Particuliers et éco-citoyens

Garder son logement frais en période de forte chaleur

Mis à jour le 20/06/2017

Pour garder son logement frais en période de forte chaleur, des solutions existent. La climatisation n’est pas toujours incontournable. Si elle est nécessaire, n’achetez pas votre appareil dans l’urgence ; vous risqueriez de faire un mauvais choix.

Dès que le soleil éclaire les fenêtres, fermez les volets

Si vous êtes en copropriété et que vos fenêtres ne sont pas équipées de volets, installez des stores intérieurs. Moins efficaces que les protections extérieures, ils permettent de limiter un peu l’inconfort des surchauffes. Pour les stores, les volets, choisissez plutôt des couleurs claires qui réfléchissent lumière et chaleur (blanc, jaune, orange clair).

 

Dès que la température extérieure dépasse celle de votre logement, fermez aussi les fenêtres

Quand la température extérieure s’abaisse, la nuit, ouvrez les fenêtres et créez des circulations d’air pour évacuer la chaleur stockée dans les murs, les planchers, etc.

Évitez de faire fonctionner des appareils qui produisent de la chaleur

Limitez l’usage de votre four : c’est autant de chaleur qu’il ne faudra pas évacuer. Ne laissez pas allumés inutilement l’ordinateur, les consoles de jeux vidéo, etc.

 Faites entrer et circuler l’air du dehors quand la température extérieure est moins élevée que celle du logement

Cela permet de refroidir les murs, les plafonds, les planchers : ils emmagasineront la fraîcheur pour la restituer dans la journée.
De plus, l’air en mouvement, en favorisant l’évaporation de la transpiration, procure une agréable sensation de fraîcheur… s’il ne circule pas trop vite !
Les logements sont mieux aérés s’ils s’ouvrent sur deux façades (logements traversants).
Si votre maison a plusieurs niveaux, ouvrir les fenêtres en bas et en haut favorisera l’évacuation de l’air chaud (« effet cheminée »).
Une véranda équipée d’ouvertures suffisamment grandes en bas et en haut sera bien balayée par l’air nocturne, ce qui la rafraîchira efficacement.

 

Favorisez le brassage de l’air

C’est bien utile quand il fait plus chaud dehors que dedans et qu’on ne peut pas ouvrir les fenêtres.
Le ventilateur portable peut s’avérer une solution d’appoint intéressante. Cependant, il ne brasse l’air que dans une direction et n’est efficace que pour la personne qui l’oriente vers elle.
Le ventilateur de plafond favorise un brassage lent et régulier de l’air. Privilégiez un modèle équipé d’un régulateur de vitesse et, sur tout, vérifiez la hauteur sous plafond avant d’installer l’appareil !
Une précision : inutile de laisser fonctionner un ventilateur s’il n’y a personne dans la pièce, car il ne rafraîchit pas l’air, il le brasse.
 

 

Avant les grosses chaleurs, aménagez le pourtour de votre maison surtout s'il est bétonné ou enpierré.

Une terrasse en béton ou en pierres stocke la chaleur et va apporter encore quelques degrés supplémentaires dans votre logement. Une solution : créer de l'ombre. Installer des pots avec des végétaux et une pergola. Les végétaux, par évapotranspiration, vous apporteront de la fraîcheur.

Plantez devant vos fenêtres des végétaux à feuilles caduques. Ils procurent de l’ombre en été, mais ne masquent pas le soleil en hiver.

Pour rafraîchir l’atmosphère, arrosez la terrasse et les plantes le soir sauf en période de sécheresse prononcée.


Quelques idées pour aménager votre extérieur :
 
  • plantez un arbre isolé devant une baie vitrée, au sud ou à l’ouest ;
  • créez une pergola pour abriter votre terrasse, une treille au-dessus d’une fenêtre plein sud, un écran de plantes grimpantes le long d’une véranda ;
  • installez une haie pour faire écran aux rayons du soleil à l’ouest et faire de l’ombre tout en laissant l’air circuler. En choisissant des arbustes à fleurs, à fruits, à feuillage décoratif, vous joignez l’utile à l’agréable ;
  • limitez la surface maçonnée de votre terrasse, elle réfléchira moins les rayons du soleil.
 

Si vous ne pouvez pas vous passer d'une climatisation, prenez le temps de bien la choisir

Pour trouver une solution adaptée à vos besoins, confortable, fiable et peu gourmande en énergie, il vaut mieux y réfléchir bien avant l’arrivée des grosses chaleurs… et s’adresser à des professionnels compétents, spécialistes de la question.
La climatisation est une solution pour des personnes très sensibles à la chaleur (personnes âgées…) et pour des logements situés dans des zones bruyantes.
Elle présente aussi des inconvénients notables : elle oblige à vivre toutes fenêtres et portes fermées quand elle fonctionne. Certains appareils, surtout individuels, peuvent être bruyants pour l’utilisateur et/ou pour ses voisins.
Les coûts d’achat et d’installation ne sont pas négligeables. Et même si leur consommation électrique annuelle est modérée, c’est cela en plus sur la facture…
La généralisation de l’emploi de climatiseurs augmente la consommation globale d’énergie. De plus, leur fonctionnement prend place en plein été, à un moment où les capacités de production électrique sont réduites.
La fuite dans l’atmosphère des frigorigènes (panne, démontage mal fait, etc.) est nocive pour l’environnement, car ce sont des gaz à effet de serre.

​À savoir :
On parle de climatisation quand la température de l’air de la pièce est maintenue dans des limites données. On parle de rafraîchissement quand l’air subit un refroidissement modéré, non contrôlé. Un système de climatisation est réversible s’il peut assurer aussi une fonction de chauffage : il prend alors de la chaleur à l’extérieur et la restitue à l’intérieur. C’est le principe de la pompe à chaleur.​

Sélectionnez l’appareil en fonction de son classement sur l’étiquette énergie

En fonction de la technologie des appareils, les plus efficaces peuvent être classés en A+++.
Les appareils concernés par cet étiquetage environnemental obligatoire sont les climatiseurs air-air d’une puissance inférieure à 12 kW pour le refroidissement (ou le chauffage, si l’appareil n’a pas de fonction de refroidissement).

Pour en savoir plus, consultez notre fiche « Pour bien choisir : les étiquettes environnementales »

 

Le point sur les différents systèmes de climatisation :  

  • Les systèmes individuels unitaires
Ce sont des appareils de taille relativement réduite. Un appareil climatise une seule pièce.
On en distingue deux catégories : les monoblocs sont en général des produits peu coûteux, mais peu puissants et bruyants ; les split-systèmes sont constitués de deux unités : l’une, à l’extérieur, évacue l’air chaud, l’autre, à l’intérieur, souffle l’air rafraîchi. Elles sont reliées par des tubes où circule le fluide frigorigène. Ils sont moins bruyants pour l’utilisateur que les monoblocs : la partie la plus bruyante est à l’extérieur. Cet avantage peut devenir un inconvénient pour les voisins, surtout en immeuble.
Monoblocs et splits peuvent être mobiles ou fixes. Les appareils appelés « climatiseurs mobiles » ne sont pas à proprement parler des appareils de climatisation : pour laisser passer la gaine qui évacue l’air chaud (monobloc) ou les tubes de liaison (split), il faut laisser une fenêtre ou une porte entrebâillée, ce qui est incohérent avec le fonctionnement d’un climatiseur.

S’ils sont les moins coûteux et s’ils ne nécessitent pas d’installation, ce sont aussi les moins fiables, les moins performants et les plus énergivores. Souvent achetés dans l’urgence lors d’une vague de chaleur, auprès de non-professionnels de la climatisation, ils ne répondent pas de façon satisfaisante aux conditions particulières de votre logement. Les climatiseurs fixes nécessitent une installation. L’unité intérieure d’un split fixe peut être fixée au sol ou au mur, en allège, en plafonnier, etc., pour s’intégrer au mieux au logement. 

Pour réaliser une installation fiable et durable, il est nécessaire de faire appel à un spécialiste : il vous conseillera pour l’emplacement, la nature, la puissance de votre matériel, en fonction de vos besoins. Attention à ce que l’on vous vend ! Certains climatiseurs individuels assurent une fonction « chauffage », soit parce qu’ils sont réversibles, soit parce qu’ils sont équipés de résistances chauffantes. Ils ne sont pas forcément adaptés aux besoins de chauffage d’hiver. Les seconds sont très énergivores. 

La climatisation « Inverter » permet au climatiseur d’adapter sa vitesse en fonction de la température ambiante, ce qui évite la succession de démarrages et d’arrêt du compresseur d’un climatiseur classique. L’économie d’énergie peut atteindre 30 % (pour un climatiseur Inverter de classe A). Le confort est également plus grand, car les fluctuations autour de la température désirée sont nettement moins importantes qu’avec un appareil classique. La fluctuation autour de la température programmée peut atteindre +/- 2 ℃ pour un climatiseur classique, elle est d’environ +/- 0,5 ℃ pour un climatiseur Inverter, ce qui procure une sensation de confort plus grande.

Dans un climatiseur à refroidissement à air, il faut que le condenseur soit dehors, dans un jardin, sur un balcon, un toit, suspendu à un mur ou posé sur un rebord de fenêtre parce que c’est l’air extérieur qui évacue la chaleur prélevée dans le logement. Si cette disposition est impossible, on peut installer un climatiseur à refroidissement à eau perdue : l’eau de ville évacue les calories, et le condenseur peut être installé à l’intérieur. Ce système non réversible gaspille beaucoup d’eau potable.

Les climatiseurs monoblocs sont en général à air. Les splits et multi-splits sont à air ou à eau perdue.
 
  • Les systèmes « centralisés » ;
Ils climatisent plusieurs pièces, la totalité d’un logement ou un immeuble entier. Ils représentent un investissement important et nécessitent l’intervention de spécialistes compétents. Ils sont souvent réversibles.

Les principaux systèmes proposés sont :
 
  • le multi-splits, qui peut être installé dans un logement déjà construit. Il vous permet aussi un équipement progressif, en fonction de vos disponibilités financières ;
  • les pompes à chaleur réversibles, qui peuvent alimenter :
    • soit des ventilo-convecteurs ;
    • soit un plancher rafraîchissant (et chauffant). La température ne doit pas être trop fraîche à sa surface pour éviter la formation de condensation sur le sol ;
    • soit un réseau de gaines. Ce système est aussi appelé climatisation centralisée à air. Coûteux, mais performant, il assure aussi la ventilation et le renouvellement d’air du logement.

      Les deux derniers systèmes ne peuvent être installés qu’en cours de construction ou lors d’une rénovation lourde​.

Nos conseils d’utilisation

​Des passages fréquents de l’intérieur à l’extérieur peuvent provoquer des chocs thermiques nocifs pour votre santé si l’écart de températures est important. L’ADEME conseille que la pièce soit à une température de 26 ℃ au plus bas et qu’il n’y ait pas plus de 5 à 7 ℃ de différence entre intérieur et extérieur.