Particuliers et éco-citoyens
Les sols : un trésor à protéger

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Protéger les sols

Mis à jour le 09/02/2017

Tout le monde peut participer à la protection des sols. Jardiniers, agriculteurs, industriels, aménageurs, chacun a son rôle à jouer pour moins polluer et mieux respecter le cycle naturel des sols.

Les sols portent notre avenir

Les sols sont notre histoire et notre avenir. Les choix que nous faisons aujourd'hui produirons leurs effets dans des décennies, des siècles.

Les sols nous offrent des services irremplaçables : ils stokent plus de carbone que l'atmosphère et les forêts réunis.
Ils nous fournissent tout ce qui est essentiel : des matériaux de construction, du bois pour fabriquer des meubles, de quoi nous nourrir, des matières pour nos vêtements...
 

 

Pour comprendre tous les rôles du sol, découvrez la vidéo de l’ADEME : « Le sol, acteur-clé des territoires et du climat ».
 

 

 

Des sols observés à la loupe : protéger, c’est d’abord connaitre

Avant 2000, il n’existait pas d’outil national pour évaluer la qualité des sols. C’est en 2001 que plusieurs institutions publiques ont créé le Groupement d’intérêt scientifique sols (GISSOL).
Ce groupement gère le système d’information sur le sol de France, notamment grâce à la mise en place du Réseau de mesures de la qualité des sols (RMQS). Ayant quadrillé le territoire national de carrés de 16 km de côté, des analyses et des observations ont été réalisées sur plus des 2000 sites qui constituent ce réseau, conduisant à dresser un premier diagnostic de l’état des sols.

Accéder au site du GISSOL

Apporter des matières organiques aux sols grâce au compost et au paillage

Le compostage des déchets de cuisine (épluchures, trognons de pommes et poires, coquilles d’œuf, marc de café, croutes de fromage…) et des déchets verts (tonte, feuilles mortes…) produit un amendement naturel très utile aux sols.
Cet apport permet de restituer à la terre les sels minéraux nutritifs que les plantes ont prélevés pour grandir : azote, potasse, phosphore, calcium, magnésium. Comme le paillage des sols avec des déchets verts (branchages…), cela permet de reconstituer le stock d’humus du sol qui se dégrade naturellement au fil des ans.

Le paillage et l’apport de compost favorisent la vie dans les sols. Sans humus et sans les êtres vivants du sol, la terre est peu productive et les plantes sont plus fragiles.
 
Retrouvez nos conseils pour pailler et bien utiliser votre compost au jardin dans le guide « Utiliser ses déchets verts et de cuisine au jardin ».
Consulter la page Utiliser son compost au jardin
En savoir plus sur la vie des sols sur le site du GESSOL

Les pesticides interdits dans les espaces verts en 2017 et les jardins en 2019

À compter du 1er janvier 2017, l’État, les collectivités locales et établissements publics pour l’entretien des espaces verts, promenades, forêts et voiries n’utiliseront plus de produits phytosanitaires pour entretenir les espaces verts.
À partir du 1er janvier 2019, cette interdiction concernera également les jardiniers amateurs.
Seuls les produits de biocontrôle, qualifiés à faible risque ou dont l’usage est autorisé dans le cadre de l’agriculture biologique pourront être utilisés.
En 2014, le ministère de l’Environnement a lancé la démarche « Terre saine » pour encourager les communes à se passer de pesticides. 49 communes ont été labellisées Terre saine en 2015, et 62 en 2016.
Vous pouvez consulter la liste des communes « Terre saine » sur le site du ministère de l’environnement

L’agro-écologie favorisée

Ces pratiques agricoles tiennent compte de la vie des sols. Ainsi, la mise en place d’un couvert végétal permanent sur les sols permet d’avoir un meilleur taux de matière organique et généralement d’accroitre la biodiversité. Les exploitants agricoles sont également encouragés à organiser une rotation des cultures, tout en réduisant l’utilisation d’intrants chimiques.

Pour en savoir plus sur l’agro-écologie, vous pouvez consulter le site du ministère de l’Agriculture

Plus d’espaces verts dans les villes

Il est important d’éviter l’imperméabilisation des sols sur des surfaces très étendues. L’aménagement d’espaces verts en ville est, par exemple, un moyen de laisser pénétrer l’eau dans les sols et gérer ainsi les fortes pluies. De plus, le besoin de nature en ville répond à une attente des habitants et permet de mieux supporter les périodes de fortes chaleur (le béton conserve davantage la chaleur que la végétation). Ainsi, de plus en plus de villes réorganisent leurs plans de développement pour libérer des espaces au végétal.

Conserver les sols agricoles

La ville grignote de plus en plus les surfaces agricoles. En raison des prix élevés en centre-ville, les ménages s’éloignent toujours plus loin. Les espaces urbains s’étalent, ce qui entraîne une diminution des sols disponibles pour l’agriculture. Cette préoccupation est de mieux en mieux prise en compte par les aménageurs (villes, promoteurs…) qui sont aujourd’hui conscients des services précieux rendus par les sols agricoles : nourrir la ville avec des circuits courts, stocker et filtrer les eaux ou encore contribuer à l’atténuation ou l’adaptation au changement climatique.

Mots-clés : SOL, SOL POLLUE

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