Particuliers et éco-citoyens

Partager une voiture

Mis à jour le 22/09/2016

Une voiture est inutilisée en moyenne 95 % du temps. Pourquoi ne pas la partager avec d’autres personnes ? Pour aller au travail ou en vacances, le covoiturage et l'autopartage permettent de faire des économies.

L’autopartage

Cette solution est intéressante si vous avez besoin d’une voiture pour une courte durée (de 1 h à une journée). Vous devez vous inscrire dans un groupement d’autopartage puis réserver votre voiture par téléphone ou Internet. Vous pourrez ensuite la récupérer le moment venu dans un des points de stationnement prévus (parkings gardés ou places de stationnement dédiées). Ce service peut éviter de posséder deux voitures… ou même une seule ! Cela permet aussi de s’affranchir du souci d’entretenir une voiture, de l’assurer, de lui trouver une place de stationnement…

Son coût est minimum :

  • l’usager paye une inscription de 40 à 50 € et une caution ;
  • un abonnement mensuel de 10 à 15 € par mois ;
  • un prix d’utilisation, en fonction du kilométrage et du temps de réservation : selon le type de voiture, environ 2 € par heure et 0,35 € par kilomètre, carburant inclus.

Ce service est disponible dans plus d’une vingtaine de villes françaises.

L’autopartage entre particuliers s’implante également. Des particuliers proposent leur voiture à la location ou cherchent à louer une voiture par le biais de plateformes Internet. Le coût est d’environ 25 €/jour et 5 à 10 c€/km (hors carburant). Une assurance spécifique couvre la voiture, le temps de la location.

Une étude, réalisée par le cabinet 6t et co-financée par l’ADEME, a cherché à mieux comprendre ce phénomène en interrogeant les usagers d’Autolib’ (et ceux de Mobizen)  sur leurs pratiques et motivations pour ce nouveau type de service.

Voici les principaux enseignements :

  • Autolib’ est un service apprécié pour sa facilité et souplesse d’usage, grâce notamment aux places de stationnement réservées et à l’absence de retour obligatoire du véhicule à la station d’origine. Les usagers d’Autolib’ se tournent ainsi vers ce service en substitution d’une voiture individuelle mais aussi d’autres modes de transport et notamment les transports en commun. Les fréquences d’usages sont élevées (57 % des autolibeurs indiquent l’utiliser plus de 2 fois par semaine) et un bon nombre d’usagers l’utilisent pour se rendre au travail, même si le pic d’utilisation est le weekend comme pour Mobizen. Les autolibeurs ont ainsi une préférence marquée pour la voiture comme mode de transport, ce qui n’est pas le cas des utilisateurs de Mobizen qui renforcent leur utilisation des modes alternatifs à la voiture ;
  • on note une réduction du nombre de véhicules en circulation et du nombre de kilomètres parcourus : un véhicule Mobizen remplace 7 voitures particulières et un véhicule Autolib’, 3 voitures particulières. Dans le cas d’Autolib’, la densité de l’offre de voitures permet d’atteindre un plus grand nombre d’usagers avec un effet global plus important (Autolib’ permet d’éviter 1 849 000 km parcourus en voiture – particulière ou partagée – par mois contre 308 000 km évités par Mobizen).

Par ailleurs, parce que ce service utilise des véhicules électriques, Autolib’ apporte d’autres avantages en termes environnementaux. La circulation des véhicules électriques est silencieuse et ne rejette pas de gaz d’échappement, ni de polluants atmosphériques. Les services d’autopartage sont une solution de mobilité à encourager. Pour consulter l’étude.

Consultez le dossier de presse « L'auto-partage »

 

Le covoiturage

Partager un véhicule a de nombreux avantages : moins de frais pour le conducteur et les passagers, moins de voitures en circulation, moins de nuisances liées aux transports et un renforcement des liens entre collègues, voisins, etc. ! De nombreux sites internet regroupent offres et demandes. Ils proposent aussi souvent une évaluation du coût du trajet. Blablacar (n°1 du covoiturage en France) annonce 20 millions d’inscrits. Un service de covoiturage peut aussi s’organiser dans une université, une administration, une entreprise…

  • le premier organisateur du covoiturage est l'entreprise (43 %) ;
  • puis les collectivités (22 %) ;
  • les établissements de santé (10 %) ;
  • les zones d'activités (9 %).
Pour mieux connaître les usagers du covoiturage, l'ADEME a réalisé une étude, publiée en 2015 :
Aujourd'hui, la majorité des usagers de covoiturage de longue distance sont des actifs résidant en ville ou dans des communes rurales (16 %).
Le covoiturage est principalement pratiqué pour faire des économies mais aussi par que c'est une solution conviviale.
La majorité des destinations sont des aires urbaines de plus de 200 000 habitants, mais le covoiturage permet également de se rendre dans des communes rurales peu desservies par les transports en commun.
Cette solution permet de limiter faiblement les émissions de CO2 : - 10 % des émissions à l’échelle de l’équipage. Mais en diminuant les frais de déplacement des conducteurs, le covoiturage peut aussi les encourager à se déplacer plus souvent.

 

La voiture en libre-service

Comme pour les vélos, le service de voitures en libre-service se développe déjà à Paris, Lyon, Bordeaux… Vous devez être abonné à ce service pour avoir accès à plusieurs stations de véhicules pour prendre ou déposer une voiture. Un système intégré de GPS et d’informations permet de savoir s’il y a bien une place libre dans la station de destination.