
La chaufferie bois de Saint-Étienne-du-Rouvray, la plus importante de la région.
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Une subvention entièrement ADEME
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Sur cette opération, l’ADEME a suivi le montage du dossier et la présentation de la demande de financement. Lors des études par le cabinet Ceden, puis de la mise en œuvre du projet, elle a vérifié la cohérence de l’ensemble et de certaines composantes majeures comme l’approvisionnement en bois. Surtout, l’Agence a apporté une subvention conséquente, dans le cadre du Fonds chaleur, de 4, 736 millions d’euros sur un total de 10,9 millions. « L’ASL du Château Blanc a fait sa demande de subvention en décembre 2008, juste au moment de la mise en œuvre du Fonds chaleur, précise Sébastien Huet. Ce qui nous intéressait dans ce projet, c’est l’économie sur le coût de la chaleur, de l’ordre de 6 % par rapport au coût moyen. Et le fait que c’est un projet structurant pour la région, où une dizaine d’autres installations de même nature sont dans les cartons. »
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Haute-Normandie
La chaleur à fonds
Grâce au financement du Fonds chaleur, un quartier entier d’une petite ville normande s’est doté d’une nouvelle chaufferie bois. Efficace et économique, celle-ci a permis de surmonter l’hiver et même de créer des emplois.
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Filtre à manches avec récupération des poussières
en « big bag ». |
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Le 29 avril dernier a eu lieu l’inauguration de la chaufferie bois de Saint-Étienne-du-Rouvray, premier projet régional financé par le Fonds chaleur. D’une puissance de 28 MW, la nouvelle centrale couvre les besoins en chauffage du quartier du Château Blanc, à moindre coût. Ce quartier, composé essentiellement de logements sociaux, fait l’objet depuis 2005 d’un projet de réhabilitation qui s’achèvera en 2016. La chaufferie centrale mise en service en 1961 au fioul lourd, puis transformée au gaz naturel dans les années 1990 était prioritairement concernée par cette opération. « L’Association syndicale libre – ASL – du Château Blanc, propriétaire du réseau de chauffage, souhaitait trouver une alternative qui permettrait de maintenir le niveau de charge à un niveau acceptable étant donné les déconstructions à venir, raconte Sébastien Huet, ingénieur biomasse-agriculture à la direction Haute-Normandie de l’ADEME. Le choix d’un réseau alimenté par une chaufferie bois allie la performance économique à une image positive et valorisante. »
Mise en service l’hiver dernier, la nouvelle chaufferie bois (réalisée par Madrillet-Énergie, une entité spécialement créée pour l’opération) a une puissance installée de 28 MW : 10 MW pour la partie bois, 8 MW au gaz naturel uniquement sollicité en cas de grand froid et 10 MW au gaz naturel en secours. Elle est la plus importante de la région, les autres chaufferies ayant en général une puissance bois d’environ 4,5 MW. Elle alimente près de 4 000 équivalent-logements – les habitations collectives du quartier, mais aussi divers équipements comme le lycée Le Corbusier ou une école d’ingénieurs, l’INSA, et ses logements pour les étudiants –, grâce à un réseau de plus de 5 kilomètres.
Premier hiver passe avec succès
Ce réseau distribuera l’énergie nécessaire aux 40 millions de kW qui seront consommés localement tout au long de la saison de chauffage. « Question combustible, le site brûlera chaque année 17 000 tonnes de bois provenant des forêts normandes et fourni par Biocombustible SA, qui s’occupera également durant 24 ans de l’évacuation des cendres. Il faut savoir que 18 % de la surface de la Haute-Normandie sont boisés. » Démarré fin avril 2009, le chantier de la chaufferie s’est achevé en octobre de la même année. « Nous avions six mois seulement pour démanteler l’ancienne installation, construire la nouvelle centrale et poser le réseau, souligne Sébastien Huet. C’était un délai très court, mais qui a été tenu. Plus satisfaisant encore, le site, qui a été confié au concessionnaire privé IDEX Énergies, a passé son premier hiver sans anicroche. La chaufferie fonctionne depuis octobre 2009 pour sa partie gaz et depuis décembre pour sa partie bois. Il n’y a eu aucune rupture de fourniture de chaleur durant l’hiver qui, par ailleurs, a été très rigoureux. Et les appoints au gaz ont été limités. » Un premier bilan très satisfaisant pour une centrale qui a déjà permis la création de plusieurs emplois et évitera chaque année l’émission de 8 720 tonnes de CO2. |