VILLE DE MAYENNE | LANGUEDOC-ROUSSILLON

centre de loisirs des Chateliers

 
Une contribution en deux temps

 
     
 

L’ADEME a été aux côtés de la municipalité de Mayenne dès la genèse de l’audit. « Nous avons aidé la ville à rédiger le cahier des charges de consultation des bureaux d’études, qui comprenait plusieurs actions (conseil d’orientation énergétique, diagnostics…) et en particulier la mise en place d’un logiciel de suivi des consommations », commente Dominique Birrien, ingénieur à la direction régionale Pays-de-la-Loire de l’ADEME. « Nous avons également communiqué une liste de prestataires potentiels et aidé à retenir l’un d’entre eux, Deltawatt. Ensuite, sur la partie conseil d’orientation énergétique, nous avons contribué financièrement à hauteur de 70 % et pour le diagnostic énergétique, à hauteur de 50 %. Ainsi, sur un montant total de 57 000 euros, nous avons mis dans la corbeille 36 500 euros. »

 


Ville de Mayenne
L’énergie sous contrôle

Souci du développement durable, actions solidaires ; tels sont les mobiles qui animent les élus de la ville de Mayenne depuis plusieurs années. À travers, notamment, une politique énergétique renouvelée et volontariste.

 
chaudière à bois ducentre de loisirs des Chateliers
Le centre de loisirs des Châteliers bénéficie d’une chaudière à bois déchiqueté de 100 kW, qui a remplacé les chaudières à gaz.
   

En 2002, la ville de Mayenne s’était engagée dans l’élaboration d’un Agenda 21 qui entendait sensibiliser la population et le personnel municipal aux enjeux du développement durable, protéger l’environnement et enfin mettre en œuvre des opérations de solidarité. « Pour aller plus loin encore, nous avons jugé nécessaire en 2004 de lancer un audit global des consommations d’énergie de l’ensemble du patrimoine municipal et de l’éclairage public, raconte Jean-Pascal Henri, chargé de mission Agenda 21-développement durable à la municipalité. Nous voulions que les études apportent à la fois un conseil d’orientation énergétique sur l’ensemble des postes consommateurs d’énergie, et un diagnostic plus approfondi sur quelques bâtiments retenus en raison de problèmes particuliers ou de fortes consommations. »
Concrètement, le bureau d’études retenu a procédé à une analyse rapide des consommations énergétiques à partir des dépenses de 118 bâtiments, et à un état des lieux technique d’environ 70 d’entre eux. « À partir de ses conclusions, de nombreuses actions ont été initiées. Des travaux ont par exemple été réalisés dans la mairie, l’école Paul-Eluard et le centre des Châteliers, où un réseau de chaleur avec chaudière à bois a été installé. S’agissant de l’eau, des fuites ont été décelées et corrigées, et d’anciens compteurs devenus inutiles ont été supprimés. »

Avancer sur le chantier de l’éclairage public
Et la situation énergétique continue de s’améliorer via deux nouveaux bâtiments HQE en fonctionnement et des programmes de travaux engagés chaque année. En 2009, la ville a ainsi commandité l’isolation du plancher des classes de l’école primaire Pierre-et-Marie-Curie (550 m2 isolés en laine de coton recyclé). En juillet, elle a fait réaliser une étude comparative pour revoir le chauffage de la Visitation (l’ancien couvent qui accueille à présent les associations) en examinant la possibilité de mettre en place une chaufferie bois (bois déchiqueté de la filière locale) ou une chaufferie gaz à condensation (il s’agira d’un projet 2010). Déjà, sur ce bâtiment, la toiture a été isolée ainsi qu’une partie des menuiseries extérieures. « En 2010, la sobriété énergétique restera à l’ordre du jour, avec notamment la construction d’une crèche BBC. Il nous faudra aussi avancer sur le chantier de l’éclairage public, dont la facture s’élève chaque année à près de 160 000 euros, ce qui est très important. Pour l’heure, nous avons juste fait des tests de lampadaires à LED. À terme, 25 à 30 % d’économies d’énergie sont attendus dans ce domaine. Enfin, des projets sont en gestation pour la rénovation de la chaufferie du stade et sur une nouvelle piscine. »
Au total, le potentiel d’économie d’énergie du plan d’actions est de 23 % de la consommation initiale de la ville.