Particuliers et éco-citoyens

D’où vient l’énergie en France ?

Mis à jour le 01/12/2016

L’énergie consommée en France provient principalement des énergies fossiles. Les énergies renouvelables ne représentent que 14 % de notre bouquet énergétique actuel. Leur part devrait passer à 32% en 2030.

 

La production d'électricité en France
L’électricité provient majoritairement des centrales nucléaires (¾). Une partie de l’électricité est également produite par les énergies renouvelables (hydraulique, éolien, solaire photovoltaïque). On peut également produire de l’électricité à partir des déchets (le biogaz issu de la méthanisation et la chaleur issue de l’incinération des déchets sont récupérés pour produire de la vapeur et actionner une turbine produisant de l’électricité).

La France ne dispose pas de grandes ressources énergétiques fossiles ou fissiles

Les gisements de pétrole et de gaz conventionnel sont limités et en cours d’épuisement, l’exploitation du charbon est économiquement déficitaire et a été abandonnée.
Il n’y a plus de mine d’uranium en activité. L’exploitation des gaz de schiste suscite des débats quant à son impact sur l’environnement.
La France importe 98,5 % de son pétrole (Afrique, pays de l’ex-URSS, Moyen-Orient, Mer du Nord), 98 % de son gaz naturel (Norvège, Pays-Bas, Algérie, Russie), tout son charbon (Australie, États-Unis, Afrique du Sud, Colombie) et tout son uranium
(Australie, Canada, Gabon, Niger, Russie).

Les énergies renouvelables sont disponibles partout sur le territoire français

Le bois énergie :

C’est la première ressource renouvelable en France. Le bois énergie représente 40 % des énergies renouvelables utilisées aujourd’hui en France. Le chauffage domestique au bois est toujours un secteur dynamique grâce à la modernisation des moyens de chauffage (poêle à bois, poêle à granulé). Le bois est également de plus en plus utilisé pour alimenter de grandes chaufferies industrielles ou alimentant des réseaux de chaleur urbain.
Le bois représente encore un très fort potentiel de développement en France, dans le respect d’une exploitation durable des forêts.
La surface forestière de la France est au troisième rang en Europe derrière celles de la Suède et de la Finlande. La surface des forêts a doublé depuis 1850.
De façon plus large, la biomasse permet également de produire d’autres énergies renouvelables comme le biogaz issu de la méthanisation des déchets biodégradables, ou les biocarburants.

L’hydraulique

Il s’agit de la deuxième source de production d’électricité après le nucléaire. Les sites favorables aux grands barrages sont aujourd’hui largement équipés, même si certains aménagements pour en augmenter la capacité sont envisageables.
Le petit hydraulique peut encore se développer, à condition de maîtriser son impact sur l’environnement. 
L’énergie des marées n’est exploitée que dans l’usine marémotrice de la Rance.

L’éolien

La France dispose du deuxième gisement éolien d’Europe. (production terrestre et off-shore). L’éolien est aujourd’hui une technologie mature et fiable avec un potentiel de développement encore très important en France. Chaque éolienne produit environ autant d’électricité que la consommation de 1500 foyers (hors chauffage, et eau chaude sanitaire).

L’énergie solaire photovoltaïque

est disponible partout sur le territoire. Les installations sont modulaires et peuvent équiper des bâtiments ou constituer de grandes centrales au sol. Si sa part dans le mix électrique est encore faible, cette filière est dans une dynamique très positive (+17%  de progression en 2015) et possède encore un potentiel de développement très important. 
70% du parc total est situé au sud de la France métropolitaine où le niveau d’ensoleillement est jusqu’à 35% supérieur aux régions du nord de la France. 

L’énergie solaire photovoltaïque et l’éolien sont 2 énergies qui sont appelées à se développer le plus d’ici à 2030.

La géothermie profonde

La géothermie profonde pour le chauffage urbain est exploitable dans certaines zones favorables, en particulier les bassins parisien et aquitain.

Les énergies renouvelables : des contraintes et des avantages 

Le recours aux énergies renouvelables produit en général moins de gaz à effet de serre et de polluants que les énergies fossiles et ne produit pas de déchets nucléaires. 
On peut les utiliser pour produire de l’électricité, de la chaleur ou des carburants.
Elles sont plus également réparties dans le monde que les ressources fossiles mais elles sont peu concentrées. Elles sont disponibles partout sur le territoire français.
Quand elles sont produites au plus près du consommateur ou même chez lui (par exemple à l’aide de capteurs solaires thermiques sur une maison ou un immeuble), les risques d’approvisionnement et les pertes lors du transport d’énergie sont limités. 
Elles génèrent des activités créatrices d’emplois qui ne peuvent pas être délocalisées.

Elles peuvent présenter des contraintes en termes d’occupation d’espace et de conflit d’usage des sols (biocarburants), d’impact sur les paysages (éolien), les éco- systèmes (hydraulique) ou la qualité de l’air (bois-énergie). 
Dans le cas de l’éolien ou du solaire, la production d’énergie peut varier en fonction du vent et de l’ensoleillement (« variabilité »).
Aujourd’hui, le coût des énergies renouvelables reste élevé pour certaines d’entre elles, mais ces coûts baissent très vite, notamment pour le solaire photovoltaïque. C’est sur les technologies les plus compétitives aujourd’hui et dont le potentiel de développement est significatif que reposera en premier lieu la transition énergétique : biomasse, éolien et photovoltaïque.

Néanmoins, la recherche se poursuit pour développer de nouvelles sources d’énergies renouvelables : 

  • les énergies marines pour produire de l’électricité à partir des courants marins, de la force des vagues et de la houle, des marées, des différences de température entre surface et grands fonds, voire des gradients de salinité ;
  • la géothermie profonde pour exploiter la chaleur du sous-sol (4 500 mètres) pour produire de la vapeur qui entraînera un générateur électrique ;
  • l’hydrogène produit à partir d’énergies renouvelables, notamment de la biomasse (il est aujourd’hui produit à partir d’énergies fossiles). 
  • les biocarburants avancés obtenus à partir de résidus agricoles, de ressources forestières, de déchets organiques ou d’algues, pourraient permettre de réduire la concurrence avec les usages alimentaires et la consommation d’espace.

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