• Tous les pays développés sont concernés

Tous les pays qui disposent de systèmes d’assainissement doivent éliminer les boues d’épuration qui en résultent. L’épandage agricole est une pratique généralisée qui a fait l’objet, selon les pays, d’un débat public, à l’instar de la France : par exemple en Allemagne, Suède, Grande-Bretagne, Finlande ou Danemark.

Déjà en 1975/1985, une action concertée européenne visait à préciser les règles et bonnes pratiques de l’utilisation des boues d’épuration.

• La France est en position intermédiaire par rapport aux pays européens :

- en terme de pratique d’épandage et de quantités épandues, elle se situe au niveau des meilleurs et ses propositions en matière de normalisation européenne font autorité.
Elle préside le Comité Européen de Normalisation sur les boues d’épuration (CEN TC 308) qui élabore des méthodes d’analyse de boue harmonisées pour l’ensemble des pays européens et rédige des guides de bonnes pratiques sur la production et les voies d’élimination des boues.

- en terme d’exigences réglementaires, en particulier sur le plan de la protection de l’environnement, la nouvelle réglementation s’ajuste sur l’Allemagne mais ne retient pas les valeurs-limites en ET, extrêmes par leur sévérité, de certains pays d’Europe du Nord (Pays-Bas, Danemark, Suède). L’architecture réglementaire française est reconnue comme exemplaire en Europe.








 


Les questions qui se posent sur la pratique de l’épandage agricole sont un peu les mêmes dans chaque pays. Le débat conduira sans doute à des adaptations des conditions de l’épandage. Mais il est peu probable qu’il entraîne l’émergence d’alternatives plus fiables et plus pertinentes.

 


Les alternatives à l'épandage agricole classique

Les enjeux socio-économiques de l'épandage