CLVD - Cellier du Languedoc Vins Distribution
Le vin bio est sur la bonne voie
Au terme d’un Bilan Carbone® , le négociant en vins bio CLVD
a choisi le ferroutage pour réduire l’impact de son activité
sur l’environnement. Une première dans ce secteur professionnel,
qui évite en outre au fret un goût de bouchon.
Négociant en vins biologiques basé à Narbonne, les Celliers du Languedoc vins distribution (CLVD) sont engagés dans une démarche environnementale depuis leur création en 1993. En 2007, ils ont souhaité réaliser un Bilan Carbone® complet afin de tester l’impact de leurs activités sur l’environnement. Une première dans le domaine du vin en France !
« Nous étions en concurrence avec les producteurs de vins du nouveau monde,
néo-zélandais en particulier, particulièrement pro-actifs sur ce plan », explique Gilles Louvet, PDG de CLVD.
Il a donc fait appel à l’ADEME pour l’aider à mettre en place toute la démarche de mesure du Bilan Carbone®. « Notre première mission a été d’expliquer à CLVD la méthodologie utilisée par l’ADEME, assez différente de celle pratiquée dans d’autres pays, explique Samuel Puygrenier, chargé de mission entreprises à la direction régionale Languedoc-Roussillon de l’ADEME. Un exemple : en France, le Bilan Carbone® ne comptabilise pas les bois de type ceps de vigne, car nous considérons qu’ils n’ont pas une durée de stockage suffisante au regard des changements climatiques. »
La seconde mission de l’Agence a été d’identifier et de séquencer précisément les différents postes qui devaient être évalués en matière de bilan Carbone®,
de la culture du raisin (engrais, fuel des tracteurs, déplacement des salariés pour les vendanges) à la livraison (transport) en passant par la fabrication et la conservation du vin (énergie de la cave, conditionnement en bouteilles).
Des solutions concrètes
Une fois la méthodologie définie, l’étude a pu être engagée. Évaluée à 6 000 euros, elle a été co-financée à hauteur de 70 % par l’ADEME et le conseil régional
Languedoc-Roussillon. Menée sur une durée d’un an environ par un prestataire agréé, elle a permis de collecter des données précises et de mettre en lumière des voies d’amélioration possibles.
« Les deux gros postes d’émissions identifiés étaient le conditionnement en bouteilles – difficile à réduire, compte tenu des demandes des consommateurs qui veulent acheter leur vin… en bouteilles ! – et le fret, qui pesait 20 % du bilan Carbone® global.
C’est cette piste que nous avons explorée », explique Gilles Louvet. La solution ? Combiner la route et le rail. CLVD a eu l’idée de se rapprocher d’entreprises distributrices de boissons utilisant des trains qui, après avoir livré, remontaient à vide vers le nord. Il suffisait de les remplir ! Les essais ont été concluants. « Sur le trajet d’Avignon (où est basée notre plateforme) à Paris, le ferroutage permet d’économiser 92 % de CO², se félicite Gilles Louvet, qui va généraliser le système. L’étude a été très utile car elle a débouché sur des solutions à la fois concrètes et innovantes, en phase avec nos objectifs et notre image. »
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