
Les panneaux solaires qui équipent la maison de retraite Saint-Joseph, à Dole (Jura), fournissent l’eau chaude sanitaire aux résidents.
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Le Fonds chaleur décrypté
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Le Fonds chaleur a été mis en place en décembre 2008 dans le cadre du Grenelle de l’environnement. Doté d’une enveloppe d’un milliard d’euros pour la période 2009-2011, il vise à soutenir la production de chaleur à partir de sources renouvelables (biomasse, géothermie, pompes à chaleur, solaire thermique…). Les travaux peuvent être soutenus à plus de 50 %, « une belle incitation à franchir le pas », commente Jean-Yves Richard. Pour bénéficier de l’aide, il faut que le projet soit techniquement et économiquement viable. Ce qui est le cas du projet de Saint-Joseph, l’un des tout premiers à s’être porté candidat en France. « Il répondait parfaitement à tous nos critères. Et il constitue, par son volet social engagé, un très bon exemple à suivre. »
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Maison de retraite Saint-Joseph
Des économies chaudement encouragées
Lauréate du prix national Performance et développement durable 2009, cette maison de retraite du Jura redouble d’efforts pour réduire sa consommation d’eau et d’énergie. Quand les maisons de retraite préservent l’avenir ...
La maison de retraite Saint-Joseph, située à Dole dans le Jura, est une habituée des palmarès. Après avoir été la première maison de retraite à obtenir la norme Afnor Qualité spécifique aux établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) en 2006, elle a reçu en décembre 2009 le prix régional « Performance et développement durable » attribué par le Mouvement français pour la qualité, et vient d’être primée en mars, au plan national cette fois, par ce même mouvement ! Elle voit ainsi ses efforts de réduction de consommation d’eau et d’énergie récompensés. Une démarche lancée il y a quelques années par souci environnemental et économique. « Nous sommes une maison de retraite gérée par une association Loi 1901 à but non lucratif, indique son directeur, Jean-Pierre Chauchefoin. Mon objectif est à la fois de faire peser le moins de charges sur les familles qui supportent la quasi-totalité du coût d’hébergement et de consacrer la part maximale de notre budget à l’amélioration des conditions de confort de nos pensionnaires. Dans cette optique, les réductions de consommation d’eau et d’énergie constituent des sources d’économies importantes. » Jean-Pierre Chauchefoin a fait installer une chaudière à gaz à condensation, « qui économise 30 % de gaz par an ».Il a fait poser des économiseurs d’eau, des lampes basse énergie ainsi qu’un ingénieux système de récupération de chaleur sur l’air chaud de la buanderie.
71 000 euros financés par le Fonds chaleur de l’ADEME
Il a aussi pensé aux panneaux solaires pour produire l’eau chaude sanitaire des résidents. « Sur le conseil de l’Agena, une structure locale, j’ai contacté l’ADEME qui m’a parlé du Fonds chaleur (voir encadré) et orienté sur une étude préalable de faisabilité », explique Jean-Pierre Chauchefoin. « L’objectif, complète Jean-Yves Richard, chargé de mission à la direction régionale Franche-Comté de l’ADEME, était d’établir un diagnostic des consommations globales du bâtiment, afin de dimensionner l’installation au plus près des besoins et de trouver les solutions techniques les mieux adaptées. L’étude a coûté 5 000 euros, cofinancés à 35 % par l’ADEME et 35 % par le conseil général. » Le bureau d’études choisi, Image et conseil, a ensuite constitué un dossier qu’il a déposé à l’ADEME. Deux mois plus tard, le projet était déclaré éligible au Fonds chaleur. « Pour une surface de 70 m2 de capteurs, les travaux ont coûté 105 000 euros, hors montant lié aux contraintes imposées par l’architecte des Bâtiments de France. Nous en avons reçu 71 000 de l’ADEME, dont 25 % nous seront versés dans un an, après vérification de la viabilité de l’installation », souligne Jean-Pierre Chauchefoin. S’il est encore trop tôt pour chiffrer les économies d’énergie réalisées – les panneaux viennent tout juste d’être installés – « les travaux devraient, grâce à cette aide financière, être amortis rapidement », estime Jean-Pierre Chauchefoin. |