Entrée d'un restaurant Mc Donald's Mc Donalds
Autour du McDonald’s, des espaces verts agrémentés de plantes locales peu gourmandes en eau. Et sur la toiture, 36 m2 de panneaux photovoltaïques, qui vont produire plus de 5 000 kWh par an.

 
Répondre aux besoins des artisans et des PME

 
     
 

L’ADEME a apporté son savoir-faire lors de la phase de conception, en 2007. « Nous avons vu les plans, apporté nos conseils, évoqué plusieurs aspects comme la construction, la gestion des déchets, la possibilité de recourir au compost… », indique Gérard Bardou, ingénieur à la délégation régionale Midi-Pyrénées de l’ADEME. Côté méthodologie, l’Agence a insisté sur la nécessité d’associer les différents corps de métier et tous les salariés à la réflexion – une stratégie souvent couronnée de succès. Elle va aussi se charger de répandre la « bonne parole » au cours de réunions organisées dans le cadre d’un centre de ressources sur les bâtiments économes, qui va bientôt voir le jour. « Nous ferons venir des entreprises, dont le McDonald’s de Plaisance-du-Touch, pour qu’elles témoignent de leurs techniques d’éco-construction », ajoute Gérard Bardou.

 



 

McDonald’s
Éco-construction au menu de la restauration rapide

En Haute-Garonne, un McDonald’s a été conçu dans un souci de développement durable, tant dans sa construction que dans son fonctionnement et son aménagement. Un modèle à apprécier sur place, mais aussi à emporter…

Matériaux respectueux de l’environnement, pompe à chaleur géothermique, panneaux photovoltaïques, récupérateur d’eaux pluviales… Au McDonald’s de Plaisance-du-Touch, en Haute-Garonne, inauguré en novembre 2008, le menu est riche et varié ! La vocation de ce restaurant ? « Disposer d’un standard en matière d’éco-construction et de respect de l’environnement, dont les nouveaux restaurants pourront s’inspirer », répond Michel Réglat, franchisé McDonald’s. Première particularité : le choix des matériaux de construction. La charpente, la structure et les barrières de terrasse sont en bois labellisé PEFC (Programme européen de la forêt certifiée). Quant aux voiries du parking et de la piste « Drive », elles contiennent des enrobés tièdes, fabriqués à une température modérée, et du mâchefer, issu de l’incinération des ordures ménagères. Les efforts ont aussi porté sur une isolation renforcée des vitres et sur une orientation du bâtiment pensée pour profiter au mieux de la lumière et de la chaleur… À l’intérieur, une cellule de détection éteint automatiquement le pourtour lumineux dès lors que la lumière naturelle se révèle suffisante.
Quelles énergies renouvelables retenir ? Le choix a été guidé par des études comparatives menées en amont. Sur les conseils de l’ADEME, la piste de l’éolien, peu adapté à un restaurant, a été abandonnée. Pour l’eau chaude sanitaire, c’est l’option d’une pompe à chaleur géothermique, creusée à 30 m de profondeur, qui a été retenue. Quant au chauffage et à la climatisation, ils sont assurés par des pompes à chaleur aérothermiques, qui captent l’air extérieur. Enfin, 36 m2 de panneaux photovoltaïques installés sur la toiture vont produire plus de 5 000 kWh par an, qui seront réinjectés dans le réseau EDF. En complément de l’aide apportée par McDonald’s France, Michel Réglat a dû investir 130 000 euros de plus que pour une ouverture classique. Mais des retours sur investissement sont attendus : ainsi, la pompe à chaleur géothermique couvre 100 % des besoins en eau chaude, avec un gain de consommation d’énergie de 80 % par rapport à un système traditionnel !
Une évaluation des consommations du site sera menée fin 2009.

Des espaces extérieurs soignés
Pas d’aire ludique à l’extérieur, mais des espaces verts particulièrement soignés, agrémentés de plantes locales peu gourmandes en eau et arrosées grâce au récupérateur d’eau de pluie qui a été installé. Ce système va permettre de satisfaire près de 40 % des besoins du restaurant en « eaux techniques » (chasses d’eau, arrosage, nettoyage extérieur…). Dans le jardin éducatif destiné aux enfants, une spirale à insectes a aussi été créée, ainsi que des nichoirs destinés à des espèces d’oiseaux rares, comme les martinets, avec l’appui technique de la Ligue de protection des oiseaux (LPO).