Particuliers et éco-citoyens

La climatisation

Mis à jour le 18/01/2018

La climatisation peut être nécessaire pour des personnes sensibles à la chaleur (personnes âgées…) et pour des logements en zones bruyantes mais elle augmente la consommation d’électricité.

Les systèmes

Du simple appareil mobile aux installations sophistiquées qui climatisent tout un logement, la gamme des systèmes de climatisation est vaste. Il est parfois difficile de se retrouver parmi la multitude de produits proposés.

Les systèmes individuels unitaires

Un appareil climatise une seule pièce.

On en distingue deux catégories :

  • les monoblocs sont en général des produits peu coûteux, mais peu puissants et bruyants ;
  • les split-systèmes sont constitués de deux unités : l’une, à l’extérieur, évacue l’air chaud, l’autre, à l’intérieur, souffle l’air rafraîchi. Elles sont reliées par des tubes où circule le fluide frigorigène. Ils sont moins bruyants pour l’utilisateur que les monoblocs : la partie la plus bruyante est à l’extérieur. Cet avantage peut devenir un inconvénient pour les voisins, surtout en immeuble.

Les systèmes monoblocs et splits peuvent être mobiles ou fixes.

Les appareils appelés « climatiseurs mobiles » ne sont pas à proprement parler des appareils de climatisation : pour laisser passer la gaine qui évacue l’air chaud (monobloc) ou les tubes de liaison (split), il faut laisser une fenêtre ou une porte entrebâillée, ce qui est incohérent avec le fonctionnement d’un climatiseur. S’ils sont les moins coûteux et s’ils ne nécessitent pas d’installation, ce sont aussi les moins fiables, les moins performants et les plus énergivores. Souvent achetés dans l’urgence lors d’une vague de chaleur, auprès de non-professionnels de la climatisation, ils ne répondent pas de façon satisfaisante aux conditions particulières de votre logement.

Les climatiseurs fixes nécessitent une installation. L’unité intérieure d’un split fixe peut être fixée au sol ou au mur, en allège, en plafonnier, etc., pour s’intégrer au mieux au logement.

Attention à ce que l’on vous vend ! Certains climatiseurs individuels assurent une fonction « chauffage », soit parce qu’ils sont réversibles, soit parce qu’ils sont équipés de résistances chauffantes. Ils ne sont pas forcément adaptés aux besoins de chauffage d’hiver. Les seconds sont très énergivores.

La climatisation « Inverter »

Cette technologie permet au climatiseur d’adapter sa vitesse en fonction de la température ambiante, ce qui évite la succession de démarrages et d’arrêts du compresseur d’un climatiseur classique. L’économie d’énergie peut atteindre 30 % (pour un climatiseur Inverter de classe A). Le confort est également plus grand car les fluctuations autour de la température désirée sont nettement moins importantes qu’avec un appareil classique. La fluctuation autour de la température programmée peut atteindre +/- 2℃ pour un climatiseur classique, elle est d’environ +/- 0,5℃ pour un climatiseur Inverter, ce qui procure une sensation de confort plus grande.

Les systèmes « centralisés » pour un logement

Ils climatisent plusieurs pièces, la totalité d’un logement ou un immeuble entier mais ils coûtent cher. Ils sont souvent réversibles.

Les principaux systèmes proposés sont :

  • le multi-splits, qui peut être installé dans un logement déjà construit. Il vous permet aussi un équipement progressif, en fonction de vos disponibilités financières ;
  • les pompes à chaleur réversibles, qui peuvent alimenter :
    • soit des ventilo-convecteurs,
    • soit un plancher rafraîchissant (et chauffant). La température ne doit pas être trop fraîche à sa surface pour éviter la formation de condensation sur le sol,
    • soit un réseau de gaine. Ce système est aussi appelé climatisation centralisée à air. Coûteux mais performant, il assure aussi la ventilation et le renouvellement d’air du logement.

Les deux derniers systèmes ne peuvent être installés qu’en cours de construction.

Des éléments à connaître avant d’acheter

  • fiez-vous à l’étiquette énergie pour repérer les équipements les plus sobres. Elle vous indique la classe énergétique de l’appareil (de A pour les plus performants à G), la consommation énergétique annuelle, la puissance, l’EER (coefficient d’efficacité frigorifique) et le niveau sonore ;
  • faites appel à des professionnels qualifiés pour l’achat et l’installation d’une climatisation. Les entreprises habilitées à intervenir sur des circuits frigorifiques doivent être déclarées en préfecture ;
  • la réglementation thermique appliquée aux logements existants depuis le 1er novembre 2007 fixe le niveau de performances minimal requis des équipements installés dans votre logement.

Pour un climatiseur de puissance inférieure à 12 kW, il doit être de classe A ou B. Pour les autres, leur coefficient de performance (EER) doit être supérieur à 2,6 (air-eau), 2,8 (air-air) ou 3 (eau-air, eau-eau), pour les conditions normales d’utilisation.

 

L’entretien et la maintenance

  • entretenez vous-même certaines pièces de votre installation : changez ou nettoyez tous les six mois les filtres des appareils individuels, dépoussiérez et nettoyez souvent à l’eau savonneuse les bouches d’air ;
  • faites faire la maintenance et l’entretien des systèmes par des professionnels ayant une attestation de capacité à la manipulation des fluides frigorigènes ;
  • si votre système comporte des gaines pour l’air (en cas de couplage avec un système de ventilation par exemple), faites-les nettoyer tous les trois ans : elles s’encrassent et peuvent alors présenter un risque sanitaire. Vous pouvez souscrire un contrat d’entretien de votre installation auprès d’une entreprise spécialisée. Cependant, il n’existe pas encore de norme encadrant le contenu de ce type d’intervention, comme c’est le cas pour les chaudières ;
  • pour les systèmes de climatisation et de pompes à chaleur réversibles dont la puissance frigorifique est supérieure à 12 kW, une inspection périodique est obligatoire.

 

Des conseils d’utilisation

La climatisation ou le rafraîchissement réduisent la température d’un logement, ce qui est particulièrement bien venu s’il est mal conçu pour résister aux surchauffes de l’été. Pour des raisons de santé, des passages fréquents de l’intérieur à l’extérieur peuvent provoquer des chocs thermiques nocifs pour votre santé, si l’écart de températures est important. L’ADEME conseille que la pièce soit à une température de 26 ℃ au plus bas et qu’il n’y ait pas plus de 5 à 7 ℃ de différence entre intérieur et extérieur.