Particuliers et éco-citoyens

Pourquoi l'air est-il pollué ?

Mis à jour le 09/03/2018

La pollution de l'air peut être d'origine naturelle mais nos activités humaines sont également largement responsables de la mauvaise qualité de l'air.

Réduction de la vitesse de déplacement, 60 kilomètres à l'heure sur le boulevard périphérique les jours de pollution atmosphérique.

Les origines de la pollution de l'air

Les origines peuvent être naturelles. Des polluants sont produits :

  • par les éruptions volcaniques qui envoient dans l’atmosphère d’énormes quantités de gaz et de particules ;
  • par des plantes qui produisent des pollens, dont certains sont responsables d’allergies respiratoires, et des molécules organiques qui contribuent à la formation d’ozone de la haute atmosphère (couche d’ozone) ;
  • par la foudre qui émet des oxydes d’azote et de l’ozone ;
  • par l’érosion qui produit des poussières minérales reprises par le vent et déposées quelquefois très loin de leur lieu d’origine.

Les activités humaines sont elles aussi productrices de polluants atmosphériques :

  • les transports et surtout le trafic routier ;
  • les industries et la production d’énergie ;
  • les bâtiments et leur chauffage ;
  • l’agriculture, par l’utilisation d’engrais azotés, de pesticides et par les émissions animales ;
  • le stockage et l’incinération des déchets.

Des polluants primaires et secondaires

Les polluants primaires sont directement issus des sources de pollution. C’est le cas par exemple des composés organiques volatils (COV), des hydrocarbures, des particules fines, etc.
Les polluants secondaires sont issus des polluants primaires, lors de transformations chimiques dans l’air sous l’action du rayonnement solaire ou de la chaleur. C’est le cas de l’ozone, de certains aldéhydes et cétones, etc.

Les facteurs favorisant, amplifiant ou transformant la pollution de l'air

  • les conditions météorologiques.
    Des conditions anticycloniques favorisent la stagnation des polluants dans les basses couches de l’atmosphère. Les vents les dispersent assez localement (brises de mer et de terre sur les côtes, brises de vallée et de montagne) et peuvent les transporter sur de grandes distances : on parle alors de pollution atmosphérique transfrontalière.
    L’humidité et le rayonnement solaire peuvent favoriser leur transformation chimique ;
  • la densité du trafic : une forte circulation par temps chaud favorise la formation d’ozone polluant et la concentration des autres polluants automobiles ;
  • la concentration industrielle sur une petite aire géographique.

Les conséquences sur l’environnement

  • la destruction de la couche d’ozone.
    Due à des gaz chlorés et fluorés (CFC autrefois largement utilisés comme gaz réfrigérants, gaz propulseurs des aérosols, solvants…) ou bromés (halons utilisés pour lutter contre les incendies ou comme pesticides), elle s’est fortement ralentie suite au contrôle des produits incriminés ;
  • les « pluies acides ».
    Les précipitations humides (pluie, neige, brouillard, etc.) s’acidifient sous l’effet des oxydes d’azote et du dioxyde de soufre. Ces précipitations peuvent altérer les écosystèmes aquatiques et terrestres ;
  • la contribution à l’effet de serre.
    Certains polluants produits par les activités humaines contribuent à amplifier l’effet de serre. Ils agissent sur le climat et entraînent des perturbations climatiques à l’échelle planétaire.

S’informer sur la qualité de l’air près de chez soi

La surveillance de la qualité de l’air extérieur et l’information auprès du public est assuré sur l’ensemble du territoire par les Associations agréées de surveillance de la qualité de l’air (AASQA). 

Consultez ces différents sites pour vous renseigner :  
Pour comprendre comment est étudiée la qualité de l'air : le site du ministère de l'Environnement
Pour connaitre la qualité de l'air en France aujourd'hui et demain : le site Prévair
Pour connaître la qualité de l'air dans votre région, consultez la carte interactive des associations de surveillance de la qualité de l'air