Particuliers et éco-citoyens

Utiliser son compost au jardin

Mis à jour le 05/02/2016

En compostant vos déchets, vous disposez d’un amendement de qualité pour votre jardin. Pour bien utiliser votre compost, il vous faut respecter le rythme des saisons et les besoins des plantes.

Pratiquement tous les déchets organiques peuvent être compostés : déchets de jardin, épluchures de légumes, restes de repas... Cela peut réduire le poids de votre poubelle de 60 kg par personne et par an.

Le compost ainsi produit peut être utilisé comme amendement pour toutes vos plantations.

Dans le potager

  • à l’automne ou en fin d’hiver en surface, avec un léger griffage pour l’incorporer à la terre ;
  • au printemps, entre les rangs de légumes, avant de pailler par-dessus ;
  • toute l’année, dans les trous de plantation en recouvrant de fines couches de terre, afin que les graines ne soient pas en contact direct, mais que les racines, en se développant, trouvent des nutriments du compost.

La quantité dépend des besoins des plantes en éléments nutritifs :

  • les plantes à forts besoins peuvent supporter de 3 à 5 kg/m2/an. Il s’agit des artichauts, du céleri et du poireau, des cucurbitacées (concombres, cornichons, courges, courgettes, melons…), des solanacées (aubergines, poivrons, pommes de terre, tomates…) ainsi que du maïs ;
  • les plantes aux besoins moyens peuvent se contenter de 1 à 3 kg/m2/an de compost. Il s’agit des légumes tels que les asperges, les betteraves, les carottes, les épinards, les haricots, la laitue, le persil ou les petits pois ;
  • les plantes à faibles besoins peuvent se passer d’apport de compost. C’est le cas de l’ail, des échalotes et des oignons, des choux, de la mâche et du cresson, des endives, des fèves, des navets et des radis, ainsi que des plantes aromatiques.

Le compost peut être utilisé également en paillage de deux centimètres d’épaisseur à étendre entre les rangs des légumes dont on consomme les fruits (tomates, concombres, poivrons…).

Pour les arbres fruitiers

Vous répartirez chaque année sous l’envergure des feuilles une couche d’environ un centimètre d’épaisseur de compost, soit 3 à 5 kg/m2 pour les arbres et 2 à 3 kg/m2 pour les arbustes. Vous pouvez recouvrir le tout de paille.
À l’occasion de la plantation d’arbres ou de buissons fruitiers, vous mélangerez directement 20 % de compost dans le trou de plantation (une part de compost pour quatre parts de terreau).

Pour le jardin d’agrément

Pour votre pelouse, lors de l’installation, vous répartirez 8 à 10 kg/m2 de compost en les incorporant sur les dix premiers centimètres de terre avant de semer. En entretien, à chaque début de printemps, vous disperserez 1 à 2 kg/m2 de compost, qui aura été tamisé assez finement au préalable afin qu’il se répartisse bien entre les brins d’herbe.
Pour un terrain de végétation générale, comme les haies arbustives par exemple, vous répartirez, lors de l’installation, de 8 à 10 kg/m2 de compost en les incorporant sur quinze centimètres de profondeur. En entretien, un amendement tous les deux ans suffit : vous répartirez 2 à 3 kg/m2 de compost entre la végétation et binerez légèrement.
Pour vos massifs floraux, vous préparerez le sol, lors de l’installation d’un parterre, en effectuant un bon bêchage au cours duquel vous incorporerez de 5 à 8 kg/m2 de compost sur les quinze premiers centimètres. Lors des plantations, vous pouvez aussi mettre votre compost dans les trous, en le mélangeant avec la terre.
Si vous semez vos plantes, qu’elles soient vivaces ou annuelles, vous pouvez le faire sur sol préparé. Vous effectuerez plus tard un paillage de deux centimètres maximum, afin de limiter la levée des mauvaises herbes et de maintenir l’humidité du sol.

En entretien des massifs de vivaces

Amendez :

  • soit en automne, en étendant une couche de deux centimètres environ de compost bien mûr au pied des plants, ce qui protègera également les souches des grands froids ;
  • soit au printemps (en mars-avril pour les vivaces, en juin pour les annuelles), en incorporant 3 à 5 kg/m2 de compost avec un léger griffage en surface pour le mélanger à la terre.

Dans les jardinières

Pour la création de nouvelles jardinières, un bon mélange est constitué d’un tiers de compost, un tiers de terre et un tiers de sable. Si vous réutilisez des jardinières de l’année précédente, vous rajouterez 20 % maximum de compost à la quantité de l’ancienne terre. Vous pouvez aussi l’utiliser pour vos plantes d’intérieur de la même façon.