réunion
Réunions et plaquette d’information ont permis de sensibiliser les industriels de l’agroalimentaire à la maîtrise de l’énergie.

 
Montage technique, financement
et accompagnement

 
     
 

Le montant de total de l’opération s’élève à 211 000 euros, pour lesquels l’Ariatt a obtenu deux subventions de 74 000 euros chacune, de la part de l’ADEME et de la région Franche-Comté. Ces aides permettent de couvrir 70 % des dépenses d’animation et du coût d’un prédiagnostic ou d’un diagnostic ; les 30 % restants sont à la charge des entreprises. Outre l’apport financier, l’ADEME a épaulé l’Ariatt dans le montage technique du programme. L’Agence a aussi transmis les coordonnées de bureaux d’études et fourni un modèle de cahier des charges pour la sélection du prestataire. De plus, Florence Morin, ingénieur à l’ADEME, assiste à la plupart des rendus en entreprise des diagnostics:« C’est ce que nous appelons l’animation de relais, précise-t-elle ; il s’agit là d’un accompagnement important pour le bon fonctionnement du programme. »

 
 

Agroalimentaire
Les entreprises franc-comtoises modèrent leur appétit en énergie

L’Association régionale de l’industrie agroalimentaire et de transfert de technologies a lancé en 2008 un programme de maîtrise d’énergie en direction des entreprises du secteur agroalimentaire de Franche-Comté.

 
Plaquette - La maîtrise de l'énergie dans les IAA- Franche-Comté
   

Pour l’éclairage, le chauffage, la cuisson, le refroidissement, la congélation, la découpe, l’énergie est omniprésente dans les process du secteur agroalimentaire, et représente donc un poste de dépenses important. C’est pourquoi les industriels adhérant à l’Association régionale de l’industrie agroalimentaire et de transfert de technologies (Ariatt) demandaient, depuis plusieurs années, une aide et des conseils pour revoir leurs factures à la baisse. L’Ariatt a donc lancé, pendant l’été 2008, un programme collectif baptisé « Maîtrise de l’énergie dans les industries agroalimentaires franc-comtoises », en partenariat avec l’ADEME et la région Franche-Comté.
« Il nous a semblé pertinent d’accompagner les entreprises dans cette démarche, surtout les plus petites, qui manquent parfois d’informations et de compétences dans ce domaine », observe Jonathan Coquelin, ingénieur chargé de mission à l’Ariatt. La première phase du programme a été consacrée à la sensibilisation. Outre la diffusion de plaquettes lors des événements de l’association, l’Ariatt a proposé des visites dans les entreprises. Objectif : identifier les besoins et donner des conseils très généraux, comme éviter de laisser une lampe halogène dans une chambre froide.

Deux types de prestations proposés
Les entreprises qui le souhaitent peuvent bénéficier d’un prédiagnostic énergétique réalisé par l’Ariatt, pour un montant de 3 800 euros (dont 70 % sont subventionnés). Il s’agit de mettre en place une comptabilité de l’énergie et de définir les gisements possibles d’économies. Ainsi, à la suite d’un prédiagnostic, la société Eurodough, qui produit des pâtes à tarte, a remplacé les lampes de son parking et réfléchit à de nouveaux groupes frigorifiques. La fromagerie Grillot a aussi bénéficié d’un prédiagnostic. Résultat : les fenêtres ont été changées, pour une meilleure isolation ; et l’affineur de comté envisage lui aussi de modifier ses systèmes de froid. Outre les économies d’énergie, les actions correctives préconisées vont faire baisser le nombre de tonnes de CO2 émises, comme dans l’entreprise Grillot, où l’économie sera de 34 tonnes équivalent pétrole et de 32 tonnes de CO2. Autre prestation proposée par l’Ariatt et réalisée par le bureau d’études TMI Europe, partenaire de l’opération : le diagnostic énergétique, d’un coût compris entre 5 000 et 15 000 euros (lui aussi subventionné à 70 %). Le travail est alors plus poussé : il dresse des préconisations plus affinées et réalise des simulations d’investissement. À ce jour, onze entreprises agroalimentaires sont engagées dans la démarche. Deux prédiagnostics et trois diagnostics ont été réalisés. L’objectif de départ – 80 entreprises démarchées, six diagnostics et six pré-diagnostics – est en bonne voie d’être atteint d’ici la fin du programme, prévue pour l’été 2010.