Introduction
   L'assainissement : l'origine des boues d'épuration
   L'épandage agricole des boues d'épuration
   La santé publique
   Législation et bonnes pratiques
   Enjeux et perspectives de l'épandage agricole
   Recommandations

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ASSAINISSEMENT

Ces boues proviennent de l'épuration des eaux usées municipales, acheminées par les réseaux d'assainissements (égouts) dans des stations d'épuration. Elles résultent de l'activité biologique des micro-organismes vivant dans ces stations, qui transforme les matières transportées par les eaux usées pour qu'elles puissent en être extraites. Elles sont constituées essentiellement d'eau, de sels minéraux et de matière organique.




ÉPANDAGE

Cette pratique très ancienne a un double objectif :
- mettre à profit les capacités biologiques naturelles des sols pour "digérer" les boues et en réintroduire les éléments dans les cycles naturels,
- valoriser les propriétés fertilisantes des boues pour les cultures agricoles.

Pour cela l’épandage, sous le contrôle des agriculteurs, doit respecter les besoins agronomiques des cultures.
Il fait intervenir toute une chaîne de professionnels, depuis le producteur de boues, le transporteur, l'entreprise qui réalise l'épandage, ... jusqu'à l'agriculteur.
Il ne peut être réalisé sans la mise en place, localement, d'un plan d'épandage ainsi que de moyens d'analyse, de prévision et de contrôle du respect des bonnes pratiques agricoles.




SANTÉ PUBLIQUE

Bien que pratiqué depuis plus de 30 ans, sans aucun accident portant atteinte à la santé publique, l'épandage agricole de boues d'épuration fait l'objet d'une vigilance et d'un effort de recherche important.

La stratégie française de maîtrise des risques a mis en place différents types d'actions :
- le contrôle des rejets dans les réseaux d'assainissement (police des réseaux) pour réduire la contamination des eaux usées,
- le traitement des boues par des procédés biologiques, physiques ou chimiques avant épandage pour faciliter la mise en œuvre des opérations,
- la mise en place de règles précises de manipulation, de transport et d'épandage,
- des restrictions à l'épandage selon les cultures, les conditions de terrain, de météo et de délai à respecter,
- la connaissance des contaminants chimiques et biologiques des boues et de leurs effets sur les cultures et l'environnement.





LÉGISLATION

En 1997-98, l'encadrement juridique et réglementaire de l'épandage agricole des boues d'épuration a été redéfini.

La loi impose désormais une procédure stricte :
- la réalisation d'une étude préalable, accompagnée d'analyses des boues à épandre et des sols devant les recevoir,
- une programmation des opérations comprenant un programme prévisionnel, une information préalable, des analyses de boues et de sols, un contrôle de terrain par un responsable désigné et la tenue d'un registre des épandages, enfin un bilan agronomique dûment enregistré chaque année.
De plus, la réglementation définit les normes de qualité pour qu'une boue soit déclarée apte à l'épandage. En particulier, elle fixe des valeurs limites pour les teneurs en éléments-traces et composés-traces organiques.




ENJEUX ET PERSPECTIVES

Les autres pays développés sont également concernés par l'utilisation ou l'élimination des boues d'épuration. Les mêmes questions se posent et on ne constate pas de solutions dominantes, celles-ci restent fonction des contextes régionaux ou locaux.
En complément de l’utilisation traditionnelle en agriculture, l'épandage pour la production de bois, la végétalisation ou encore la fabrication d'engrais ou d'amendements paraissent des solutions d'avenir intéressantes. L'incinération, voire le dépôt en centre de stockage, sont des alternatives pour des boues de mauvaise qualité ne pouvant être épandues, ou s’imposent dans certaines situations aux contraintes urbaines, naturelles ou agricoles particulières.
Outre son intérêt environnemental, les études économiques montrent que l'épandage est souvent le mode d'utilisation des boues le plus avantageux.
Ce choix diminue le coût pour l'usager qui finance l'élimination des boues à travers la part « assainissement » de sa facture d'eau.




RECOMMANDATIONS


Crédits photos : ADEME / J.Wiart / O.Sebart / X, Agence de l'Eau Seine-Normandie / A.Ficht,
B.Vedry, C.A 62, C.A 14, EMO, ERU 22, Guinard, D.Brocheton, MRA 68, Azur Multimédia / J.Thomas, X
Illustrations : P.Merchie

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