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À NOTER |
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Deux projets soutenus par le Fonds démonstrateur
• Projet « Pil Ansu » de captage du CO2 par antisublimation (givrage/dégivrage des gaz) sur les fumées industrielles. Né d’une recherche de l’École des Mines de Paris soutenue par l’ADEME, ce procédé de piégeage du CO2 par le froid, proposé en association avec Alstom, EDF et GDF Suez, est une première mondiale. Le démonstrateur doit expérimenter sur une centrale à charbon sa faisabilité à l’échelle industrielle.
• Projet Forewheel, présenté par Michelin, Heuliez, le CEA, l’ENSMA et Orange. Il consiste à réaliser un démonstrateur de véhicule électrique en rupture complète du point de vue de l’architecture et de la motorisation. Mue par des moteurs électriques logés dans les roues (« moteur-roues »), cette voiture de 5 vraies places offrira une autonomie suffisante pour un usage urbain et périurbain.
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Moteur de recherche
Le soutien à la recherche dans les domaines de l’environnement et de l’énergie est l’une des priorités de l’ADEME. Parmi les leviers d’action, le Fonds démonstrateur de recherche accélère l’émergence des nouvelles technologies de l’énergie.
L’impact de l’homme sur les écosystèmes est en train de bouleverser les conditions de vie sur la planète. Face aux enjeux environnementaux, économiques, sociétaux, les politiques de développement durable visent un double objectif : réduire la pression sur les milieux et concevoir des modes de vie adaptés aux nouvelles conditions. « Cette mutation requiert un effort sans précédent de recherche et de développement, car les connaissances et les technologies “vertes” dont nous avons besoin sont loin d’être toutes maîtrisées », souligne François Moisan, directeur Stratégie et Recherche à l’ADEME. C’est sur ces connaissances et technologies en émergence que se focalise l’action de l’agence. Sa mission consiste à orienter, animer, voire provoquer la R & D dans ses champs de compétence – changement climatique, énergie, déchets, pollution de l’air et des sols, bruit. « Afin d’accélérer le processus d’innovation, l’ADEME joue un rôle de “passeur” entre les laboratoires de recherche et les applications industrielles », précise François Moisan.
Déjà 18 projets validés ou en cours d’instruction
Cette action comporte plusieurs volets. Le soutien à la formation par la recherche se traduit chaque annéepar le financement de postes de jeunes chercheurs dont les thèses de doctorat portent sur des sujets prioritaires. Parallèlement, l’ADEME déploie vers les entreprises, en particulier les PME, des aides au développement des écotechnologies qui s’inscrivent dans les règles communautaires d’encadrement des subventions à la recherche. Des partenariats autour des écotechnologies sont également noués à l’échelle régionale, via les Pôles de compétitivité ou des appels à propositions d’innovation mis sur pied avec les Régions.
L’engagement de l’ADEME a pris depuis un an une nouvelle dimension, avec le déploiement du Fonds démonstrateur de recherche. Un outil voulu par le Grenelle Environnement pour préparer l’avenir, en finançant l’expérimentation préindustrielle de technologies « de rupture » qui permettront d’atteindre l’objectif ambitieux du facteur 4, c’est-à-dire d’une division par 4 de nos émissions de gaz à effet de serre en 2050. Comme l’explique François Moisan, ces nouvelles technologies de l’énergie se trouvent « entre la phase de recherche en laboratoire et celle du développement, bien en amont d’une mise sur le marché qui n’interviendra pas, le plus souvent, avant 2015-2020. La réalisation d’un démonstrateur doit permettre de valider les options retenues, mais aussi de lever d’éventuels verrous technologiques ou organisationnels. »
Le Fonds est doté de 400 millions d’euros sur la période 2009-2012. Les trois appels à manifestations d’intérêt (AMI) ouverts en 2008 sur le captage/stockage du CO2, les véhicules à faibles émissions de carbone et les biocarburants de deuxième génération, ont donné lieu à 18 projets validés ou en cours d’instruction, pour un budget de R & D potentiel de plus de 800 millions d’euros. Élargissant cette dynamique, l’ADEME a lancé de nouveaux AMI sur les véhicules propres (avril) les énergies de la mer et les réseaux électriques intelligents (juillet).
D’autres suivront en fin d’année sur les bâtiments à énergie positive, sur le solaire photovoltaïque et thermodynamique, sur la mobilité durable. « Comme toujours, la mission de l’ADEME va bien au-delà du guichet financier, conclut François Moisan. Avant d’ouvrir un AMI, nous construisons avec les principaux experts du domaine une vision stratégique du déploiement de la technologie concernée. Cette feuille de route donne à l’action commune une visibilité et un sens partagés par tous les acteurs. »
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