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Des arbres pour rafraîchir l’agglomération
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Pour limiter les chaleurs estivales, la mission Arbre du Grand Lyon mesure la surface de la « canopée urbaine », c’est-à-dire la surface totale de la frondaison des arbres. Plusieurs centaines d’arbres seront plantés dans toute l’agglomération, afin de remplacer ceux qui sont malades ou en fin de vie, soit 30 à 40 % des 45 000 que compte l’agglomération. Les arbres permettent (un peu) de fixer le gaz carbonique et (beaucoup) d’atténuer les pics de chaleur grâce à l’évapotranspiration et à leur ombrage. Cette démarche s’inscrit en cohérence avec le volet « adaptation » du Plan climat. L’enjeu ? Cartographier tous les îlots de chaleur afin d’ajuster au mieux le Plan climat.
« On pourra ainsi structurer nos politiques autour de ces îlots et stopper la fuite des habitants vers l’extérieur de la ville, responsable de l’augmentation des déplacements », souligne Pierre Crépeaux. Il s’agit notamment de calculer au plus juste l’albédo de l’agglomération, c’est-à-dire le rapport entre le rayonnement solaire réfléchi et le rayonnement reçu. « L’idée, c’est d’améliorer ce ratio (entre 0 et 1), en utilisant des matériaux de construction qui réfléchissent mieux la lumière et en augmentant la surface d’espaces verts. » Dans une ville européenne, cet albédo est en général de l’ordre de 0,25, contre 0,4 pour une ville du Maghreb, par exemple. |
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Lyon
Le bon plan climat du Grand Lyon
À objectifs ambitieux, grands moyens : inventaire des consommations d’énergie et des émissions de CO2, recherche d’exemplarité industrielle, instances participatives… 57 communes sont concernées, soit 1,3 million d’habitants !
Si les émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES) suivent la tendance actuelle, Lyon sera exposé d’ici à la fin du siècle à des épisodes réguliers de canicule de l’ampleur de celle de 2003. Pour lutter contre le réchauffement climatique, la communauté urbaine du Grand Lyon (1,3 million d’habitants et 57 communes) s’est engagée en 2007 dans un Plan climat territorial. « Notre objectif est d’atteindre le “3 x 20” (réduction de 20 % des émissions de gaz carbonique, 20 % d’énergies renouvelables, 20 % d’efficacité énergétique de plus qu’en 1990) d’ici à 2020, et le facteur 4 (division par quatre des émissions de GES) d’ici à 2050, explique Pierre Crépeaux, chef du projet Plan climat du Grand Lyon. Notre plan d’action est organisé à l’échelle de la collectivité, de ses politiques publiques et des acteurs du territoire. »
Dans le détail, le Grand Lyon recherche l’exemplarité dans son rôle industriel (usines d’incinération, politique d’achat et de délégation de service public) et dans ses politiques publiques (urbanisme, habitat, structuration des moyens de déplacement mais aussi gestion de l’eau, des déchets, etc.). Il implique aussi les entreprises, les institutions, les communes et les associations.
Devenons moins énergivores !
Coup d’envoi de cette stratégie : l’inventaire de ses consommations d’énergie et de ses émissions de CO2, réalisé en 2006 avec l’appui financier de l’ADEME qui finance entre 35 et 50 % du coût des études. « L’ensemble du patrimoine du Grand Lyon a fait l’objet d’un audit énergétique global et détaillé par bâtiment. Ce diagnostic sera complété par un Bilan carbone® en cours de réalisation. D’autres actions structurantes ont aussi été mises en place par le Grand Lyon avec le soutien de l’ADEME, comme la mise en place de référentiels de construction de bâtiments durables dans l’habitat ou le tertiaire », précise Hakim Hamadou, ingénieur chargé de l’animation des actions Grand Lyon à la délégation régionale Rhône-Alpes de l’ADEME.
Autre outil, le cadastre des émissions de CO2 établi chaque année par Coparly, une association agréée de surveillance de la qualité de l’air où siègent notamment l’ADEME et le Grand Lyon.
La mise en place du Plan climat territorial reposera aussi sur la capacité d’animation des nombreux acteurs présents sur le territoire, responsables de la majeure partie des émissions de CO2, et notamment sur l’implication des citoyens. Pour imaginer des comportements individuels moins énergivores, le Grand Lyon consulte régulièrement son conseil de développement, une instance participative composée des représentants des milieux économiques, culturels et associatifs. L’Agence locale de l’énergie, fondée avec le soutien de l’ADEME et de la Région, est un partenaire essentiel du Grand Lyon et sensibilise les habitants par des animations scolaires, des ateliers techniques ou des conseils prodigués via son Espace Info-Énergie.
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