Photo de la piscine de Center Parc
La chaufferie mixte bois/gaz permet de chauffer tous les équipements du centre.

 
Une chaufferie modèle

 
     
 

9 MW : c’est la puissance de la chaufferie mixte bois/gaz installée sur le site du Center Parcs. Représentant 50 % de la puissance installée, la chaudière bois de 3 200 kW assure pourtant 90 % des besoins thermiques des équipements collectifs du site ! « C’est l’une des plus importantes chaufferies bois de la région et l’une des plus exemplaires en matière environnementale », détaille Marc Volpini. Grâce à la mise en place d’un filtre à manches particulièrement performant, le niveau d’émission des poussières dans les fumées sera d’environ 20 milligrammes par normo mètre cube (mg/Nm3), un seuil largement inférieur à celui fixé par l’ADEME (50 mg/Nm3), lui-même bien en dessous des exigences de la réglementation ! Quant aux cendres issues de la combustion, elles sont intégrées à du compost ou valorisées en épandage agricole. La production de chaleur est estimée à 14 384 MWh/an, ce qui représente une consommation de 5 200 tonnes par an de bois (réparties en 60 % de plaquettes forestières et 40 % de bois de fin de vie). L’ADEME a contribué au financement de la chaufferie à hauteur de 317 000 euros (sur un montant global de 2 592 000 euros).

 

Moselle
Le bois dont se chauffent les vacances

Biodiversité et énergie, tels sont les deux créneaux dans lesquels le groupe Pierre & Vacances Centers Parcs s’est engagé pour réaliser le domaine des Trois-Forêts. Dans un pur esprit de vacances « nature ».

 

Une cheminée Center Parc


 

Le développement durable a gagné le secteur des loisirs, à l’image de la dernière réalisation en Moselle du groupe Pierre & Vacances Center Parcs, symbole de son engagement dans ce domaine. « Prescripteurs de vacances nature, nous voulions initier une nouvelle génération de parcs intégrant le plus en amont possible les problématiques environnementales. Au domaine des Trois-Forêts, nous avons agi autour de deux axes : la biodiversité et l’énergie », explique Marie Balmain, responsable du développement durable chez Pierre & Vacances Center Parcs. Conception de pièces d’eau visant à favoriser la biodiversité, emploi de matériaux éco-labellisés, installation de systèmes pour économiser l’eau potable, cottages répondant aux critères de la très haute performance énergétique – une première à cette échelle – et chaufferie bois partiellement enterrée… le domaine des Trois-Forêts est un modèle du genre ! Sollicitée par Pierre & Vacances Center Parcs, l’ADEME a cofinancé l’étude de faisabilité relative à la création de cette chaufferie centralisée au bois (8 600 euros sur un total de 27 400 euros). « Nous étions très intéressés par le projet car nous pensions qu’il permettrait de générer une filière locale d’approvisionnement en biomasse et aurait une forte valeur d’exemplarité dans la région », indique Marc Volpini, animateur de secteur Biomasse-énergie, de la direction régionale Lorraine de l’ADEME.

Le bois, avantageux sur tous les plans
Cette étude a abouti à l’installation d’une impressionnante chaufferie mixte bois/gaz, comprenant une chaudière automatique au bois de 3 200 kW et deux chaudières au gaz, l’une de 2 300 kW et l’autre de 3 200 kW pour l’appoint et le secours. « La chaudière bois est dimensionnée pour assurer environ 50 % de la puissance nécessaire, soit 90 % de l’énergie produite sur l’année. Le gaz fournit le complément en hiver et lors de la maintenance de la chaudière bois », rappelle Marc Volpini. Très récemment mise en service, elle permet de chauffer tous les équipements collectifs du parc (bassins aquatiques, restaurants, grande serre, bowling…). Le bois est une alternative qui présente de nombreux avantages. Ainsi, sur le plan économique, la maîtrise des coûts énergétiques est assurée à long terme. Dans ce cas précis, les tarifs ont été négociés pour vingt ans avec Cofely, la filiale de GDF/SUEZ, qui assure à la fois l’exploitation de la chaufferie et l’approvisionnement en bois. Sur le plan environnemental, la réduction des émissions de CO2 a été estimée à 2 800 tonnes chaque année. Enfin, la filière bois contribue au développement local en créant des emplois. « Notre projet était ambitieux. Il aurait été difficile à monter sans l’aide financière de l’ADEME et du conseil régional. En réussissant à le mener à terme, nous avons montré qu’une autre voie était possible », souligne Marie Balmain.