sanatorium Wlokniarz
L’initiative SBCI vise à promouvoir des constructions à haute qualité environnementale, telles que l’écoquartier Vauban, à Fribourg-en-Brisgau, en Allemagne.
 

Construction durable
Les bonnes résolutions
des Nations unies

L’ADEME est membre fondateur de l’initiative Bâtiments et Construction durables (SBCI – Sustainable Building and Construction Initiative)
du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE). Rassemblant partenaires publics et privés, elle vise à promouvoir une construction et des bâtiments à haute qualité environnementale ayant le plus faible impact climatique sur leur durée de vie
.

Lancée en 2006, SBCI est une plateforme internationale rassemblant entités publiques, centres de recherches, acteurs privés, réseaux intergouvernementaux et internationaux ainsi que d’autres initiatives onusiennes. « Tous ces acteurs partagent un objectif commun, mais ont des intérêts, demandes, moyens et outils d’évaluations différents, d’où l’importance de travailler collégialement au regard des défis à relever dans le secteur de la construction et du bâtiment », explique Stéphane Pouffary, chef de la cellule Expertise internationale pour la maîtrise de l’énergie de l’ADEME et président du groupe de travail Changement climatique de SBCI.

De multiples défis à relever
Dans un contexte de contrainte énergétique et d’urgence climatique, les activités liées à la construction et au bâtiment occupent une place particulière avec plus du tiers de l’énergie consommée dans le monde et plus de 40 % des émissions totales de gaz à effet de serre. Cependant, le dernier rapport du groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat – GIEC – précise que ce secteur possède le plus fort potentiel de réduction de ses émissions en utilisant des techniques et procédés disponibles et selon une approche coût-bénéfice très positive. Et pourtant, force est de constater la faible représentativité de ce secteur dans les mécanismes internationaux issus du Protocole de Kyoto : « Sur les 4 500 projets de mécanisme de développement propre en cours d’instruction, seuls 12 concernent la maîtrise de la demande en énergie dans le bâtiment. Ces chiffres plaident en faveur d’une approche différente et cela d’autant plus si l’on prend en compte les questions sociales et économiques », analyse Stéphane Pouffary.

Quatre axes de travail
La contribution de SBCI s’organise autour de quatre axes de travail : offrir aux acteurs concernés une plateforme internationale fédératrice, renforcer la prise en compte du bâtiment dans les mécanismes associés au Protocole de Kyoto, accompagner la mise en place de politiques adaptées à chaque pays et, enfin, organiser un système d’évaluation global selon une approche basée sur l’analyse du cycle de vie. « Pour l’ADEME, il s’agit de partager son expérience mais aussi de s’inspirer des meilleures pratiques. Les derniers documents publiés en avril apportent des recommandations concrètes pour ce secteur. Il y a urgence à agir car, chaque année, des milliards de mètres carrés se construisent et cela sans compter l’incroyable volume de bâtiments existants et qui devra faire l’objet d’une rénovation adaptée. Le sommet de Copenhague ne doit être qu’un commencement et il s’agit de transformer le plus rapidement possible la contrainte en opportunité ! », conclut Stéphane Pouffary.