Particuliers et éco-citoyens

Ventilation

Mis à jour le 29/09/2017

Ventiler un logement est une nécessité. L’air de votre logement doit être régulièrement renouvelé pour évacuer l’humidité et les polluants.

Différentes techniques de ventiltion existent. Les connaître permet de choisir le système le plus adapté à votre logement.

Aération et ventilation naturelle

Si votre logement n’est pas équipé d’une VMC, il faut créer ou maintenir des circulations d’air suffisantes qui renouvelleront l’air intérieur :

  • si vous n’avez que des fenêtres, ouvrez-les. Cependant, en hiver, il faut aérer sans perdre trop de chaleur : éteignez les radiateurs ou les convecteurs situés sous les fenêtres, aérez les pièces de séjour 5 minutes avant de les occuper, aérez pour évacuer l’humidité en excès ou des odeurs désagréables des pièces de service, laissez, si possible et s’il ne fait pas trop froid, les fenêtres des chambres entrebâillées la nuit pour évacuer la vapeur d’eau produite par les occupants ;
  • s’il y a des grilles d’aération (basses pour l’entrée de l’air frais, hautes pour la sortie de l’air vicié), veillez à ce qu’elles restent propres. Ne les bouchez pas, ne les dissimulez pas derrière un meuble, l’efficacité de la ventilation des pièces où elles se trouvent s’en ressentirait gravement. C’est important aussi pour votre sécurité. Dans les pièces principales, complétez l’aération par une ouverture judicieuse des fenêtres.

Les ventilations mécaniques

Les techniques évoluent depuis la généralisation des ventilations mécaniques contrôlées, les VMC. Quand on remplace ou installe une ventilation dans un logement existant, il faut respecter la réglementation thermique dans l’existant. Elle impose une consommation maximale de 0,25 Wh/m3 par ventilateur.

La VMC simple-flux

L’air frais venant du dehors traverse d’abord les pièces de séjour et les chambres et est évacué des pièces de service par un groupe d’extraction comportant un ventilateur.

Les VMC simple-flux autoréglables ont des débits d’air constants quelles que soient les conditions extérieures (vent, pluie) et intérieures (nombre d’occupants, humidité).

Les VMC hygroréglables voient leur débit d’air varier en fonction de l’humidité intérieure, ce qui permet de garantir l’évacuation plus rapide d’un air très humide tout en limitant les gaspillages (ventilation adaptée aux besoins).

La VMC double flux avec récupération de chaleur

Ce système limite les pertes de chaleur inhérentes à la ventilation. Il récupère la chaleur de l’air vicié extrait de la maison et l’utilise pour réchauffer l’air venant de l’extérieur.

Il est constitué :

  • d’un circuit d’insufflation d’air neuf dans les pièces principales. L’air extérieur est filtré, préchauffé au niveau d’un échangeur de chaleur et pulsé grâce à un ventilateur dans les pièces principales par le biais de bouches d’insufflation ;
  • d’un circuit de récupération d’air vicié dans les pièces de service. L’air est aspiré dans la cuisine, la salle de bains et les WC et filtré. Sa chaleur est récupérée au niveau de l’échangeur et transmise au circuit d’air neuf. L’air extrait est ensuite évacué à l’extérieur.

Cet équipement est plus coûteux qu’une VMC simple-flux et consomme plus d’électricité, mais il permet des économies de chauffage importantes en récupérant jusqu’à 70 % (90 % dans les systèmes haute performance) de la chaleur contenue dans l’air vicié extrait.

La récupération de chaleur par la VMC est particulièrement intéressante dans une maison bien isolée qui nécessite peu de chauffage : une VMC double flux peut récupérer environ 1 500 kWh par an. L’économie réalisée est alors comprise entre 7 et 10 % de la consommation de chauffage.

Le puits climatique

L’air extérieur circule dans des tubes enterrés à environ 1,5 à 3 mètres de profondeur, là où la température varie peu au cours de l’année. Selon la saison, l’air se réchauffe ou se rafraîchit pendant ce trajet et pénètre dans la maison par l’intermédiaire d’une ventilation.

Ce système est intéressant dans les régions soumises à de fortes variations de températures. En été, l’air est rafraîchi et en hiver préchauffé avant son introduction dans le système de ventilation du logement. C’est une bonne solution surtout en été car il peut éviter l’installation d’une climatisation.

Le puits climatique est complexe à mettre en œuvre et sa réalisation doit être confiée à des professionnels très compétents, capables de concevoir des équipements adaptés à chaque situation.

Il ne doit pas en particulier dégrader la qualité de l’air intérieur en diffusant des polluants (moisissures, bactéries, radon) dans le logement.

D’autres systèmes

En collectif, la VMC-gaz évacue par le même réseau l’air vicié du logement et les produits de combustion d’une chaudière ou d’un chauffe-eau à gaz.

La ventilation mécanique répartie (VMR) est constituée d’aérateurs individuels placés dans les pièces de service. Elle fonctionne selon le même principe qu’une VMC (balayage de l’air depuis les pièces principales jusqu’aux pièces de service d’où il est rejeté, en passant sous les portes de communication).

Ce système convient en rénovation, quand la pose d’une VMC est trop problématique. Il existe des modèles d’aérateurs silencieux et consommant peu d’électricité.

Comment choisir sa VMC ?

Le bon choix d’une ventilation mécanique dépend du contexte de chaque logement. Une VMC double-flux ne présente pas beaucoup d’intérêt si le logement n’a pas fait l’objet d’une bonne rénovation thermique.

Seul un professionnel compétent pourra vous conseiller, au cas par cas, sur le système de ventilation qui sera performant chez vous.

Une large gamme de prix

Le coût d’une VMC varie dans une large fourchette selon le système retenu, la taille de la maison et sa configuration.

Ordres de prix en rénovation pour les équipements (pour une maison individuelle, fourniture et pose, hors taxe)

  Prix
VMC simple-flux autoréglable environ 750 à 1000 euros HT par logement
VMC simple-flux hygroréglable environ 1200 à 1600 euros HT par logement
VMC double-flux environ 3400 à 4600 euros HT par logement
VMR environ 2100 euros HT par logement


Un kit d’installation de puits climatique se vend entre 1 000 et 3 000 €, mais ce coût ne comprend pas les frais d’ingénierie, de terrassement, d’installation et de paramétrage.