
Une résille en métal déployé de couleur rouge joue un rôle de « bouclier thermique » sans pour autant nuire aux apports de lumière.
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Elithis
Une tour bien protégée
À Dijon, le cabinet Elithis a conçu, avec le concours de l’ADEME,
une tour circulaire à basse consommation d’énergie.
L’objectif : parvenir à un bâtiment à énergie positive
grâce aux comportements éco-citoyens de ses occupants.
L’emplacement de la tour n’a pas été choisi au hasard. « Position du terrain, ensoleillement, masques constitués par les immeubles voisins, circulation des vents dominants… Nous avons tout étudié dans le détail pour mettre la nature à profit », précise Thierry Bièvre, directeur général d’Elithis, bureau d’ingénierie spécialisé dans l’efficacité énergétique. L’entreprise, qui voulait de nouveaux locaux de 2 000 m² exemplaires en matière de développement durable, a finalement construit un bâtiment de 5 000 m² ouvert à d’autres occupants.
Première particularité : la forme ovoïde et la compacité de la tour. « Celle-ci permet d’économiser 21 % sur la surface des façades par rapport à un bâtiment de forme conventionnelle, et limite d’autant les impacts climatiques. Ainsi, la surface vitrée a pu être largement dimensionnée sans compromettre la performance au plan thermique », explique Lionel Combet, ingénieur à la direction régionale Bourgogne de l’ADEME. Les trois quarts des façades sont en effet couverts de vitrage, afin de faire entrer
de la lumière et de limiter le recours à l’éclairage artificiel.
Autre innovation : le « bouclier solaire », sous forme d’une résille en métal déployé de couleur rouge, apposée sur les parties du bâtiment les plus exposées au soleil. Cette « protection solaire » évite la surchauffe en été tout en conservant une bonne transparence. À l’intérieur, les luminaires, qu’il s’agisse des plafonniers ou des éclairages individuels, se déclenchent en fonction de la présence de personnes dans la pièce et de l’intensité de la lumière naturelle.
La consommation d’une maison de 250 m²…
Pour ce qui est du chauffage, c’est une chaudière à bois d’une puissance de 100 kW qui s’en charge. À peine 8 m³ de granulés de bois seront utilisés chaque année – soit l’équivalent de la consommation d’une maison de 250 m² ! Enfin, 560 m² de panneaux photovoltaïques sont apposés sur le toit, permettant de produire 50 kWh d’énergie primaire par m² (kWhep/m²) et par an. Les besoins énergétiques de la tour étant estimés à 70 kWhep/m² par an, il reste donc 20 kWhep/m² par an à couvrir.
« Il ne s’agit pas encore d’un bâtiment à énergie positive, mais nous nous sommes lancé un défi pour atteindre cet objectif : tous les usagers sont sensibilisés à développer des éco-comportements. » Par exemple : éteindre son ordinateur le soir, faire le ménage en journée, emprunter les escaliers plutôt que les ascenseurs… Aujourd’hui, ce sont essentiellement des bureaux qui se sont installés dans la tour. Chaque nouveau propriétaire ou locataire doit signer une charte d’éco-comportement. Par la suite, un comité de pilotage va être chargé d’animer des rencontres pour sensibiliser les différents occupants du bâtiment. D’ores et déjà, à l’entrée,
un totem affiche les gains d’énergie réalisés et la production de gaz à effet de serre évitée.
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