photo de groupe
L’équipe projet pilotée par l’ADEME et l’ARPM, qui rassemblait des partenaires français, autrichiens et roumains, avait pour mission de mettre en œuvre toutes les actions du jumelage.



Gestion du risque industriel

 
     
 

L’ADEME devait également couvrir, dans le cadre du jumelage avec l’Agence de protection de l’environnement (ARPM) de Pitesti, la gestion du risque industriel (directive Seveso II), dans la région Sud Muntenia. Sa mission ? Participer avec l’appui des experts de l’Ineris à la mise au point d’une méthodologie pour l’élaboration et l’analyse des études de danger ou encore la maîtrise de l’urbanisation pour des installations telles que des stockages de liquides inflammables, de gaz de pétrole liquéfiés ou d’ammoniac. « Un travail de plus longue haleine », confie Franck Delacroix

 

Roumanie
À l’Est, du nouveau en matière d’environnement

L’entrée de la Roumanie dans l’Union européenne oblige le pays à s’adapter à sa législation. L’agence de protection de l’environnement de Pitesti a fait appel à l’ADEME pour l’aider à mettre en conformité ses installations industrielles.

Le 1er janvier 2007, la Roumanie est devenue un État membre de l’Union européenne. Ce pays, aux portes de l’Orient, doit donc maintenant adapter sa législation à celle de l’Europe. Pour y parvenir, le gouvernement de Bucarest a pu, dès 2005, faire appel au Programme d’aide de l’Union européenne (Phare), destiné à faciliter la reprise de « l’acquis communautaire » pour les nouveaux États membres. Dans ce cadre, les autorités roumaines ont lancé neuf appels d’offres pour le renforcement de leurs agences régionales de protection de l’environnement (Agentia Regionala de Protectia Mediului, ARPM). L’ADEME a été sélectionnée, dès 2005, pour aider l’ARPM de Pitesti, notamment à contrôler la pollution industrielle, en établissant les autorisations d’exploiter conformément à la directive IPPC (Prévention et contrôle intégrés des pollutions).

Une opération en deux temps
« La première phase, jusqu’en 2007, s’est déroulée avec nos homologues danois », explique Franck Delacroix, ingénieur expert au département des procédés industriels et agricoles de l’ADEME et chef de projet français de la deuxième partie du jumelage.
« La deuxième phase, en 2008-2009, a été réalisée avec l’Agence de l’environnement autrichienne UBA Wien. De nombreux secteurs industriels étaient concernés : cimenterie, verrerie, raffinage, sidérurgie, chimie ou construction automobile. » L’enjeu ? Réduire fortement l’ensemble de leurs rejets chroniques. L’équipe de Franck Delacroix s’est appuyée sur une trentaine d’experts de l’ADEME, de l’Ineris, du BRGM, du MEEDM et d’UBA Wien. Jérôme Betton, conseiller résident de jumelage de l’ADEME, a de son côté assisté les autorités roumaines dans la mise en œuvre du programme, notamment par un lien quotidien avec les autorités locales et les partenaires impliqués. Le programme de travail, validé par le ministère roumain de l’Environnement, a été élaboré avec l’ARPM. « Nous avons essayé d’effectuer un travail en commun et de partager nos informations au travers de séminaires techniques ou de guides méthodologiques », précise Franck Delacroix. Après avoir réalisé un inventaire des installations soumises à la directive IPPC, l’équipe du jumelage a travaillé sur 18 études de cas représentatives des activités de la région pour aider non seulement l’administration roumaine mais aussi les responsables d’entreprise à adapter leur outil de travail à la réglementation européenne. « Le chantier était vaste : plus de 180 sites sont concernés par le système IPPC, basé sur l’intégration des meilleures pratiques environnementales. Même si les techniques industrielles étaient dans certains cas plus anciennes qu’en Europe de l’Ouest, de nombreux investissements contribuent à rattraper rapidement les décalages », souligne-t-il. Les confrères de l’ARPM sont désormais seuls sur le terrain. Franck Delacroix est toutefois confiant : « Ils sont désormais opérationnels, et l’opinion publique est de plus en plus sensible à l’environnement. »