illustration de Chereau -  Deux parents poissons disnet à leur enfant "Avec ton père, on s'est renseignés: Finalement, yu peux aller jouer près de la turbine avec tes copains de l'école", celui-ci répond "Yes !"
  À NOTER  
  La turbine VLH constitue un cas d’école qui illustre bien la spécificité de l’accompagnement de l’ADEME.
Les aides au financement apportées sur six ans ont couvert toutes les étapes de la recherche et développement : les études de faisabilité, les tests sur maquette, la réalisation d’un prototype, puis la mise au point de démonstrateurs industriels qui déclinent cinq applications possibles de la turbine. Outre le soutien financier, l’ADEME a fourni un appui technique et mobilisé son réseau partenarial au service des porteurs du projet.
 
     
 

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Des turbines hydroélectriques amies des poissons

Promouvoir les énergies renouvelables tout en protégeant la biodiversité est l’une des priorités de l’ADEME. Dans le domaine de l’hydroélectricité, une nouvelle technologie de turbine « Very low head » ou VLH (très basse chute) répond à cette double exigence. La jeune entreprise MJ2 Technologies, qui a conçu et développé ce système innovant, contribue à relancer le marché de la petite hydroélectricité (puissance installée inférieure à 10 MW) en réalisant des équipements à haute qualité environnementale dédiés aux petites chutes d’eau.

Les techniques disponibles jusqu’ici ne permettaient pas d’exploiter dans de bonnes conditions économiques les chutes inférieures à 3 mètres en raison des coûts trop élevés inhérents aux ouvrages de génie civil. La technologie VLH simplifie et allège ces travaux, comme l’a prouvé la machine de démonstration en service depuis trois ans à Millau (Aveyron). Le système est fiable, discret et très silencieux, ce qui permet de l’installer à proximité d’habitations. Il fonctionne à vitesse variable et optimise ainsi la ressource disponible. Enfin, la turbine peut facilement être relevée hors de l’eau, pour effectuer des opérations de maintenance.
Sur la question de la faune aquatique, la VLH se classe aussi parmi les bons élèves. Quand ils descendent les cours d’eau lors de leurs migrations, des poissons peuvent être tués en passant dans les installations classiques de faible puissance. Les caractéristiques de la turbine VLH (grand diamètre, géométrie spécifique en extrémité de pales, faibles vitesses de rotation et d’écoulement de l’eau donc variations de pression réduites) diminuent fortement cette mortalité. Des tests de passage d’anguilles et de jeunes salmonidés font apparaître des taux de survie supérieurs à 92 %.
De nouvelles mesures sont programmées pour confirmer les améliorations apportées au concept VLH afin d’atteindre 95 à 97 % de survie pour les anguilles et encore mieux pour les autres espèces migratoires. La VLH permet d’exploiter des ressources hydroélectriques pratiquement sans nouvel impact environnemental puisque les machines sont essentiellement installées sur des chutes existantes. Ce gisement de production d’énergies renouvelables n’avait jamais été inventorié car jugé non rentable jusqu’à présent. À terme, les VLH pourraient représenter un potentiel de plus de 180 MW installés produisant plus de 0,8 TWh en France, près de 900 MW et 4 TWh en Europe. Depuis 2007, 10 VLH ont été installées sur le territoire français et une douzaine en commande (France, Italie, Belgique, Pologne et Canada).