Particuliers et éco-citoyens

Bien manger en respectant l'environnement

Mis à jour le 24/03/2017

Bien manger en respectant l’environnement est possible, en favorisant par exemple les produits locaux et de saison, porteurs de logos environnementaux, ou encore en limitant le gaspillage alimentaire.

Favoriser les produits locaux et de saison

Aujourd'hui, nous pouvons trouver quasiment de tout toute l’année en magasin. Mais attention, certains produits ont plus d’impacts que d’autres sur la planète : notamment les fruits et légumes hors saison ou d’origine lointaine lorsque le transport s’effectue par avion.

Un exemple : une tomate produite sous serre chauffée aura des impacts (émissions de gaz à effet de serre générés par la consommation d’énergie) jusqu’à 20 fois supérieurs à une tomate produite localement en saison !

Et les produits locaux et de saison sont généralement de meilleure qualité et moins chers.

Pour connaître les aliments produits en fonction des saisons (légumes, fruits, poissons…), le programme « Manger, bouger » vous propose un calendrier.

Bon à savoir : les produits transformés (conserves, surgelés) sont toujours fabriqués en saison. S’ils n’ont pas toujours la même qualité nutritionnelle ou gustative que les produits frais, ils n’ont généralement pas un impact environnemental très élevé (à condition d’éviter les importations lointaines).

Faire évoluer son régime alimentaire en combinant santé, environnement et plaisir !

Il est possible, en modifiant légèrement ses habitudes, de fortement améliorer le bilan environnemental de son alimentation. En effet, certaines familles d’aliments ont des impacts environnementaux plus importants que d’autres.  Il ne s’agit pas de les faire disparaître de notre alimentation : la variété est nécessaire à une alimentation équilibrée et les apports nutritionnels des différents aliments sont complémentaires.

Les produits d’origine animale (en premier lieu la viande, et dans une moindre mesure les laitages, œufs…) génèrent habituellement des impacts environnementaux supérieurs aux produits d’origine végétale car ils cumulent les impacts liés à l’élevage des animaux (émissions de méthane entérique pour les bovins, chauffage des bâtiments…) et les impacts liés à la production d’aliments pour les animaux (engrais, tracteurs, occupation d’espace…).

Ainsi, en favorisant une consommation de produits animaux de moindre quantité, au bénéfice de la qualité (productions à l’herbe, plein air, labels, etc.), on peut agir pour l’environnement. Ces choix contribuent au développement des pratiques agro-écologiques, pouvant jouer sur la complémentarité entre production animale et végétale.

La consommation de légumineuses (pois, lentilles, soja, etc.) permet de soutenir ces cultures au fort potentiel agronomique et écologique. Elles sont indispensables dans le cadre de régimes végétariens équilibrés. En remplaçant, par exemple, une fois par semaine un plat de viande par des céréales complètes associées à des légumineuses, vous réduisez votre impact sur l’environnement en améliorant votre équilibre alimentaire ! Vous pouvez également réduire un peu les portions de viande servies, pour privilégier des produits locaux avec un label de qualité.

Les boissons sucrées (sodas, jus de fruits…) et la plupart des alcools apportent des calories sans nutriment intéressant. Leurs impacts environnementaux sont importants en raison de l’emballage et du transport notamment. Limiter ces consommations et favoriser la consommation d’eau du robinet améliore simultanément l’équilibre alimentaire et l’empreinte environnementale de l’alimentation.

Acheter des produits porteurs de logos environnementaux

Vous trouvez très facilement en magasins des produits alimentaires avec les logos environnementaux publics « Agriculture biologique AB » et « Agriculture biologique - logo européen ».

La certification agriculture biologique garantit un mode de production plus respectueux de l’environnement et du bien-être animal, qui n’utilise pas de pesticides de synthèse.

Le logo français AB peut être apposé en complément du logo européen. Les critères des deux logos sont identiques.
La mention valorisante et réglementaire « issus d’une exploitation à haute valeur environnementale » identifie les produits agricoles, transformés ou non, provenant d’une exploitation utilisant des pratiques plus respectueuses de l’environnement. Le dispositif est encadré par le ministère de l’Agriculture.
L’écolabel « pêche durable » s’appuie sur des exigences environnementales (préservation de la ressource, utilisation d’énergie…), économiques (qualité des produits) et sociales (sécurité à bord des bateaux, formation).
 
 


Il existe également de nombreux labels environnementaux privés. Chacun à son cahier des charges, ils ne sont donc pas tous équivalents. Cependant, ils traduisent un engagement des filières pour améliorer leur bilan environnemental.


 

Limiter le gaspillage alimentaire

D’après l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), un tiers de la nourriture produite termine, à une étape ou une autre de la chaîne alimentaire, dans une poubelle ! Autant d’aliments qu’il a fallu produire, transformer, transporter…
Chacun peut, à son niveau, contribuer à la réduction du gaspillage alimentaire. Consultez nos conseils dans la rubrique « éviter le gaspillage alimentaire ».

Compostez les déchets issus de votre cuisine (épluchures, trognons, marc de café, essuie-tout…). En les utilisant directement chez vous, vous réduisez le poids de vos déchets à faire enlever et traiter par la collectivité et vous produisez un amendement naturel pour votre jardin.

 

Des restaurants, hôtels et traiteurs « Bon pour le climat »

​L’association « Bon pour le climat » propose aux professionnels de la restauration de s’engager dans une démarche de réduction des émissions de gaz à effet de serre et de promouvoir une cuisine « bas carbone » savoureuse.
Les restaurateurs, hôteliers, traiteurs adhérents à « Bon pour le climat » s’engagent à :

  • proposer à chaque repas au moins une entrée, un plat et un dessert réalisés avec des produits de saison, d’origine locale et qui privilégient les protéines végétales ;
  • inclure ces plats dans les menus ou dans les formules les plus accessibles ;
  • proposer de l’eau en carafe ou des flacons d’eau micro-filtrée sur place ;
  • servir des portions bien adaptées pour limiter le gaspillage.

Pour reconnaître ces acteurs engagés, vous trouverez le macaron « Bon pour le climat » sur leur carte et leur vitrine.

L’empreinte carbone de chaque recette peut être calculée et améliorée grâce à un outil dynamique disponible en ligne sur www.bonpourleclimat.org

Retrouvez les établissements engagés sur le site de l’association

Pour les professionnels : un outil pour calculer le « bilan gaz à effet de serre » de l’alimentation

La réalisation de bilans de gaz à effet de serre issus de l’alimentation est une étape importante dans la mise en œuvre d’actions de réduction de nos impacts sur le climat. Ainsi, il est indispensable de s’appuyer sur des références nationales moyennes pour connaitre les quantités de gaz à effet de serre émises lors de la production d’aliments.

Calculez le bilan gaz à effet de serre de votre alimentation sur www.bilans-ges.ademe.fr