Particuliers et éco-citoyens

L'air intérieur du logement

Mis à jour le 20/10/2016

Nous passons jusqu’à 90 % de notre temps dans des espaces clos et respirons un air qui peut être pollué par les appareils de chauffage et de cuisson, le tabagisme, les produits d’entretien, les peintures, l’ameublement…

L'air de votre logement est-il pollué ? Faites un diagnostic gratuit

Un outil, élaboré par le ministère de l'Environnement, vous permet de déterminer facilement et gratuitement si l'air de votre logement est pollué.
Répondez à quelques questions et vous obtenez un diagnostic et des recommandations pour améliorer la qualité de l'air chez vous.

Faites vite le test, cliquez sur "Un bon air chez moi".
 

Comment limiter ces sources de pollution et améliorer la qualité de l’air intérieur ?

Aérer

On peut assurer une bonne aération de son logement sans gaspiller trop de chaleur en ouvrant ses fenêtres, radiateurs fermés, pendant cinq à dix minutes par jour. Aérez plus longtemps lorsque vous réalisez des travaux de bricolage.

Les produits utilisés sont souvent nocifs et certains travaux produisent des poussières. Aérez soigneusement pendant et après les travaux et portez un masque protecteur.

Entretenir le système de ventilation

Trop souvent négligée, une bonne ventilation de l’habitat est pourtant essentielle pour vivre dans une maison saine. Elle apporte de l’air neuf, évacue les odeurs et les polluants, élimine les excès d’humidité et fournit aux appareils à combustion l’oxygène dont ils ont besoin.

Pour que votre ventilation fonctionne bien, il ne faut jamais boucher les grilles hautes et basses d’aération, et nettoyer régulièrement les bouches d’extraction, les filtres et les entrées d’air. Un spécialiste assurera l’entretien complet de votre VMC (ventilation mécanique contrôlée) tous les trois ans environ.

Éviter de fumer dans la maison

Le tabac est la première source de pollution dans l’habitat et favorise, chez le fumeur et son entourage, les maladies cardio-vasculaires et respiratoires. Il vaut mieux ne pas fumer à la maison, surtout s’il y a des enfants, et aérer d’avantage si on le fait.

Utiliser les chauffages d’appoint avec précaution

N’utilisez pas les chauffages d’appoint au pétrole ou au gaz en continu, ni pour chauffer une chambre, ni pour une pièce mal ventilée.

Opter pour les produits les moins nocifs possibles

Vous limiterez ainsi l’émission de composés organiques volatils (COV) et de polluants. Vous pouvez les repérer facilement : ils portent l’Écolabel Européen.

Consultez la page dédiée au sujet de l’achat de produits d’entretien




Éviter l’usage des produits odorants

Les sprays désodorisants chimiques et les produits contenant des substances naturelles (huiles essentielles, par exemple) émettent des polluants dans votre air intérieur. Pour chasser les mauvaises odeurs, il est préférable d’aérer vos pièces.
Lire la vidéo « Sparys et déodorisants naturels » de l’Institut National de la Consommation et Que-Choisir

 

Une efficacité non démontrée des plantes dépolluantes pour nos habitats

L’ADEME considère que l’argument « plantes dépolluantes » n’est pas validé scientifiquement au regard des niveaux de pollution généralement rencontrés dans les habitations et des nouvelles connaissances scientifiques dans le domaine.

En laboratoire, en enceintes contrôlées, des plantes peuvent présenter une capacité à absorber certains polluants gazeux. Cette capacité peut être influencée par différents paramètres physiques et/ou biologiques.

Dans les bâtiments, en conditions réelles d’exposition, l’efficacité d’épuration de l’air par les plantes seules est inférieure à l’effet du taux de renouvellement de l’air sur les concentrations de polluants. Autrement dit, l’aération et la ventilation restent bien plus efficaces que l’épuration par les plantes.

En matière d’amélioration de la qualité de l’air intérieur, la priorité reste donc la prévention et la limitation des sources de pollution (entretenir les chauffe-eaux et chaudières, réduire l’utilisation de produits chimiques ménagers…) accompagnées d’une ventilation ou plus généralement d’une aération des locaux (entretien du système de ventilation, ne pas bloquer les orifices d’aération, ouvrir les fenêtres tous les jours quelques minutes…).

L’usage des plantes dans le traitement de l’air ne doit en aucun cas se substituer à ces principes.