Particuliers et éco-citoyens

Conseils pour acheter un logement

Mis à jour le 13/10/2016

Le prix, la localisation du bien, sa surface, sa proximité des transports, des écoles, des services... sont des éléments importants. Pensez aussi à observer la performance énergétique du bâtiment.

Plus votre logement sera performant, moins vos factures d’énergie seront élevées et plus grand sera votre confort !

Observer certains éléments avec attention

Tout ce qui participe à la consommation d'énergie doit être étudié :

  • l'isolation des murs et du toit ;
  • l'isolation des fenêtres ;
  • le chauffage : l'état des installations, l'énergie utilisée (fioul, gaz, électricité, réseau de chauffage urbain, bois, énergie solaire) ;
  • le système de production d'eau chaude ;
  • la ventilation.

En fonction de l’année de construction et de l’état du bâtiment, il vous faudra certainement envisager des travaux de rénovation.

Les logements construits avant 1974 n'étaient soumis à aucune réglementation thermique et donc à aucune obligation d'isolation. Bon nombre de constructions antérieures à cette date sont très mal isolées. Pour les logements construits ensuite, les réglementations thermiques successives ont renforcé de plus en plus les exigences d'isolation.

Les logements construits entre 2006 et 2012 étaient soumis à la réglementation thermique 2005 (RT 2005), qui fixait des obligations pour allier confort et économies d'énergie. Elle s'attachait ainsi à favoriser la conception bioclimatique, à imposer une consommation maximale d'énergie pour les bâtiments, à renforcer les exigences d'isolation, des équipements et du confort d'été.

Depuis le 1er janvier 2013, les logements neufs sont soumis à la nouvelle réglementation thermique (RT 2012), aux exigences plus élevées. Elle a pour objectif de généraliser les "bâtiments basse consommation" qui consomment en moyenne 50 kWh/m2 par an).

Pour plus d'informations : www.rt-batiment.fr

Pensez à demander si des travaux d’amélioration ou des travaux lourds ont été réalisés depuis la construction du logement.

Une première indication sur la consommation énergétique du logement : le DPE

Demandez à consulter le diagnostic de performance énergétique dès la première visite.

Depuis janvier 2011, le classement énergétique du logement doit figurer sur l'annonce immobilière pour tous les biens mis en vente et en location.
A côté du descriptif du logement, vous pouvez trouver cette étiquette énergie. Les logements les plus performants sont classés en A, les plus consommateurs d'énergie en G.

En moyenne, les logements français consomment 240 kWh/m² par an et sont classés en E.

Le DPE indique également les émissions de gaz à effet de serre du logement à l'aide d'une autre étiquette appelée l'étiquette Climat. Celle-ci ne figure pas sur l'annonce immobilière mais figure dans le DPE.

 

 

S'informer sur le fonctionnement et le prix des énergies

Le chauffage domestique et la production d'eau chaude sanitaire sont de gros postes de dépenses dans un logement. Leur part dans la consommation totale d'énergie d'un ménage représente en moyenne 73,4 % des dépenses énergétiques.

Certains systèmes de chauffage sont plus faciles à installer et donc moins chers à l'acquisition du bien mais coûtent en revanche beaucoup plus cher à l'usage.

Voici un petit rappel qui peut vous aider à faire le point.

Les énergies renouvelables

Le bois est abondant, bon marché, et peut constituer une ressource locale intéressante. Son utilisation peut être contraignante si l’alimentation des appareils est manuelle (alimentation manuelle des appareils), par contre elle le sera moins dans le cas de chaudières automatiques aux granulés de bois ou à plaquettes forestières.

L'énergie solaire est inépuisable, son utilisation (hors énergie d'appoint) ne génère pas de pollution ni de rejet de gaz à effet de serre. Les matériels sont fiables et la production collective d'eau chaude sanitaire solaire se développe. Mais les installations nécessitent un investissement ainsi qu'un entretien et un chauffage d'appoint est indispensable sous nos latitudes.

Les pompes à chaleur géothermiques ou aérothermiques peuvent chauffer des maisons ou de petits immeubles. L'énergie produite n'est pas totalement renouvelable puisque la pompe à chaleur fonctionne à l'électricité.

Les énergies fossiles

Gaz de réseau, GPL et fioul sont utilisés dans l'habitat individuel et collectif.

En habitat collectif, ces énergies peuvent alimenter un chauffage collectif mais aussi un chauffage central individuel dans chaque appartement.
De gros progrès ont été faits pour limiter les pollutions qu'elles génèrent. Mais attention au manque d'entretien, responsable d'une augmentation des pollutions et des consommations.

Le prix du fioul est plus fluctuant car il est lié aux approvisionnements en pétrole brut.

Le prix du gaz naturel est plus stable, mais il faut tenir compte du coût de l'abonnement.

L'électricité

L'électricité est souvent employée pour le chauffage individuel en habitat collectif et en habitat individuel.
Le chauffage « collectif » électrique est peu fréquent. Il s'agit de systèmes mixtes, à la fois collectifs et individuels : des planchers chauffants électriques alimentés collectivement assurent une température de base (10 à 12℃). Le complément de chaleur provient de convecteurs individuels.

Sa souplesse d'utilisation, le peu d'entretien et le coût relativement bas de certains matériels en font une énergie très utilisée dans les logements récents, mais elle peut être chère à l'usage dans les logements mal isolés. De plus, ce choix énergétique est difficilement réversible.

C'est une énergie propre sur le lieu d'utilisation, mais sa production génère des déchets radioactifs (centrales nucléaires), des polluants et des gaz à effet de serre (centrales thermiques).

En immeuble, chauffage individuel ou collectif ?

Avec un chauffage individuel

  • Vous gérez votre chauffage et la température du logement comme vous l'entendez, dans le respect de la réglementation. Si vous adoptez un comportement économe, cela se traduira par une baisse de votre facture de chauffage ;
  • Vous dépendez malgré tout du comportement de vos voisins. Ils peuvent surchauffer leur appartement et vous profitez alors de la chaleur qui vient de chez eux. Ils peuvent aussi le sous chauffer et alors, la chaleur venant de chez vous participe à leur chauffage ;
  • Si votre appartement est « mal situé » dans l'immeuble (mur pignon, dernier étage, orientation défavorable) et mal isolé, il n'y a pas de prise en charge collective du surcoût de chauffage que vous assumez ;
  • Les coûts fixes sont plus élevés (coût de l'entretien et de la maintenance, des contrats d'abonnement, des réparations) ;
  • L'entretien de l'installation est sous votre responsabilité ;
  • L'énergie est facturée plus cher aux particuliers qu'aux exploitants de chauffages collectifs ou aux gestionnaires d'immeubles ;
  • il est beaucoup plus difficile de changer d'énergie dans le cas d'un chauffage individuel que dans celui d'un chauffage collectif.

Avec un chauffage collectif

  • vous n'avez ni chaudière, ni ballon et le chauffage et l'eau chaude ne prennent donc pas de place chez vous ;
  • les frais d'investissements et d'entretien sont partagés entre les habitants ;
  • les aspects techniques, l'entretien sont gérés par des professionnels ;
  • les tarifs de fourniture d'énergie peuvent être négociés avec les fournisseurs ;
  • le changement d'énergie est possible dans certaines conditions ;
  • en revanche, vous n'êtes pas maître de la conduite du chauffage. En cas d'installation mal conçue, de défaut d'entretien, de régulation ou d'équilibrages déficients, certains appartements peuvent être trop chauffés pour éviter que d'autres ne le soient pas assez. Cet état de fait est source d'inconfort et de gaspillages.

Prendre en compte vos dépenses pour le transport

Les ménages qui utilisent une voiture particulière pour leurs trajets domicile - travail dépensent environ 400 euros de plus annuellement que les ménages qui utilisent d'autres modes de déplacement.

Choisir le site de son logement en fonction de ses facilités de desserte par des transports en commun, de sa proximité du lieu de travail, des écoles, des commerces... est donc un choix judicieux qui vous permettra de faciliter vos déplacements, de limiter l'utilisation de votre voiture et de privilégier des déplacements plus écologiques (à pied, en vélo, en bus, en train...). Ce sont donc des dépenses en moins, mais aussi une façon de favoriser la santé publique et l'environnement.

Après la visite, rencontrer un conseiller du service public de la rénovation énergétique

Ces conseillers étudieront votre projet et pourront vous apporter des informations sur le chauffage, l’eau chaude, les énergies renouvelables, les travaux de rénovation à réaliser… Ils vous indiqueront également les aides financières disponibles pour l’achat et la rénovation de logements.

Ces conseils sont gratuits et indépendants.