énergie le plus proche
• le site www.qualisol.org

 

 

Pour des usages collectifs aussi…

L’eau chaude solaire n’est pas réservée aux usages individuels. Des immeubles d’habitation, des maisons de retraite, des hôpitaux, des gymnases, des hôtels recourent à l’énergie solaire pour leur approvisionnement en eau chaude sanitaire. C’est juste une question de dimension des installations… Vous trouverez des précisions sur ce sujet dans le guide de l’ADEME « Eau chaude solaire collective : bonnes pratiques », n° 5653, téléchargeable sur le site de l’ADEME à l’adresse suivante : www.ademe.fr/publications.

 

 
Un petit ensemble d’habitat collectif social doté d’équipements solaires, en région Rhône-Alpes.