     
|
Depuis plus de 30 ans, des boues dépuration municipales sont épandues en France sur des terres agricoles. Aucun accident portant atteinte à la santé publique na été enregistré à ce jour.
Depuis son origine, la pratique de lépandage agricole de boues dépuration fait lobjet dune vigilance et dun effort de recherche sans précédent. De très nombreuses connaissances scientifiques ont ainsi été réunies sur ce sujet, en particulier sur les contaminants métalliques, leur évolution dans le sol et la qualité des cultures.
|
 |
|
La législation en place depuis de nombreuses années a été renforcée en 1997-98. Dans un contexte général où le souci de préservation de la santé conduit les pouvoirs publics à prendre sans cesse des mesures plus précises pour prévenir tous les risques potentiels, même les plus infimes, la pratique de lépandage des boues dépuration néchappe pas aux démarches danalyse et de maîtrise des risques. Cela ne signifie pas que cette pratique présente plus de risques que les pratiques traditionnelles dépandage de déjections animales (fumiers, lisier,
). Simplement, elle est la première (avec également lépandage des boues industrielles) à être concernée par une démarche qui, à terme, sera certainement étendue à toutes les pratiques dépandage.
Dans le domaine de la santé animale, la surveillance sanitaire des épandages existe depuis 1987. Le Centre National dInformation Toxicologique Vétérinaire (CNITV) de lÉcole Nationale Vétérinaire de Lyon observe les éventuels accidents sanitaires vétérinaires imputables à la pratique de lépandage agricole de boues dépuration. Après un arrêt, faute daccident observé, de 1991 à 1996, cette cellule a été réactivée en 1997 dans un souci de veille, de conseils et denregistrements statistiques. Cet organisme travaille en liaison avec les autres CNITV de Toulouse, Nantes et Maisons Alfort ainsi quavec lADEME.
De 1987 à 1991, un seul cas de pathologie animale a été relevé : un foyer de tuberculose bovine dans un troupeau pâturant en bordure dun stockage de boues dabattoir. Entre 1991 et 1999, un seul autre cas a été signalé : le décès dune jument (stockage des boues et enfouissement non conformes). Dans les deux cas, lanalyse des faits a montré que les règles générales dhygiène et de prévention navaient pas été respectées.
|
Historique des recherches : En France, les recherches ont été stimulées dès les années 70 dans le cadre du programme "sols-déchets", par ce qui était alors le Secrétariat détat à lenvironnement
(actuel ministère de lenvironnement).
Au niveau européen, un important programme de recherches, appelé COST 68/681, a duré 18 ans, de 1972 à 1990.
Leffort de recherche ne sest jamais arrêté : il se poursuit en France, notamment au sein de lINRA (Programme "AGREDE").
|