ILE DE LA RÉUNION | PICARDIE
installation de stockage d’électricité de Saint-André
L’installation de stockage d’électricité de Saint-André a une puissance de 1 MW.

 
Centrale solaire à Sainte-Rose

 
     
  Un mois après la mise en service du module de stockage d’électricité, mais sur la commune de Sainte-Rose cette fois, toujours sur la côte Est de l’île, c’est une centrale solaire au sol de 15 MW qui a été mise en service et connectée au réseau. Installation parmi les plus importantes de France en termes de puissance installée, elle a été développée par EDF Énergies renouvelables, filiale de l’électricien français, et a représenté un chantier important impliquant de nombreuses entreprises pendant plusieurs mois, dont la société Tenesol installée à La Réunion.  

Ile de La Réunion
La réunion des énergies

Emmagasiner de l’électricité pour la redistribuer sur le réseau et offrir ainsi un meilleur équilibre offre-demande : telle est la réussite d’EDF sur l’île de La Réunion, désormais dotée de la plus importante unité de réserve électrochimique de toute l’Union européenne. Bienvenue sur l’île au trésor énergétique...

 
La centrale solaire de Sainte-Rose
  La centrale solaire de Sainte-Rose

Le 23 novembre 2009, EDF Réunion a mis en service une installation de stockage d’électricité d’une puissance de 1 MW, à proximité d’un poste-source sur la commune de Saint-André à La Réunion. « Il s’agit d’un projet pilote, décidé en 2008, pour l’installation d’une unité de stockage électrochimique de type sodium-soufre, explique Philippe Beutin, directeur régional de l’ADEME à La Réunion. La technologie utilisée a été élaborée par le groupe japonais NGK qui l’a déjà testée dans son pays. »
Techniquement, cette installation est la première de cette importance mise en service en France et même dans l’Union européenne. L’énergie électrique stockée en provenance du réseau ou de centrales photovoltaïques peut ensuite être restituée au réseau durant sept heures. « Ce nouveau module va permettre d’optimiser l’utilisation des différents moyens de production de l’île, de mieux réguler l’impact des variations de production intrinsèquement liées aux énergies intermittentes, et donc d’assurer un lissage en faveur d’un meilleur équilibre offre-demande du réseau ; la possibilité de fournir de l’électricité supplémentaire pour la pointe du soir, par exemple, est un autre atout. »
Cette solution s’imposait, d’autant plus qu’à La Réunion, comme dans d’autres territoires insulaires, un arrêté ministériel a fixé à 30 % la puissance d’énergie renouvelable intermittente maximale pouvant être admise à tout moment en référence à la puissance appelée.

Tirer les leçons du retour d’experience
« Le module de stockage d’électricité NaS, couplé à des outils de prévision de production, permet donc de donner plus de visibilité au gestionnaire de réseau, du fait de cette contrainte. Pendant deux ans, il s’agira pour EDF ESI (système électrique insulaire) d’expérimenter cette nouvelle voie de gestion de parcs de production d’énergie décentralisée, d’origine photovoltaïque principalement. »
Maintenant qu’il est en service, le module va donc faire l’objet d’essais avec des moyens de production photovoltaïque existants. Pour qu’il puisse être qualifié sur un plan technique, son efficacité et sa fiabilité seront mesurées, son coût sera mieux cerné et l’impact en termes environnementaux précisé (émissions de gaz à effet de serre évitées, liées à l’utilisation d’outils de lissage de production intermittente). Il est vrai que sur ce dernier point, l’installation de moyens de stockage adaptés, directement reliés au réseau et pilotés par le gestionnaire du réseau, présente l’intérêt d’optimiser le fonctionnement des outils de production thermiques en évitant leurs arrêts et démarrages coûteux et générateurs de CO2. Certaines études prévoient que pendant toute la durée de vie des batteries, plus de 6 000 tonnes de CO2 seront épargnées. « Au vu de ces différentes perspectives, l’ADEME ne pouvait qu’apporter une contribution financière. L’Agence a ainsi mis dans la corbeille la somme de 600 000 euros en parité avec le Conseil régional de La Réunion, ce qui fait donc 1,2 million d’euros sur un coût total d’environ 3,5 millions. Notre financement ne concerne pas seulement la batterie, mais aussi